Nicolas Sarkozy en Chine

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

Le président français est arrivé cet après-midi à Pékin. Il a inauguré la nouvelle ambassade de France et a fait quelques déclarations avant de s’envoler pour une réunion du G20 à Nankin.

Après avoir dévoilé une plaque commémorative de l’événement dans les locaux de la nouvelle ambassade de France en Chine, Nicolas Sarkozy s’est adressé aux invités, représentants la communauté française. Le président de la République a tenu à rappeler l’importance des liens qui unissent la France et la Chine.

Nicolas Sarkozy s’est aussi adressé directement aux Français de Chine, pour leur rappeler que dès l’année prochaine, ils seront représentés, comme tous les Français de l’étranger, à l’Assemblée nationale.

Enfin, le président Sarkozy n’a pas manqué d’aborder le très populaire dossier du lycée français de Pékin : il a annoncé le lancement du chantier, tout en rappelant sa promesse de gratuité pour tous les élèves.

Inauguration de la nouvelle ambassade de France en Chine

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

Allocution du Président de la République, à Pékin – Mercredi 30 mars 2011

Monsieur le Ministre des Affaires étrangères,
Monsieur le Premier ministre,
Cher Jean-Pierre,
Madame,

C’est donc ma cinquième visite en Chine depuis mon accession à la Présidence de la République, quelques mois après la visite d’État particulièrement réussie du Président HU Jintao en France, et moins d’un an après ma visite pour l’ouverture de l’Exposition universelle de Shanghai. J’aurai tout à l’heure le plaisir de m’entretenir avec le Président HU Jintao des principaux dossiers qui intéressent nos deux pays. Mais auparavant, je suis très heureux d’inaugurer la nouvelle ambassade de France en Chine, même si j’ai compris, Madame, que vous n’avez pas encore pris possession des bureaux.

Quel plus beau symbole que de refonder ce qui constitue le cœur même de notre relation ? L’histoire de cette ambassade épouse celle des relations franco-chinoises, elle est le signe d’une amitié sans pareille dans le monde.

1964, la France, premier pays occidental à reconnaître la République populaire de Chine en décidant un échange d’ambassadeurs. Le général de GAULLE avait alors salué, je le cite, « la profonde gestation qui se produit dans l’énorme Chine et qui la destine à un rôle mondial de premier plan ». 1964, nous sommes aujourd’hui au XXIe siècle, chacun peut juger de ce propos visionnaire : la Chine est l’un des principaux acteurs sur la scène internationale et la Chine est devenue la deuxième économie du monde. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité que la Chine soit pleinement associée aux travaux de la présidence française du G20. Avec les autorités chinoises, nous organisons demain à Nankin un séminaire pour réfléchir à une réforme du système monétaire international.

L’amitié, encore, depuis qu’en 2009, M. Jean-Pierre RAFFARIN, grand témoin de l’amitié franco-chinoise, a posé la première pierre de cette ambassade.

Je souhaite qu’avec cette inauguration s’ouvre un nouveau chapitre des relations franco-chinoises.

La nouvelle ambassade se devait d’être un projet inédit.
C’est la première fois que la France conçoit sa propre implantation en Chine populaire. Le pari est réussi, grâce au talent de l’architecte Alain SARFATI, qui a proposé un projet ambitieux, moderne, respectueux de l’environnement. Ce magnifique bâtiment offre à la France une véritable vitrine au cœur de la nouvelle zone diplomatique de la capitale chinoise.

Cette ambassade, mes chers compatriotes, est désormais la maison des Français de Chine, c’est donc la vôtre.

Plus de 2 000 implantations témoignent de la présence des entreprises françaises en Chine.

On oppose parfois de manière caricaturale le commerce réalisé avec la Chine depuis la France et les investissements français en Chine. Dans la majorité des cas, lorsqu’une entreprise française vient s’implanter en Chine, cela ne la conduit pas à fermer des usines ni à supprimer des emplois en France. C’est bien plutôt l’opportunité de s’ouvrir à de nouveaux marchés. Votre présence, mes chers compatriotes, ici est indispensable, pour s’inscrire dans les perspectives du marché chinois et participer à la compétition économique qui s’y joue. Non seulement il est indispensable que vous soyez ici, parce que comment les entreprises françaises ne pourraient-elles pas être présentes sur le marché de la deuxième économie du monde ? Mais votre présence est indispensable parce qu’ici, vos entreprises, vos collaborateurs découvrent la réalité de l’économie mondiale, de celle de demain, pas de celle d’hier. Et être ici en Chine, c’est pour nous apprendre à comprendre le monde d’aujourd’hui.

Alors certains craignent que le succès de la Chine ne se construise contre le succès de la France. Vous qui représentez les entreprises françaises, n’hésitez donc jamais à expliquer l’impact positif que vos activités en Chine peuvent avoir sur la croissance et l’emploi en France.

J’ai évoqué l’alliance de la raison et du cœur pour qualifier la relation franco-chinoise. Les années linguistiques croisées qui vont débuter très prochainement, la multiplicité de nos projets culturels, comme par exemple la présence à Pékin à l’automne, pour la première fois, chère Muriel MAYETTE, de la Comédie française. Et comme je suis content que la Comédie française soit à Pékin ! Pour moi, c’est un projet — je le dis au ministre —, c’est un projet qui me tient très à cœur, d’abord parce que j’aime beaucoup Muriel MAYETTE, elle le sait, mais parce que la Comédie française, son rôle, c’est de rayonner dans le monde entier.

