Une délégation de l’APN participera à la réunion des présidents des parlements du G20

Ajouté au 23/05/2011 par SHI Lei

Une délégation de l’Assemblée populaire nationale (APN, Parlement chinois) a quitté Beijing mardi pour participer à une réunion des présidents des parlements du G20 à Séoul et effectuer une visite d’amitié aux Philippines.
La délégation, conduite par Jiang Shusheng, vice-président du Comité permanent de l’APN, est invitée par les parlements de la République de Corée et des Philippines.

La Chine et l’ASEAN vont renforcer leur coopération financière

Ajouté au 23/05/2011 par SHI Lei

L’Association interbancaire Chine-ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) a organisé sa première réunion du conseil lundi 16 mai à Beijing, en s’engageant à faire avancer les échanges entre les institutions financières et les entreprises pour améliorer la coopération entre les deux parties.

Chen Yuan, le président de la Banque de Développement de Chine (BDC), a été élu premier président du conseil de l’association interbancaire. Celle-ci a été fondée le 29 octobre 2010.

La Chine fait son show au festival de Cannes

Ajouté au 23/05/2011 par SHI Lei

Hier, à Cannes, la soirée était placée sous le signe de la Chine. L’occasion de faire le point sur la présence du pays au festival.

 
La robe de Fan Bingbing a fait sensation
En ce 64e festival de Cannes, aucun film chinois n’est présent dans la sélection officielle. Mais même reléguée, de fait, au second plan, la Chine ne pouvait pas ne pas être présente sur la croisette!

Tout d’abord, plusieurs films chinois y ont tout de même été présentés.

Le film « Sauna on Moon (Chang’e) » de Zou Peng est présenté en première mondiale dans la sélection de la semaine de la critique. Le film serait une peinture « impressionniste, sensuelle et étonnamment légère » d’un bordel à Macao.

Hors compétition, dans le programme des séances de minuit, le film Swordsmen (Wu Xia, en chinois), du réalisateur hongkongais Peter Chan Ho-Sun. L’histoire d’un détective déterminé à arrêter un meurtrier repenti qui s’est retiré dans un village perdu avec son épouse. Ci-dessous, une partie de l’équipe du film sur la croisette.

L’équipe du film Swordsmen
On reconnaît, tout à gauche, les actrices Li Xiaoran et Hui Yinghong. Au milieu, dans une robe noire, la belle Tang Wei, connue pour son rôle dans le sulfureux “Lust, Caution”, de Ang Lee, qui lui valut quelques problèmes en Chine continentale.

A sa droite, l’acteur Takeshi Kaneshiro et le réalisateur du film. Enfin, l’acteur Donnie Yen, très populaire, notamment pour avoir interprété Ip Man, le maître d’arts martiaux de Bruce Lee, dans le film éponyme.

Enfin, l’actrice Li Bingbing (photo ci-dessous), connue en France grâce au film Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme, est à Cannes pour son rôle dans le film Snow Flower and the Secret Fan, du réalisateur américain d’origine chinoise Wayne Wang.

Li Bingbing
La robe de Fan Bingbing fait sensation

A noter que le jury du festival inclut cette année deux hongkongais, la productrice Nansun Shi et le réalisateur et producteur Johnny To.

Mais le festival de Cannes est aussi une occasion pour les stars de se montrer, tout simplement.

L’actrice Fan Bingbing a ainsi fait sensation sur la croisette, en montant les marches vêtue d’une robe rouge ornée de grues blanches (voir photo en tête d’article) qui, selon son styliste, Bu Kewen, “en raison de la complexité des éléments et de la finesse de la broderie, (…) a nécessité le travail de 70 ouvriers durant 4 mois”.

D’autres stars bien connues du festival ont également fait leur apparition : Zhang Ziyi, Gong Li et Shu Qi.

Zhang Ziyi, Gong Li et Shu Qi
 

La Chine était donc bel et bien présente au 64e festival de Cannes, et pour le prouver, elle s’est carrément offerte une soirée spéciale. Les festivaliers ont ainsi pu assister hier à une représentation de kunxu (une sorte d’opéra chinois), et à un ballet acrobatique.