Enfin, c’est pour vous tous ici, mes chers compatriotes, vous qui avez fait le choix de venir vous installer en Chine, que cette année inaugure un renouveau.

Je sais combien le fait de s’expatrier demande de la ténacité. Mais vos familles ne doivent pas en souffrir de vos choix. Je mesure combien, à l’étranger, le lycée français international symbolise le cœur de la communauté française pour les familles, les élus, les enseignants, et les entreprises.

Cette année sera lancé le chantier du nouveau lycée français international de Pékin. J’y attache un très grand prix. Il y a 2 ans, un appel à candidature avait permis de sélectionner le projet de l’architecte français Jacques FERRIER, à qui nous devons le magnifique Pavillon français de l’Exposition universelle de Shanghai. Je sais combien ce nouveau lycée français international vous tient à cœur. Sachez — je le dis aux autorités chinoises — que pour nous, c’est une priorité, car comment imaginer que la communauté française en Chine puisse se développer si nous ne vous donnons pas les moyens d’avoir pour vos familles, pour vos enfants, un établissement digne des attentes de la communauté ?

Le rayonnement de la France, vous en êtes les acteurs. La communauté française en Chine progresse à un rythme rapide. Près de 30 000 Français sont inscrits au registre des Français établis en Chine, probablement 40 000 en incluant les non-inscrits.

Je voudrais vous dire, mes chers compatriotes, que vous n’êtes pas les seuls dans l’aventure de l’expatriation. Vous allez avoir, d’ici un peu plus d’un an, à faire un geste civique qui n’a jamais été donné aux Français de l’étranger puisque, maintenant, vous serez représentés par des députés des Français de l’étranger. J’ai pensé qu’il n’était pas normal que 2 100 000 Français qui vivent à l’étranger ne soient pas représentés. 2 100 000 Français, c’est l’équivalent de la population de Paris. C’est comme si tous les Parisiens n’étaient pas représentés à l’Assemblée nationale. Eh bien désormais, vous serez représentés par l’intermédiaire de 21 députés et je suis très heureux que vous puissiez l’année prochaine, en 2012, voter pour ceux qui vous représenteront à l’Assemblée nationale.

Je veux également vous dire que dans cette aventure qu’est l’expatriation, je tiens beaucoup à ce que l’on continue à assurer le respect de mes engagements de campagne : c’est la gratuité des études pour les Français expatriés. Je ne comprends pas, et je n’ai jamais compris pourquoi, lorsqu’on est en métropole et lorsqu’on va dans un lycée public, les études y sont gratuites et lorsqu’on est à l’étranger et qu’on participe au rayonnement de la France, on doit payer des frais de scolarité extrêmement importants. Donc, nous avons commencé, puisque désormais la Terminale, la 1ère et la 2nde sont gratuites. Je pense que ce n’est pas aux entreprises de payer ces frais-là. Je pense que c’est l’égalité qui est au frontispice de tous nos établissements publics qui doit être respectée. On me dit : « pourquoi avez-vous commencé par la Terminale, pas par la Maternelle ? ». Il faut bien commencer par un coin ! J’ai pensé que si j’avais commencé par la Maternelle, on m’aurait dit « oui, parce que là, c’est moins cher, un enfant à la Maternelle, qu’un enfant en Terminale ! ». Connaissant et respectant nos compatriotes, j’ai donc choisi comme convenance par la Terminale et, naturellement, on continuera ainsi.

Enfin, les derniers mots seront pour vous dire : ici, ce qu’ont fait nos amis Chinois pour transformer la Chine, c’est extraordinaire. Extraordinaire. Cela ne veut pas dire que tout est parfait. Cela ne veut pas dire que nous sommes d’accord sur tout, mais quel chemin parcouru !

On me dit : « pourquoi, venez-vous si souvent en Chine ? ». Parce que c’est mon devoir, c’est un plaisir et c’est mon devoir. La France doit être là où bat le cœur du monde au XXIe siècle. Elle ne doit pas être absente de cela. Vous comprendrez bien que vous avez, vous mes chers compatriotes français en Chine, un rôle très important pour expliquer aux Français, dans leur ensemble, quelle est la réalité du monde d’aujourd’hui, la compétition, le travail, l’exigence, les efforts, l’ouverture. Dans ce monde-là, la France ne peut pas moins travailler, faire moins d’efforts, plus se refermer alors que le monde s’ouvre. C’est cela qui est en cause.

Je le dis parce que j’avais trouvé que les Jeux olympiques de Pékin étaient une réussite exceptionnelle. Exceptionnelle. D’ailleurs, souvenez-vous, où se trouvent les polémiques ? Nombreux avaient dit : « il faut boycotter ». J’avais refusé et j’étais venu. J’avais vu une fête magnifique organisée de façon exceptionnelle par nos amis Chinois. Cela restera pour moi un grand souvenir. Et ensuite l’Exposition universelle. Que le Pavillon français, pour lequel on s’était donné beaucoup de mal, cher Jean-Pierre RAFFARIN, ait été l’un des pavillons les plus visités, c’était exceptionnel aussi.