Enfin, du littoral cannois, orné pour l’occasion de lanternes rouges, les festivaliers ont pu admirer des feux d’artifices, spécialité s’il en est de l’empire du milieu.

Lettre d’intention entre la France et le Hubei sur le thème du Développement Urbain Durable

Ajouté au 23/05/2011 par SHI Lei

Lettre d’intention relative à la coopération dans le domaine du développement urbain durable entre le Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat de la République française et le Gouvernement populaire de la province du Hubei de la République populaire de Chine.
 Le Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat de la République française (ci-après dénommé « le partenaire français ») et le Gouvernement populaire de la province du Hubei de la République populaire de Chine (ci-après dénommé « le partenaire chinois »), avec l’accord du Ministère du Logement et du Développement Urbain et Rural,

Considérant que les domaines de l’environnement et du développement durable sont un volet important des relations de coopération entre la France et la Chine ;

Considérant les relations d’amitié et de coopération liant la France et la province du Hubei, en particulier dans les domaines de l’environnement et du développement territorial durable ;

Désireux de renforcer et de développer davantage leur coopération et leurs échanges dans ces domaines sur une base d’égalité, d’avantages réciproques et de respect mutuel ;

Se référant à la Déclaration conjointe de la République française et de la République populaire de Chine sur la lutte contre les changements climatiques, adoptée à Pékin le 26 novembre 2007 à l’occasion de la visite d’État du Président de la République Française,

Se référant à l’accord dans le domaine du développement urbain durable entre le ministère de la Construction de la République Populaire de Chine et le ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durable du Gouvernement de la République Française signé le 26 novembre 2007,

Sont convenus des dispositions suivantes :

Article 1 :
Les partenaires choisissent de faire de la conurbation du Grand Wuhan, dans la province du Hubei, un site témoin de la coopération franco-chinoise dans le domaine du développement durable et de l’environnement. Conformément aux conclusions du premier comité de pilotage conjoint de l’accord sur le développement urbain durable tenu le 1er février 2010, les partenaires souhaitent concevoir ensemble une stratégie de développement territorial durable. Ils s’attachent à renforcer leur coopération dans ces domaines sur la base de l’égalité et de la réciprocité.

Article 2 :
Dans le cadre de leur stratégie de lutte contre le changement climatique et d’un développement territorial harmonieux, les partenaires s’appliquent à renforcer leur coopération dans le domaine du développement durable et en particulier dans les secteurs suivants :

•la planification et la gestion de l’espace urbain,
•la planification et la gestion des systèmes de mobilité dans l’espace urbain,
•la protection du patrimoine naturel et bâti,
•l’efficacité énergétique des bâtiments,
•La gestion et le traitement de l’eau, de l’assainissement, la valorisation des boues,
•la gestion et le traitement des déchets et leur valorisation,
•les énergies propres et renouvelables dans l’espace urbain (production et utilisation),
•autres secteurs d’intérêt commun dont les méthodologies de planification et d’aménagement territorial à faible intensité carbone.
Article 3 :
Cette coopération pourra prendre les formes suivantes :

•Échanges de haut niveau et échanges techniques, y compris dans le cadre des accords de coopération décentralisés conclus avec des collectivités territoriales françaises,
•Formations universitaires initiales et continues, stages et séjours d’études,
•Organisation de séminaires et d’ateliers sur des thèmes d’intérêt commun, notamment sur la planification et la gestion territoriales et sur la définition de modèles de développement à faible intensité carbone,
•Collaborations entre instituts de recherche, notamment dans le domaine des énergies propres et renouvelables, de l’efficacité énergétique et du contrôle de la pollution dont celle de l’air, des sols et des eaux,
•Collaborations entre collectivités territoriales et entreprises spécialisées dans les secteurs de l’environnement et du développement territorial durable,
•Autres formes de coopération décidées par les Parties d’un commun accord après négociation.
Article 4 :
La mise en œuvre des projets de coopération définis conjointement sera soumise à la disponibilité, pour les deux parties, des ressources techniques, humaines et financières nécessaires. Sauf arrangement particulier conclu par voie de négociation, chaque partie assurera le financement des engagements qu’elle aura contractés au titre de chaque projet.