Comprenez-moi bien : encore une fois, cela ne veut pas dire que — les autorités chinoises le savent —, que nous sommes d’accord sur tout, mais cela veut dire que nous avons l’obligation de discuter pour se comprendre et pour faire avancer les choses. En tout cas la France, présidente du G20, a besoin de la participation de la Chine pour faire avancer tous les grands dossiers qui vous concernent, vous les chefs d’entreprise, vous les entrepreneurs : le prix des matières premières qui explose — il faut lutter contre la spéculation —, l’instabilité monétaire qui risque de réduire à néant les efforts de compétitivité que vous faites les uns avec les autres, la paix dans le monde. On ne peut pas, on ne peut pas faire comme si le monde d’aujourd’hui ressemblait au monde d’hier. On doit discuter. On doit parler. Le partenariat stratégique entre la France et la Chine est quelque chose à laquelle je tiens tout particulièrement.

Voilà, merci de m’avoir permis de m’exprimer devant vous. Je disais à notre ambassadrice que cela donne envie d’être ambassadeur de France en Chine. Je la félicite et j’espère qu’elle se trouvera bien dans ce bâtiment, et je lui demande de veiller à ce que le chantier du lycée français à Pékin ne prenne aucun retard parce qu’une nouvelle ambassade, un nouveau lycée, une communauté française qui se développe, voilà tout ce que je souhaite pour vous.

Ce soir tard, je serai à Nankin et puis demain soir, j’irai à Tokyo porter l’expression de la solidarité de la France à l’endroit de nos amis Japonais qui ont été frappés par une catastrophe considérable et qui ont fait face à cette catastrophe avec dignité et avec courage.

Merci à tous.

11eme édition du concours de la chanson française Francostar à Wuhan

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

Chaque année depuis 10 ans en Chine, les étudiants des universités de chaque circonscription consulaire participent avec enthousiasme au concours de la chanson française. A l’occasion de la demi-finale de Wuhan, c’est plus de 70 participants provenant de 19 universités du Hubei, Hunan et Jiangxi et de l’Alliance Française de Wuhan qui interpréteront avec talent les tubes d’artistes francophones.

La manifestation se tiendra au Conservatoire de Wuhan le 2 avril toute la journée dans une ambiance festive et entrainante.

Les six membres du jury auront fort à faire pour sélectionner les 4 lauréats qui auront le privilège de concourir pour la finale qui se tiendra le 17 avril sur la scène du site Wuhan Tiandi aménagé spécialement pour cette occasion.

Evénement parrainés par la société Casio et Campusfrance, les dix meilleurs demi finalistes seront récompensés par des cadeaux auxquels s’ajouteront les récompenses remises à tous les participants.

Venez nombreux applaudir les étudiants du centre chine et fredonner vos chansons françaises préférées.

Construction de la nouvelle ambassade, mars 2011 : plantation du jardin

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

En cette dernière semaine de mars, le jardin de l’ambassade s’est métamorphosé pour prendre son aspect quasi définitif.

De son côté, le gingko biloba de l’ambassade est le premier à emménager sur le nouveau site.

Le gingko biloba, symbole de la relation diplomatique franco-chinoise, avait été planté sur le site de l’ancienne ambassade en 1984 à l’occasion du vingtième anniversaire de l’établissement du dialogue diplomatique entre les deux pays. Il avait 20 ans à l’époque, il en a aujourd’hui 47.

Magnifique specimen de 12m de haut et de 4 tonnes, il s’est littéralement envolé le week end dernier pour attérrir dans les nouveaux jardins ! Vivats, Qu’il vive !

Enfin, le jardin central de l’ambassade a pris forme avec la mise en place de la pelouse. Un jardin ordonnancé et sensible, conçu par la paysagiste Florence Mercier et dont la touche finale sera la plantation de parterres de graminées aux plissements du terrain.

La Chine, terre d’opportunités pour les entreprises françaises

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

Voyant le fort potentiel de l’économie chinoise, les entreprises françaises veulent renforcer leur présence sur le marché chinois, pour profiter de la croissance rapide de la deuxième plus grande économie du monde, conduite par le nouveau plan quinquennal du pays.

« A l’heure actuelle, pour les entreprises françaises qui investissent en Chine, le défi est comment aborder le marché chinois, plutôt que d’exporter en Chine », a dit au China Daily Annick de Kermadec-Bentzmann, Présidente de la Chambre de Commerce Française en Chine (CCIFC).

Mme de Kermadec-Bentzmann, dit que l’attirance de la Chine envers les entreprises françaises est basée sur la tendance montante de son économie, qui offrira de vastes opportunités d’affaires et génèrera des revenus pour les investisseurs français.

« Les sociétés françaises envisagent d’ajuster leurs stratégies industrielles et commerciales mondiales pour le marché chinois, et de renforcer leurs capacités de recherche et de développement pour pouvoir être en concordance avec la nouvelle stratégie économique de la Chine lors du 12e Plan Quinquennal (2011-2015) », a t-elle dit.

La Chine a pour intention de créer une économie équilibrée avec des mesures telles que moderniser son industrie, développer ses régions Ouest et développer l’énergie verte durant les cinq années qui viennent.
« Pour les sociétés françaises, la Chine n’est plus l’usine du monde, mais une destination d’investissement de premier plan avec un fort potentiel en termes d’affaires dans le domaine des hautes technologies et de comsommation intérieure », a dit Mme de Kermadec-Bentzmann.

Les revenus globaux générés par les entreprises françaises en Chine ont atteint 35 milliards d’euros (49,75 milliards de Dollars US) l’année dernière, soit le triple de ceux provenant des exportations directes de la France vers la Chine.

D’après la CCIFC, les exportations françaises vers la Chine ont atteint 11 milliards d’Euros en 2010, en augmentation de 39,4% par rapport à l’année précédente.

Mme de Kermadec-Bentzmann dit que les enterprises françaises sont impatientes de s’engager dans la transition économique chinoise, qui sera la moteur du développement du pays dans les cinq prochaines années.

« De plus, une présence sur le marché chinois offre une très importante opportunité indirecte en permettant des partenariats avec des entreprises chinoises pour s’attaquer à des marchés étrangers comme l’Afrique et l’Europe », a t-elle ajouté.

D’après la CCIFC, 1 000 entreprises françaises de la Chambre comptent plus de 2 300 établissements en Chine, comptant quelque 500 000 employés.

« Des secteurs comme l’espace, l’automobile, l’aviation, le ferroviaire, le nucléaire, l’environnement, l’agriculture et l’alimentaire, qui ont été mentionnés dans le communiqué conjoint France-Chine de novembre dernier à Paris, constituent de larges opportunités pour les entreprises françaises qui veulent investir en Chine », a t-elle dit.

La Chine et la France avaient signé des accords commerciaux d’une valeur de plusieurs milliards d’Euros dans les secteurs de l’aviation, des télécommunications et du nucléaire lors de la visite du Président Hu Jintao en France en novembre dernier.

« Les entreprises françaises accélèrent aussi leur rythme pour entrer dans les villes chinoises de deuxième niveau, comme Qingdao, Changsha, Kunming et Xi’an, portées par le plan de pays visant à stimuler le marché de la consommation dans les villes de deuxième et troisième niveau », a dit encore Mme de Kermadec-Bentzmann.

Ainsi de la marque de luxe Louis Vuitton, qui a annoncé étendre plus encore ses activités dans les villes chinoises de deuxième niveau cette année, après avoir ouvert sa première boutique à Zhengzhou, dans la Province du Henan, en janvier dernier.

Photo : une boutique de la marque de luxe française Louis Vuitton à Fuzhou, dans la Province du Fujian. Les revenus générés par les entreprises françaises en Chine ont atteint 35 milliards d’euros (49,75 milliards de Dollars US) l’année dernière, soit le triple de ceux générés par les exportations directes françaises en Chine.

Chine/France : renforcement de la coopération dans le nucléaire civil

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

Le 21 décembre 2009, le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang et le Premier ministre français François Fillon ont annoncé à Beijing le lancement des travaux de la centrale nucléaire de Taishan, projet mené conjointement par la Chine et la France dans la province du Guangdong (sud).
« Nous pensons que ce qui s’est passé à Fukushima n’invalide pas le nucléaire civil et les projets franco-chinois ont donc vocation à se poursuivre », indique-t-on dans l’entourage du président français après la visite de Nicolas Sarkozy en Chine.

Près de trois semaines après l’accident à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, les présidents français et chinois ont réaffirmé conjointement leur attachement à cette énergie.

Selon la Tribune, la France espère aussi avancer sur le dossier de la construction d’une usine de retraitement de déchets nucléaires en Chine dont le contrat est évalué à environ de 12 milliards d’euros. Si ces deux dossiers ont été brièvement évoqués, les discussions ont surtout porté sur le développement d’une centrale nucléaire franco-chinoise, qui avait déjà été annoncée par l’Élysée lors du Conseil de politique nucléaire fin janvier. Ce réacteur de moyenne puissance (1 000 mégawatts) doit associer l’électricien chinois CGNPC et EDF.

Deux réacteurs EPR d’Areva sont en construction dans le sud de la Chine. La société française espère signer un protocole d’accord pour deux EPR supplémentaires, au coût unitaire de 5 milliards d’euros, à bâtir à Taishan, dans le sud du pays.

Le 16 mars, afin de réviser les normes de sécurité suite à l’explosion dans une centrale nucléaire japonaise, la Chine a gelé le processus d’approbation pour la construction de nouvelles centrales nucléaires lors d’une réunion du Conseil des affaires d’État (gouvernement central).

Le président chinois Hu Jintao et son homologue français Nicolas Sarkozy ont certes évoqué « les leçons qu’il fallait ensemble tirer de la catastrophe de Fukushima » lors de leur entretien.

Une étude montre que la Chine peine à maîtriser l’anglais

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

Les Chinois possèdent un piètre niveau en anglais, malgré d’importants efforts pour apprendre la langue, a révélé une étude publiée hier.

La Chine occupe ainsi la 29e place sur l’indice du niveau de compétence en anglais. Elle se classe parmi les pays possédant une faible maîtrise de la langue de Shakespeare, et derrière certains de ses voisins d’Asie.

La Corée du Sud et le Japon atteignent respectivement la 13e et la 14e place du classement, et appartiennent à la catégorie de niveau de compétence « modérée » en anglais.

Les résultats des Chinois sont en deçà des attentes, étant donné les montants massifs investis dans les centres privés d’enseignement de l’anglais.

Les méthodes d’apprentissage par cœur destinées à préparer les étudiants chinois aux examens se font au détriment de la véritable capacité des élèves à maîtriser la langue, expliquent des experts en éducation.