Article 5 :
La coopération entre les partenaires pourra être modifiée ou renouvelée au terme d’un délai de cinq ans.

Fait à Shanghai, le 30 avril 2010, en quatre exemplaires originaux, deux en langue française et deux en langue chinoise.

Le Ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat de la République française.

Le Gouverneur de la province du Hubei de la République populaire de Chine.

GALA CCIFC 2011 – Réservez vos places !

Ajouté au 23/05/2011 par SHI Lei

Venez partager ce moment unique d’excellence à la française avec les communautés d’affaires française et chinoise.
Alain Chamfort a traversé les époques. C’est dans les années 70, grâce à Claude François qu’il rencontrera ses premiers succès. Par la suite, il croise le chemin de Serge Gainsbourg. Lequel lui écrira, entre autre, Manureva, 1 millions d’exemplaires vendus. Pierre-Dominique Burgaud croise la route d’Alain Chamfort en 2004 lors du clip Les beaux yeux de Laure, qui se verra récompensé d’une Victoire de la musique du meilleur clip. Leur collaboration se poursuit en 2010 pour l’écriture d’Une vie Saint Laurent. D’autre part, Vanessa Paradis, Véronique Sanson et bien d’autres ont eu le plaisir d’accueillir Alain Chamfort en tant que compositeur, choriste ou pianiste sur leurs albums.

 

Au Menu des Festivités
  

Cocktail Champagne
sur la terrasse du Shangri-La

Dîner fin
Elaboré par Fabrice Giraud, Chef du Jade on 36

Show Technologique
Qui vous conduira des Champs-Elysées au Bund
by Groupe Open

Interprétation par Alain Chamfort de ses plus grands succès

Duo d’exception : Alain Chamfort et Jin Xing
Lili Shanghai

Jeu du hasard et ses cadeaux

Nuit dansante
  

 
 

Réservez vos places et tables dès maintenant !
 

TARIFS
Membre CCIFC
 Non Membre CCIFC
 
1 table (10 invités) : 11 000 rmb
 1 table (10 invités) : 15 000 rmb
 
1 place : 1 200 rmb
 1 place : 1 600 rmb
 

 

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Partenaires du Gala 2011 de la CCIFC Shanghai
 
   
   

 
       
       
     

 
         
     

 

Pour plus de détails sur nos offres ou pour réserver vos places, contactez notre département événementiel de Shanghai :
Jessica QIAO : +86 (21) 6132 7107 – qiao.jessica@ccifc.org
Séverine CLEMENT : +86 (21) 6132 7114 – clement.severine@ccifc.org
Fax : (21) 6132 7101

 

 
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Pudong Shangri-La
33 Fu Cheng Road, Pudong
Shanghai 200120
China
T: (86 21) 6882 8888

Cérémonie de Pose de la première Pierre de la 3ème usine de DPCA

Ajouté au 23/05/2011 par SHI Lei

Allocution du Consul général de France à Wuhan

(Wuhan, le 18/05/2011)

 Monsieur le Vice gouverneur,
Monsieur le Maire,
Messieurs les Directeurs généraux,
Mesdames, Messieurs,

La ville de Wuhan est aujourd’hui en pleine transformation. Elle connait depuis plusieurs années une exceptionnelle vitalité économique et s’apprête à devenir un des grands pôles économiques de la Chine de demain. Je voudrais à cette occasion saluer toute la volonté et le dynamisme de ses dirigeants et de ses habitants qui leur ont permis une telle réussite et les assurer du plein soutien de la France dans leur ambition.

 La France a su très tôt déceler ce potentiel et croire en l’avenir de cette ville avec laquelle elle entretient des liens étroits d’amitié et de coopération. A l’origine de cette relation privilégiée se trouve une présence économique forte remontant à près de 20 ans dans laquelle le secteur automobile a joué un rôle largement précurseur. A l’industrie automobile et aux équipementiers qui s’y rattachent, se sont ajoutés par la suite de nouveaux domaines dans lesquels la présence économique française s’est développée, puis renforcée. Qu’il me soit permis de citer à cet égard le secteur énergétique, la grande distribution, la banque, l’ingénierie ferroviaire, et de plus en plus d’entreprises de pointe maitrisant de hautes technologies. Avec 80 entreprises, les investissements français à Wuhan y représentent aujourd’hui entre le quart et le tiers des investissements français en Chine, et les deux tiers des investissements européens à Wuhan.

S’y ajoutent depuis l’an dernier, deux nouveaux secteurs prometteurs, le secteur des transports, porté par l’expansion des réseaux ferré, routier, fluvial et aérien dont Wuhan devient un des grands centres au cœur de l’espace économique chinois, et celui du développement urbain durable, porté par l’immense projet de Grand Wuhan.

C’est dans ce contexte prometteur que s’inscrit le lancement du projet de 3ème usine du groupe DPCA. Il intervient à un moment exceptionnellement favorable pour le marché automobile en Chine, aujourd’hui premier de la planète et porté par une croissance prévisible de 10 % par an dans les années à venir et s’inscrit dans un contexte particulièrement faste des ventes du groupe en Chine depuis l’an dernier : près de 376 000 véhicules ont ainsi été vendus sur le marché chinois en 2010, soit un bond de près de 38 % par rapport à 2009. Ce projet témoigne des liens de confiance et d’amitié qui unissent PSA Peugeot Citroën à Dongfeng Motor et à la ville de Wuhan dans le cadre d’un partenariat scellé dès 1992.

 Moins de 18 mois après l’inauguration de la deuxième usine du groupe à Wuhan, cette troisième unité va permettre de répondre à une demande sans cesse croissante, et renforcer les liens de partenariat au sein du groupe DPCA. Un partenariat qui permettra notamment de développer de nouveaux modèles de véhicules et de proposer une nouvelle gamme de moteurs réduisant de 50 % les émissions de dioxyde de carbone des véhicules du groupe. Je profite de cette occasion pour saluer l’engagement de DPCA dans une stratégie qui s’inscrit pleinement dans les objectifs de protection de l’environnement et de développement durable définis par la ville de Wuhan et rappeler que DPCA est la première entreprise automobile chinoise à publier un rapport annuel sur le développement urbain durable.

 Je voudrais, pour finir, remercier les autorités de la Province du Hubei et de la ville de Wuhan pour l’assistance qu’elles ont toujours su apporter à la communauté française et le soutien fidèle et attentionné dont elles ont toujours fait preuve vis-à-vis de nos entreprises, dont PSA Peugeot Citroën, premier investisseur français à Wuhan.

 Je souhaite à ce projet de troisième usine du groupe DPCA tout le succès qu’il mérite et vous remercie de votre attention.

Inauguration d’une nouvelle cimenterie Lafarge

Ajouté au 23/05/2011 par SHI Lei

Lafarge, leader mondial des matériaux de construction (ciment, béton, plâtre) a inauguré, le 7 avril 2011,en présence de Bruno Lafont, Président Directeur Général du groupe, et du Consul général de France, une nouvelle cimenterie dans la ville de Zunyi située à 90 minutes en voiture de Guiyang, capitale de la province du Guizhou.
Lafarge, qui est l’investisseur français le plus important dans le centre-ouest de la Chine avec une vingtaine de cimenteries et usines de plâtre, a investi environ 1,28 Md CNY dans le projet de Zunyi qu’il détient à 100%. Fort d’une équipede 238 employés, cette usine a la capacité de produire 2,4 millions de tonnes de ciment par an.

 Carrefour et Snecma sont également implantés dans la province du Guizhou qui jouit de deux « marqueurs » politiques importants : le chef de l’Etat actuel, M. HU Jintao, en a été le Premier secrétaire du PCC entre 1985 et 1989. Par ailleurs, Zunyi est célèbre dans l’historiographie du PCCcar c’est de là que Mao, après une réunion tumultueuse, prit son véritable essor politique national en 1935.

La présence économique française en Chine : un article intéressant et de bons conseils dans la Lettre de Shanghai.