Malgré le fait qu’elle fut autrefois une colonie britannique, l’Inde s’en tire encore moins bien et occupe la 30e place du classement.

L’étude compare les résultats aux examens entre 2007 et 2009 de plus de 2,3 millions d’adultes dans 44 pays où l’anglais n’est pas la langue maternelle.

« Comparé aux autres examens dont les participants ont des objectifs précis et pour lesquels ils sont bien préparés, ce rapport reflète davantage la maîtrise de la langue d’une grande population », explique Christopher McCormick, directeur de l’unité EF (Education First) de Cambridge.

Les Pays-Bas, la Norvège et le Danemark possèdent le meilleur niveau en anglais parmi les pays dont il ne s’agit pas de la langue maternelle. L’étude montre que la Russie, la Turquie et l’Amérique du Sud sont à la traine.

Les pays d’Asie s’en sortent dans l’ensemble assez mal, à l’exception de la Malaisie à la 9e place.

L’étude montre une forte corrélation entre le niveau des revenus et la maîtrise de l’anglais, et explique qu’il s’agît à la fois d’une cause et d’une conséquence. Les pays les plus riches ont ainsi davantage d’argent à consacrer à l’éducation, et jouissent par conséquent d’un meilleur enseignement de l’anglais.

Ceci se traduit ensuite par de plus amples opportunités économiques à l’échelle internationale.

Bill Fisher, président de la division d’anglais d’EF sur internet, indique que les pays en développement doivent améliorer leurs niveaux d’anglais afin de rester compétitifs.

Pour les pays en développement souhaitant tirer leur épingle du jeu dans les industries globales, et capitaliser sur le boom de la sous-traitance, la capacité de générer de grandes quantités de diplômés talentueux pouvant communiquer en anglais doit être une priorité, a-t-il indiqué à Reuters.

L’étude soulève cependant des interrogations sur la façon dont la Chine enseigne l’anglais.

Wei Chunlei, une habitante de Shanghai qui dépense chaque année 7 000 yuans (756 euros) dans des cours d’anglais pour son fils de 14 ans, se plaint que ce dernier présente encore de grandes difficultés à communiquer avec les expatriés.

Visite du Président de la République Nicolas Sarkosy à Nankin

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

Le Président de la République a effectué mercredi 30 et jeudi 31 mars une visite de travail en Chine, à l’occasion de laquelle il a ouvert à Nankin, aux côtés du vice premier ministre chinois, un séminaire du G20 sur la réforme du système monétaire international.

Ouverture du séminaire du G20 sur la réforme du système monétaire international
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DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Ouverture du séminaire du G20 sur la réforme
du système monétaire international

Nankin (Chine) — Jeudi 31 mars 2011

Mesdames et Messieurs, mes chers amis,
Monsieur le Vice-Premier Ministre,
Monsieur le Directeur Général du FMI,
Monsieur le Secrétaire Général de l’OCDE,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Messieurs les Gouverneurs,
Monsieur le Prix Nobel d’économie, cher Robert MUNDELL,
Mesdames et Messieurs les Professeurs,

Je voudrais vous dire combien je suis heureux d’être parmi vous pour ouvrir ce séminaire sur la réforme du système international.

Je tiens à remercier le Président HU ainsi que l’ensemble des autorités chinoises de nous accueillir aujourd’hui à Nankin.

J’ai eu l’occasion d’évoquer avec le Président HU les priorités de la France pour la présidence du G20 hier encore lors de nos entretiens, et j’ai pu constater que nous partagions une même vision sur de nombreux sujets essentiels pour l’avenir.

Monsieur le Vice-Premier ministre, je vous remercie d’avoir accepté d’ouvrir ce séminaire.
Vous me permettrez d’avoir d’abord une pensée pour le peuple japonais dont nous sommes tous solidaires dans ce moment particulièrement difficile.

Cher Monsieur le Vice-Ministre TAMAKI, je vous prie de bien vouloir transmettre à votre Premier ministre l’expression de notre soutien et de notre solidarité.

Le sujet qui nous réunit aujourd’hui est crucial : construire un système monétaire international plus stable, plus résistant, c’est un immense enjeu et un enjeu collectif. C’est pourquoi j’ai souhaité, qu’en plus des cinq invités du G20, la Suisse, la Thaïlande et les Pays-Bas soient également associés à nos travaux.
Je remercie le Centre chinois pour les échanges économiques internationaux qui s’est mobilisé pour que cette rencontre ait lieu dans les meilleures conditions.

Je tiens à remercier l’ensemble des organisations internationales présentes, le directeur général du Fonds monétaire qui a un rôle essentiel à jouer dans cette réflexion. Et je salue la présence d’éminents universitaires.

Le G20 a démontré son efficacité dans la reprise. Naturellement, avec cette reprise, la tentation du chacun pour soi est forte. Dans la crise, l’exigence de coordination est forte. Dans la reprise, l’exigence de coordination est moins immédiate. Ma conviction, c’est que si nous perdons l’élan que nous avons insufflé au moment de la crise, le monde retombera inexorablement dans l’instabilité et dans les crises.
Rien ne serait pire, pour le G20, que de faire comme s’il ne s’était rien passé et de céder à la tentation du repli sur soi et du chacun pour soi. Et c’est particulièrement vrai dans le domaine monétaire. Il y a quelques mois, les commentateurs parlaient de guerre des monnaies. L’évolution quotidienne des marchés nous montre que la volatilité des monnaies reste une source de très forte instabilité.