Ajouté au 16/05/2011 par SHI Lei

Mission économique, Service économique, UBIFRANCE… Autant de dénominations méconnues du grand public mais recouvrant des activités indispensables au service de la présence française à Shanghai, que leurs représentants ont accepté d’expliquer aux lecteurs de la Lettre de Shanghai : Mme Isabelle FERNANDEZ, directrice de la Mission économique-Ubifrance, et M. François BLANC, Conseiller économique, Chef du Service économique dans notre circonscription.

Lettre de Shanghai : Le marché chinois ressemble-t-il à l’eldorado des productions à bas coût dont on entend souvent parler en France ?
François Blanc : Non, la Chine n’est pas un eldorado. Ce marché, s’il est très porteur, reste difficile à l’installation et au développement. Par ailleurs, la Chine constitue de moins en moins une zone de production à bas prix, du fait de la hausse des coûts (foncier, main d’œuvre, fiscalité et charges sociales) qui accompagne l’émergence de ce pays. A un entrepreneur qui arriverait à Shanghai avec cette idée en tête, sans projet solide, ni préparation suffisante, ni accompagnement (notamment par les services d’Ubifrance, de la Chambre de commerce (CCIFC), de consultants ou d’avocats), je répondrais : « Réveillez-vous ! »
L’installation des entreprises françaises en Chine procède de plusieurs causes, la recherche d’un surcroît de compétitivité ou la prolongation d’échanges commerciaux. Quoi qu’il en soit, l’objectif premier des entreprises s’implantant en Chine est et doit être de servir le marché intérieur chinois. La Chine peut toutefois aussi permettre l’élaboration d’une offre pour les marchés émergents, voire constituer une plateforme de sourcing. Les activités de recherche & développement s’y développent depuis quelques années.