La France a souhaité que la réforme du système monétaire international soit une priorité du G20.
Le système monétaire international dont nous avons hérité, fondé sur des taux de change flottants entre les grandes zones monétaires, a permis d’absorber de nombreux chocs : choc pétrolier, crise financière, crise de la dette. Il a aussi permis l’émergence de nouvelles monnaies de réserve. Je pense en particulier à l’euro qui est la deuxième monnaie de réserve dans le monde.

Mais en dépit de ces réussites, notre système monétaire international a montré ses limites. Il n’a pas empêché l’accumulation de déséquilibres internationaux toujours plus grands. En 10 ans, les déséquilibres de balance des paiements ont été multipliés par deux. En 10 ans !

Les mouvements internationaux de capitaux sont devenus plus volatils. Ils exposent les pays émergents à des retournements qui mettent en péril leur stabilité économique, sociale et même politique. Depuis 1990, le monde a connu 42 crises d’arrêt brutal des flux de capitaux, dans un pays ou dans une zone. Je veux poser cette question : comment les pays émergents peuvent-ils conduire leur politique économique quand ils sont confrontés, en moins de six mois, à des retraits massifs suivis d’entrées massives de capitaux ? Comment peut-on conduire une politique économique dans ces conditions ? C’est impossible.
Qui peut contester que la volatilité excessive des monnaies soit préjudiciable à la croissance et à la stabilité ? Ce mois de mars a encore été le théâtre d’une volatilité exacerbée sur le marché des changes, sans aucun lien avec les fondamentaux économiques. Le yen a subi des mouvements sans précédents — au mois de mars –, atteignant son plus haut historique d’appréciation face au dollar depuis la Seconde Guerre mondiale. En à peine trois mois, la parité, cher Tim, euro/dollar est passée de moins de 1,30 à plus de 1,40 !

Je pose la question : quels changements dans les fondamentaux économiques peuvent-ils justifier des évolutions aussi brutales et aussi rapides des parités monétaires ? La réponse est simple : il n’y en a pas.
Pour faire face à cette instabilité, devant ce monde instable, qu’est-ce qui se passe ? Le besoin d’accumulation de réserves de change s’est accru. Mesdames et Messieurs, les réserves de change des banques centrales n’ont rien moins que doublé entre 2000 et 2009 pour atteindre aujourd’hui 6 500 milliards de dollars. Doublé depuis 2000 ! L’accumulation de réserves de change peut être justifiée dans certains cas, mais elle est très coûteuse. Elle trouve son pendant dans une offre d’actifs de réserve mal maîtrisée, pas assez diversifiée.

Face à cette situation qui est absolument incontestable, il y a deux réactions possibles : le chacun pour soi, et dans ce cas-là, ça sera la guerre des monnaies et la guerre des monnaies, ce sont de nouvelles crises ; soit la coopération et la coordination. Nous n’avons pas le choix. La guerre des monnaies, la crise ou la coordination et la coopération.

Le système monétaire international doit progressivement, Monsieur le Vice-Premier ministre, refléter les évolutions majeures de l’économie mondiale que nous avons constatées.

Les grands pays émergents du G20, vous représentez à vous seuls près d’un quart de l’économie mondiale. Dans 10 ans, vous représenterez 50% de l’économie mondiale. Le monde est multipolaire. C’est pourquoi j’ai tenu à ce que ce séminaire ait lieu en Chine. A ce monde économique multipolaire doit correspondre un monde monétaire multi-monétaire. Les pays émergents, c’est le quart de l’économie mondiale. Dans dix ans, vous serez la moitié de l’économie mondiale. Qui peut imaginer que l’économie change à ce point et que le système monétaire soit immobile ?

Le G20 a pris en compte ces évolutions en réformant la gouvernance des institutions financières internationales. Mais le G20 doit prendre en compte ces évolutions en modifiant l’organisation du système monétaire international.

Notre ambition, Mesdames et Messieurs, c’est que vous puissiez arriver à un diagnostic commun, car quand nous serons d’accord sur le diagnostic, alors nous pourrons élaborer ensemble des pistes de réforme.

Je veux être clair sur les idées que la présidence française du G20 souhaite promouvoir.
Il ne s’agit pas aujourd’hui de revenir vers un système de change fixe ou de change administré. Ce serait une erreur complète, ce serait prendre le risque d’ajustements brutaux et, in fine, pour les pays concernés, de la perte de l’autonomie de leur politique économique. Personne n’en veut.

Il est clair que nous devons évoluer vers un système de change plus flexible. Pourquoi plus flexible ? Pour qu’il puisse résister aux chocs de l’économie mondiale. Mais ce système de change flexible ne peut pas évoluer sans règles, il ne peut pas évoluer sans coordination, il ne peut pas évoluer sans surveillance, sinon c’est l’instabilité. Or, il n’y a pas de coordination, il n’y a pas de règles et il n’y a pas de surveillance. Sans règles, le système monétaire et financier international est incapable de prévenir les crises, les bulles financières, le creusement des déséquilibres. Sans règles, sans surveillance, le monde sera condamné à des crises récurrentes de plus en plus sévères et de plus en plus graves. Depuis 10 ans, la volatilité de la croissance a été multipliée par deux.