Isabelle Fernandez : Le marché chinois, s’il a été longtemps considéré comme un marché export, est un marché d’implantation. On ne vient plus en Chine pour réexporter vers les pays développés mais dans une stratégie d’internationalisation, en vue de bénéficier des opportunités des marchés chinois liées à l’augmentation du niveau de vie et de l’ampleur des investissements et de la consommation. La Chine est encore réputée comme un marché de grands contrats, taillé pour les multinationales. Ce n’est plus le cas : parmi les 1.000 entreprises françaises ayant investi sur le marché chinois, et les quelque 10.000 exportateurs recensés par les douanes, la majorité sont des petites et moyennes entreprises.
L’enjeu pour Ubifrance Chine est donc celui d’un volontarisme raisonné : inciter les entreprises françaises qui en ont le profil à se tourner résolument vers cette destination majeure pour leur développement économique, mais en les prévenant des exigences de cette destination lointaine et ardue. Le marché chinois est en effet très concurrentiel, non seulement parce que toute la concurrence mondiale y est positionnée mais aussi parce qu’émergent des entreprises chinoises très compétitives, desquelles il importe de se différencier par la qualité des produits (marché de niche) et du management.
LDS : Il ne paraît pas évident pour les entreprises françaises d’aborder ce marché que vous dites intéressant autant qu’exigeant. Quelles recommandations générales feriez-vous à celles qui souhaitent développer une activité dans ce pays ?
IF : En premier lieu, la Chine est un marché pour des entreprises déjà expérimentées à l’international. Par conséquent, il nous semble délicat pour un primo-exportateur de se tourner d’emblée vers la Chine. Les entreprises qui présentent le plus fort potentiel sont celles dont le chiffre d’affaires à l’export est régulier et significatif. En Chine, les villes phares comme Shanghai mais aussi Pékin, Shenzhen, ou Canton, sont en première analyse plus rassurantes, compte tenu de la densité des entreprises internationales, donc de l’habitude prise par les administrations à apporter un service prévisible et de qualité aux exportateurs/investisseurs. Certaines PME, en nombre limité, ont cependant choisi d’emblée d’autres villes de Chine avec succès, soit à cause de leur dominante sectorielle (jeux vidéo à Chengdu par exemple), soit à cause d’un cadre de vie favorable (Dalian, Xiamen) et d’une pression concurrentielle moindre. C’est dans ce cadre que nous avons monté, depuis 2010 en collaboration avec la CCIFC, le programme « Chine, Villes d’avenir » qui vise à diversifier les points d’entrée sur le marché chinois pour les entreprises françaises (au programme en 2011 : Qingdao, Changsha, Xian, Kunming).
En second lieu, l’expérience internationale se mesure aussi en fonction de la taille de l’entreprise et de sa santé financière. Un développement en Chine passe par une phase d’investissement, même sans ouverture de structure, de plusieurs milliers d’euros, en cash. Il est donc clair que les entreprises de taille intermédiaire, les fameuses ETI sont les mieux placées pour réussir. Elles peuvent s’appuyer sur les services de la COFACE et d’OSEO pour le financement de leurs exportations et l’obtention de garanties pour la sécurisation de leurs investissements, notamment pour les entreprises innovantes.
En troisième lieu, l’engagement fort du patron et de l’ensemble de l’entreprise est requis pour que la stratégie d’expansion en Chine soit payante. Les PME françaises qui réussissent en Chine le disent : l’implantation en Chine est l’occasion pour l’entreprise de se confronter à ses propres limites pour devenir plus compétitive sur un marché très concurrentiel. Il convient donc d’éprouver la motivation du patron lui-même et sa capacité à entraîner l’ensemble de ses collaborateurs dans sa démarche. La Chine n’est pas un marché pour l’opportunisme et les “coups” : il convient par des déplacements fréquents d’asseoir sa notoriété et de garantir la confiance de l’écosystème chinois. La réactivité est aussi une qualité requise pour répondre à la demande chinoise : il faut donc veiller à ce que les capacités de production restent en adéquation avec les attentes du marché chinois, qui peut devenir très vite très absorbant.
Enfin, le positionnement sur une niche, la qualité du produit, l’innovation constituent des garanties claires de succès. Les entreprises qui sont leaders ou outsider sur le marché mondial, dans une niche donnée, très différenciée, ont clairement les meilleures chances de réussite. Les attentes en termes de qualité, d’adaptation du produit aux spécificités locales, et en termes d’apports de savoir-faire et de technologies sont élevées. La différenciation et le positionnement de gamme sont donc des caractéristiques critiques des PME qui réussissent en Chine : il convient d’apporter une différence et de la cultiver.
FB : Pour un entrepreneur, l’installation en Chine est fréquemment couronnée de succès, mais ils sont ardus à obtenir. Les PME – la majorité des installations actuelles – doivent donc s’attendre à faire face à des difficultés d’installation : de nombreux marchés ne sont pas encore arrivés à maturité, alors que la concurrence s’accroît de la part des entreprises chinoises. Par ailleurs, le développement de la Chine ne va pas toujours de pair avec une ouverture accrue de ce pays et les entreprises étrangères souffrent du resserrement des conditions d’investissement. Les solutions à mettre en place pour accroître ses chances de succès en Chine consistent à sortir de l’isolement dans lequel se retrouve enfermé l’entrepreneur :
•d’un point de vue financier, mobiliser des crédits suffisants (il ne faut pas sous-estimer le coût d’une implantation, ni la nécessité de prévoir des fonds suffisants pour « tenir » jusqu’à la rentrée de recettes, en général plus tardive que prévue) ;•mobiliser également l’expertise de manière coordonnée, en encourageant les échanges d’expérience entre entrepreneurs et en développant leur accompagnement par les grands groupes, dans le cadre des activités organisées par les services d’appui dont c’est la mission ;•enfin, s’installer préférentiellement dans des centres d’entreprise, soit pour l’accueil de structures administratives, soit pour le montage de sites de production. Il y en a à Shanghai ou dans ses environs, il faut les utiliser.A défaut, l’entrepreneur risque de se voir absorbé par la gestion de ses relations avec les diverses autorités, ou avec son bailleur, plutôt que de se concentrer sur la raison pour laquelle il vient en Chine : faire des affaires !