C’est parce que nous souhaitons évoluer vers plus de flexibilité des taux de changes que nous devons fixer de nouvelles règles de fonctionnement au système monétaire international. Et si vous ne vous en occupez pas, personne ne le fera à votre place, à notre place. Et si on ne s’en occupe pas maintenant, nous serons obligés de nous en occuper quand il sera trop tard, c’est-à-dire en plein cœur de crises majeures du système international.

Alors cela exige quoi ? D’abord une coordination de nos politiques économiques au sein du G20. Parvenir à réduire les déséquilibres importants, c’est tout l’enjeu du Cadre pour une croissance forte, soutenable et équilibrée que nous avons défini à Séoul.

À Paris, au mois de février, sous la présidence de Christine LAGARDE, à laquelle je veux rendre hommage, un accord a été trouvé sur les indicateurs de déséquilibres. En avril, à Washington, cher Tim, nous discuterons des « lignes directrices ». Et que personne ne doute de la volonté de la présidence française de continuer à avancer sur ce chemin.

Je souhaite que nous puissions nous mettre d’accord rapidement sur des méthodes. Et la méthode, cela ne veut pas dire s’insulter les uns les autres, cela ne veut pas dire se reprocher les uns les autres, cela veut dire comprendre les problèmes de chacun et savoir qu’il n’y a de salut que tous ensemble, pas les uns contre les autres. À Cannes, au Sommet du G20, je souhaite que nous nous mettions d’accord sur une stratégie concertée.

Au-delà, je suis convaincu que la surveillance exercée par le FMI doit non seulement porter sur les politiques économiques nationales, mais aussi sur leur impact sur les autres pays, en particulier par le canal financier.

La libéralisation des mouvements de capitaux comme la flexibilité des changes sont un des acquis des 20 dernières années.

Les mouvements de capitaux, qui permettent d’assurer l’allocation efficace du capital, s’accompagnent de risques plus élevés de retraits ou d’entrées massives de capitaux qui peuvent se révéler déstabilisateurs.
Chacun peut être tenté de s’en protéger par des mesures unilatérales. Au fond, nous devons éviter deux écueils. Le premier, c’est la croyance naïve que la libéralisation des mouvements de capitaux suffit à l’équilibre économique, quelles que soient les circonstances. La France ne partage pas cette analyse. Souvenons-nous que la crise en Asie à la fin des années 1990 a résulté exclusivement d’une libéralisation à marche forcée et, qu’il me soit permis de le dire, une libéralisation doctrinaire des flux financiers !
L’autre écueil à éviter, c’est le risque qu’une multiplication de mesures unilatérales, précipitée par les temps de crise, n’aboutisse à un nouveau protectionnisme financier dont toutes les économies souffriraient.

Nous éviterons ces écueils en adoptant résolument la voie du multilatéralisme, la voie d’un libéralisme coopératif et vigilant. Un code de bonne conduite, des lignes directrices, un cadre commun régissant la possibilité de mettre en œuvre des contrôles de capitaux en cas de besoin, doivent fixer les conditions dans lesquelles des restrictions aux mouvements de capitaux sont légitimes, efficaces et adaptées à une situation.

Si nous nous accordons, Mesdames et Messieurs, sur ces règles, mais ce sera une évolution majeure de la doctrine du FMI, au bénéfice des pays émergents qui souffrent de la volatilité excessive des mouvements de capitaux. Mais est-il raisonnable aujourd’hui, compte tenu de l’impact croissant des mouvements de capitaux, que le FMI ne puisse faire des recommandations à un pays que sur sa balance des paiements courants et non pas sur la balance des capitaux ? J’aimerais qu’on m’explique pourquoi serait légitime une recommandation sur l’un et illégitime, une recommandation sur l’autre. Un élargissement de la surveillance du FMI à ces domaines me semble indispensable. À terme, la France — je le dis — est favorable à une modification des statuts du FMI pour élargir sa capacité de surveillance. Car si nous décidons plus de coordination, plus de règles, plus de surveillance, il faut bien que nous décidions quelle sera l’instance en charge de mettre en œuvre ces règles et cette surveillance. Pour la France c’est clair, c’est le FMI.
La crise de 2008 nous a montré à quel point la liquidité était indispensable pour assurer le bon fonctionnement de l’économie mondiale. Qu’elle disparaisse, et c’est l’ensemble de notre système qui est mis en péril. Je suis convaincu que la réforme du système monétaire international est le prolongement naturel de la réforme du système financier international que nous avons engagée avec le cadre prudentiel Bâle III. A quoi cela sert-il de faire Bâle III, si on ignore le système monétaire ? Mais qui peut croire que réguler le marché financier est suffisant sans se préoccuper du système monétaire ? Cela n’aurait aucun sens.

Alors nous avons pris des décisions : les accords de coopération monétaire, l’allocation exceptionnelle de 250 milliards de dollars de DTS, la troisième de l’histoire du FMI. Je veux rendre hommage, d’ailleurs, à la présidence coréenne.

Mais nous devons aujourd’hui nous donner les moyens de consolider ces avancées.