LDS : Existe-t-il des structures chinoises destinées à encourager les investissements français en Chine ? Ou nos entreprises peuvent-elles s’appuyer sur les services de l’Etat, et quel est votre rôle respectif dans ce but ?
FB : L’activité des structures chinoises est essentiellement tournée vers l’appui aux intérêts chinois et au contrôle de la conformité de la présence française (et étrangère, en règle générale) à la loi chinoise. Certains secteurs bénéficient d’incitations, dans le cadre du catalogue des investissements étrangers, en cours de révision. Par ailleurs, des aides spécifiques, d’un montant conséquent, sont accessibles au bénéfice des ressortissants chinois expatriés et revenant travailler dans leur pays.
Il existe en revanche nombre de services français d’appui à l’installation, comme Ubifrance, que dirige Isabelle Fernandez. Je citerais en particulier la Chambre de commerce et d’industrie française en Chine (CCIFC), structure associative de doit privé, qui a un rôle complémentaire. Ses trois antennes de Shanghai, Pékin et Canton ont pour mission de fournir des services d’information, de recrutement et de domiciliation à ses quelque 1.200 membres et d’améliorer leur connaissance du marché. Des collectivités locales françaises appuient également l’implantation des entreprises issues de leur circonscription : l’agence de développement de la région Rhône-Alpes (ERAI) est très active à Shanghai, du fait du jumelage de cette région avec cette ville-province, et propose des services d’accompagnement.
Enfin, outre les services officiels, un grand nombre de sociétés de services se sont installées en Chine pour y accompagner les implantations. Les entreprises préparant leur installation dans ce pays y disposent donc dans tous les domaines (questions juridiques, comptabilité, consultant, ressources humaines) d’une expertise française. J’insiste sur le fait qu’il me semble indispensable d’utiliser cette expertise de qualité pour accompagner son installation. On ne vient pas dans ce pays seul ; on voit trop d’exemples d’échecs sur ce marché qui auraient pu être évités avec une meilleure préparation. Inversement, la Chine réserve des possibilités de succès à qui saura s’en saisir, et donc, à qui saura s’entourer !
Le service économique de Shanghai s’occupe, sous la responsabilité du Chef des services économiques de la France en Chine basé à Pékin, des relations économiques bilatérales pour la circonscription de Shanghai, qui représente près de 25 % du PIB chinois. Son rôle est multiple : il gère, sous l’autorité du Consul général à Shanghai, les aspects économiques des relations avec les autorités locales, en promouvant les intérêts des entreprises françaises dans leur développement en Chine : installation, autorisations, réponse à des appels d’offre, etc.
Le Service économique contribue également à l’organisation des visites officielles pour les aspects économiques : ministres français, députés, membres de l’administration, représentants des collectivités locales, etc. Ces visites ont été particulièrement nombreuses durant l’Exposition universelle mais restent encore très denses, du fait de la richesse de la relation franco-chinoise en Chine de l’Est et des enjeux pour la France de cette région.
Enfin, le service économique suit la conjoncture économique et les grandes évolutions de l’économie chinoise, pour la Chine de l’Est comme, en coordination avec nos autres postes, pour l’ensemble du pays. Parmi ses thèmes de travail : le respect d’une concurrence loyale, la protection de la propriété intellectuelle, la politique industrielle chinoise et le rattrapage technologique et, bien sûr, l’implantation française en Chine. C’est cet aspect que je développerai particulièrement ici.
IF : Ubifrance est le service commercial de l’Ambassade de France en Chine : il a accompagné en 2010 plus de 1.550 entreprises françaises en Chine dont près des 2/3 sur Shanghai. L’équipe Ubifrance Chine à elle seule, qui est composée de 90 personnes réparties dans 6 bureaux (Shanghai, Pékin, Canton, Chengdu, Wuhan et Hong Kong), a accompagné 1.200 entreprises, et 350 supplémentaires via des subventions publiques (SIDEX et labellisation).
Il s’agit d’opérations sur des grands salons chinois, de colloques du savoir-faire français, d’accompagnement individuel d’entreprises françaises (qualification de contacts et missions de prospection). Nous travaillons aussi sur des études de marché, des prestations de communications pour le compte des entreprises. Nous venons de réaliser plus de 42 panoramas sectoriels retraçant les meilleurs opportunités de marché en fonction de l’offre française pour notre programmation 2012. Enfin, nous gérons la procédure de soutien de l’emploi aux jeunes à l’international, le VIE, où la Chine rassemble plus de 650 français et françaises venant faire une première expérience professionnelle (réussie car 50% sont employés à la fin du VIE).
A titre d’exemple, voici un certain nombre d’actions qui mobilisent les collaborateurs d’Ubifrance :
•Nous nous sommes fortement mobilisés pour tirer parti du succès de l’Exposition universelle : une quarantaine d’opérations collectives (dont 10 labellisées) ont mobilisé plus de 450 entreprises, faisant écho au thème de l’Exposition « une ville meilleure pour une vie meilleure » (« Better city, Better Life »). Nous avons répondu à un afflux de demandes individuelles en liaison avec l’Exposition qui a changé le regard de nombre d’entreprises françaises sur la Chine. Nos équipes ont conçu des événements spéciaux, parmi lesquelles La Fête du Pain, en présence du meilleur ouvrier de France, ou un colloque architecture organisé en liaison avec l’association d’architectes AFEX. •En matière de TIC, nous organisons une forte présence française au Salon « Lazer World of Photonics », ainsi qu’une mission découverte « Jeux Vidéo » ;•Dans les transports, un pavillon France est préparé pour le Salon « Transport Logistic China », qui organisera la venue des 10 plus grands ports français, ainsi que sur le salon « Metro China ».