Il s’agit de nous poser certaines questions. Est-ce que les instruments de liquidité à notre disposition sont adaptés ? Tout le monde sait qu’on a besoin de liquidités, mais est-ce que les instruments d’aujourd’hui sont adaptés ? Qui pourrait répondre oui ? Sont-ils suffisamment flexibles ? Qui s’aviserait de répondre oui ? Sont-ils réversibles ? Faut-il créer d’autres éléments de liquidité ? Faut-il les élargir pour être à même de répondre à une crise systémique qui toucherait toute une région et non pas un pays ?
Au cours des années récentes, des accords régionaux de soutien à la liquidité ont été créés. Je pense à l’initiative Chiang Mai en Asie, mais plus récemment aux instruments de la zone Euro. Nous-mêmes les pays de la zone euro, qu’est-ce que nous avons fait si ce n’est nous mettre ensemble pour créer de la liquidité et répondre à la crise ?

Je souhaite que les organisations internationales et les banques de développement amplifient leurs actions.

Nous devons également faire en sorte que l’accumulation de réserves de précaution que nous constatons dans plusieurs régions du monde devienne moins nécessaire. Je veux dire qu’il y a un risque de pénurie d’actifs de réserve. Nous l’avons vu dans la crise, des allocations exceptionnelles et contingentes de DTS peuvent être efficaces. Mais il me semble qu’il serait utile de doter le FMI de la capacité de s’endetter sur les marchés pour faire face à des besoins de financement des pays en cas de crise — avec tous les garde-fous nécessaires pour protéger les ressources du Fonds.

Nous devons accompagner l’internationalisation inéluctable des grandes monnaies mondiales. Mais il ne s’agit pas bien sûr, cher Tim, de remettre en cause le rôle éminent du dollar ce serait inconséquent, personne n’y pense –, de même que le rôle de l’euro, qui doivent être des monnaies stables. Mais l’internationalisation de certaines autres monnaies est déjà une réalité, Monsieur le Vice-Premier ministre ; je pense bien sûr au yuan et je salue l’ambition des autorités chinoises dans ce domaine.

Mais n’est-il pas temps aujourd’hui, de s’accorder sur le calendrier de l’élargissement du panier du DTS à de nouvelles monnaies émergentes, comme le yuan ? Qui pourrait contester le rôle majeur du yuan dans le fonctionnement du système monétaire international ? Hommage est ainsi rendu à la puissance économique et à la puissance politique de la Chine, grande puissance monétaire.

Enfin, les événements récents au Japon nous démontrent encore l’importance de la coordination internationale en matière de taux de change. L’action du G7, chère Christine, sur le yen a permis de contrer une spéculation déconnectée des fondamentaux qui menaçait d’accroitre les difficultés de nos amis Japonais alors qu’ils sont confrontés à des événements d’une rare gravité. C’était inadmissible, ce qui s’est passé.

Les interventions concertées constituent un moyen de sauvegarde indispensable du système monétaire international contre les déviations et la volatilité excessive. C’est bien sûr un instrument de dernier recours, mais il n’est efficace que s’il est utilisé de façon coordonnée.

Le G7 existe pour cela. Mais la Chine ne fait pas partie du G7. Et est-il normal que nous n’ayons pas une instance où toutes les grandes puissances monétaires pourraient parler ensemble du système monétaire international ? Est-ce qu’il n’est pas venu le temps de l’imaginer ?

Mesdames et Messieurs,

Afin que 2011 puisse marquer une étape décisive dans la réforme du système monétaire international, la présidence française du G20 attend beaucoup de vos débats. J’ai bien conscience que nous ne résoudrons pas tous les problèmes en un an, et le Vice-Premier ministre a raison, mais nous devons avancer dès aujourd’hui si nous voulons éviter de nouvelles crises ou de nouveaux sommets où les pays en excédent s’opposent aux pays en déficit, où les pays en déficit dénoncent les pays en excédent. Qu’est-ce qu’il y a à attendre de ces discussions ? Rien. Rien, si ce n’est de nouvelles crises. Le G20 de Séoul nous a confié un mandat, dont je suis comptable en tant que président du G20. Je sais que c’est difficile, je sais qu’on ne réforme pas un système qui date de Bretton Woods comme cela, mais, Mesdames et Messieurs, si on ne s’en occupe pas, personne ne s’en occupera. Si on ne le fait pas maintenant, ce sera encore beaucoup plus difficile de le faire demain. Mettons-nous d’accord sur un diagnostic, commençons à travailler ensemble et c’est parce que nous coordonnerons nos politiques que nous pourrons respecter notre souveraineté sur nos économies. Et c’est parce qu’il n’y aura pas de coordination qu’il y aura la pression de la spéculation et des crises, et que c’est là, alors, que sera mise en cause la souveraineté sur nos économies. Vous le voyez, la France fixe à votre séminaire une grande ambition, mais la qualité de la participation, je suis sûr, permettra d’obtenir de grands résultats.

Je vous remercie.

Début de la construction du Disneyland de Shanghai

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

La construction du Disneyland de Shanghai devrait démarrer le 8 avril, a indiqué samedi une source locale.

L’accord pour ce projet a été signé en novembre 2010. Le nouveau parc de loisirs sera le premier Disneyland dans la partie continentale de Chine, et le 4e en dehors des Etats-Unis, après Paris, Tokyo et Hong Kong.

Le montant de la première phase du projet devrait atteindre 24,5 milliards de yuans (3,74 milliards de dollars), a indiqué le maire de Shanghai, Han Zheng.

Selon des rapports précédents, 116 hectares de terrain ont été attribués pour la construction de ce Disneyland qui sera situé dans le nouveau district de Pudong.

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