Festival de nouveau cirque : une première en Chine !

Ajouté au 16/05/2011 par SHI Lei

Dans le cadre de sa sixième édition, le festival Croisements propose le premier festival de nouveau cirque en Chine autour de spectacles surprenants et de conférences.

Nouvelle discipline à la croisée des arts du cirque, des arts visuels, de la poésie et des arts numériques, le nouveau cirque sera représenté à travers trois spectacles : Ieto, de la compagnie Ieto, Cinématique, de la compagnie Adrien M, Zahrbat, du danseur Brahim Bouchelaghem, et deux conférences : Julien Rosemberg, spécialiste du nouveau cirque, donnera une série de conférences pour faire découvrir aux artistes chinois et au grand public cette discipline qui s’est fortement développée en France au cours des 30 dernières années, et une conférence dansée du danseur Brahim Bouchelaghem.

Le nouveau cirque

A la frontière des arts du cirque, de la danse, du théâtre et des nouvelles technologies, une nouvelle discipline artistique est née en France sous le nom de nouveau cirque. Le nouveau cirque est un type de spectacle de cirque dans lequel plusieurs genres artistiques sont combinés dans le cadre d’une réalisation artistique poussée. À l’inverse du cirque traditionnel où le divertissement et le spectaculaire priment, le nouveau cirque cherche davantage à faire sens et présente un propos et une vision artistique propre à chaque artiste. La volonté n’est plus de juxtaposer plusieurs numéros sans lien logique ou dramaturgique entre eux, mais au contraire de développer un spectacle complet, autour d’une histoire, dans laquelle la notion même de numéro tend à disparaître.

Le festival Croisements crée le premier festival dédié à ces formes artistiques innovantes encore inédites en Chine. Trois compagnies françaises seront à l’honneur de ce mini festival mariant des disciplines artistiques décapantes et originales. Tendresse, complicité, mouvement, relief, rire, et émotions seront réunis sur un même plateau pour le plaisir de tous. Une première en Chine !

Anniversaire de Club France en Chine du Sud

Ajouté au 16/05/2011 par SHI Lei

L’équipe Club France à Canton est heureuse de vous inviter à célébrer ensemble le deuxième anniversaire de Club France dans le Sud de la Chine !
Ce Club, lancé à l’initiative de l’Ambassadeur de France en Chine, ouvert à tous les anciens étudiants chinois diplômés de France, compte aujourd’hui bientôt 10 000 inscrits. Club France à Canton a officiellement vu le jour le 23 mai 2009.

 Grâce à vous et à votre soutien, le Club France du Sud de la Chine est le Club France qui a connu le plus grand essor dans toute la Chine en nombre d’inscrits et nous vous en remercions vivement.

Nous souhaitons maintenant vous convier le vendredi 27 mai à 19h pour fêter les 2 ans de Club France dans la ville de Canton. Une invitation électronique vous sera prochainement envoyée pour plus de détails. N’hésitez pas également à consulter régulièrement le site internet de Club France pour plus d’informations.

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