Chine – Entretien d’Alain Juppé avec Yu Zhengsheng, secrétaire du Comité municipal du Parti communiste de Shanghai (21.04.11)

Ajouté au 25/04/2011 par SHI Lei

Alain Juppé, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et européennes, s’est entretenu jeudi 21 avril 2011 avec Yu Zhengsheng, secrétaire du Comité municipal du Parti communiste de Shanghai et membre du bureau politique du Parti communiste chinois.

Le ministre d’État s’est félicité de la qualité des liens entre la France et la Chine, à nouveau illustrée par la récente visite du président de la République en Chine. Il a salué la densité des relations entre la France et Shanghai, soulignant l’importance de la présence économique française. Il a remercié M. Yu pour les efforts entrepris par la Chine pour accueillir ces entreprises, y compris les PME, et a souhaité que ceux-ci se poursuivent pour offrir un environnement d’affaires encore meilleur.

M. Yu a remercié la France pour le don du pavillon français de l’exposition universelle de 2010, et a rappelé que celui-ci ferait partie des cinq pavillons qui seront pérennisés.

Le ministre d’Etat et M. Yu ont abordé les défis communs auxquels la Chine et la France auraient à faire face, en matière d’énergie et de développement durable. Ils ont également discuté de la situation des droits de l’Homme en Chine.

La Chine se dit prête à investir davantage dans la zone Euro

Ajouté au 25/04/2011 par SHI Lei

La Chine a signalé jeudi qu’elle était prête à acheter davantage de dette auprès des Etats les plus faibles de la zone Euro, dans l’espoir de contribuer à stabiliser les finances fragiles du bloc et de protéger ses propres intérêts commerciaux.

Après avoir investi des milliards d’Euros en obligations portugaises et grecques pour diversifier ses « énormes » réserves de devises et s’écarter un peu du Dollar, la Chine envisage à présent d’en acheter plus, a dit Song Zhe, Amabassadeur de Chine auprès de l’Union Européenne.

La Chine est également en pourparlers pour investir en Espagne, y compris dans la réorganisation des banques d’épargne espagnoles en difficulté, avait annoncé précédemment le Ministère des Affaires Etrangères à Beijing.

La Chine est en effet désireuse de diversifier ses réserves en devises, qui ont atteint 3 050 milliards de Dollars US au premier trimestre, avec l’Euro comme première alternative au Dollar, qui représente près des deux-tiers de ses avoirs.

Mais Daniel Gros, un expert de la zone Euro d’un groupe de réflexion basé à Bruxelles, le Centre pour les Etudes de Politiques Européennes, pense qu’il est peu probable que la Chine achète massivement des obligations en Europe.

Les remarques du Ministère des Affaires Etrangères ont pour leur part été une confirmation de commentaires venus précédemment d’Espagne, disant que Madrid et Beijing étaient en train de discuter de possibles investissements.

Inquiète de pouvoir être à son tour prise dans la crise de la dette européenne, l’Espagne souhaite attirer des capitaux frais vers ses banques pour assurer à ses investisseurs que son système financier n’a pas besoin d’être secouru, comme l’ont été le Portugal, la Grèce et l’Irlande.

A cet effet, le Premier Ministre espagnol Jose Luis Zapatero s’est rendu la semaine dernière en Chine et à Singapour pour persuader ces pays que la dette et les banques espagnoles sont un bon investissement.

Ce voyage ne s’est cependant pas fait sans confusion, après que le fonds chinois ait réfuté les commentaires du Gouvernement espagnol qui avait dit qu’il pourrait investir 9 milliards de Dollars US en Espagne.

M. Song a de son côté mis en garde jeudi contre toute restructuration de la dette grecque, qui pourrait occasionner des pertes aux détenteurs de bons, dont la Chine, disant : « Nous espérons que les Gouvernement pourront assurer la sécurité de nos investissements ».

« L’UE est le plus important partenaire d’affaires de la Chine », a dit M. Song, ajoutant que Beijing avait intérêt à « la stabilité de l’économie européenne et à une reprise rapide après la crise », alors qu’il réitérait le soutien de son pays à l’Euro.

Soulignant le fait que la Chine a déjà acheté plusieurs milliards d’Euros de dettes gouvernementales grecques et portugaises, M. Song a ajouté : « Nous n’en sommes qu’à une phase de démarrage. Lors de la prochaine, il est possible que nous en achetions davantage ».

« Tout le monde rêve des réserves chinoises »

Les remarques de M. Song arrivent quelques jours après que l’agence de notation Standard & Poor’s ait menacé de rétrograder le classement du crédit américain.

La Chine a réagi à cette annonce en disant que les Etats-Unis se devaient de prendre des mesures responsables pour protéger les investisseurs dans leur dette.

« Dans le passé, notre portefeuille était dominé par les Bons du Trésor américain », a dit M. Song. « Le but (de la diversification) est de protéger la sécurité de nos réserves de devises ».

Mais M. Gros, du Centre pour les Etudes de Politiques Européennes, a mis en garde contre des attentes trop fortes envers un changement majeur des investissements.

« C’est toujours la même chanson », a t-il dit. « Tout le monde rêve des réserves chinoises. Ils se disent : s’ils me donnent juste dix milliards, ça suffira ».

« Mais ils ne l’ont jamais fait. Et ils ne le feront pas parce qu’ils savent que s’il y a une restructuration (de la zone Euro), ils y laisseront des plumes ».

La Grèce subit des pressions croissantes pour chercher une manière de restructurer sa dette, avec des marchés qui prennent cette hypothèse en considération et un conseiller du Gouvernement du grand argentier de la zone Euro, l’Allemagne, l’ayant décrite un peu plus tôt cette semaine comme inévitable.

Acheter de la dette européenne et afficher son intention de le faire peut aussi aider les fabricants chinois, car cela peut faire remonter la valeur de l’Euro, ce qui par contrecoup rendrait les produits chinois encore plus abordables.

La Semaine de l’Anthropologie à l’Institut français de Chine

Ajouté au 18/04/2011 par SHI Lei

1. L’EVENEMENT

 

Laurence ROULLEAU-BERGER, Désoccidentaliser la sociologie. L’Europe au miroir de la Chine, éditions de l’Aube, 2011

Cet essai de deux cent pages est très clair. Il se lit facilement et permet de comprendre les nouveaux enjeux d’une science humaine dynamique : la sociologie.

Les sept chapitres recouvrent les principales problématiques de la sociologie d’aujourd’hui : _ La nouvelle géographie du savoir _ Les conséquences des mutations économiques _ La ville et les frontières sociales _ La modernité et l’individu _ L’Etat et le conflit social _ La structure de la société moderne.
Ce livre aurait donc pu n’être qu’un manuel de sociologie en plus, à destination des étudiants de première année à l’université. Mais son originalité vient de son projet : « désoccidentaliser » la sociologie. En effet, cet ouvrage propose tant au lecteur français qu’au lecteur chinois de repenser chaque grand problème en prenant en compte à la fois son versant « occidental » (notamment français), et son versant « non-occidental » (surtout chinois).
Par conséquent, il est la preuve qu’une nouvelle époque de la vie intellectuelle est en train de s’ouvrir, avec une circulation des savoirs qui, selon les termes de l’auteur, « ne respectent pas les frontières symboliques liées à l’histoire des colonialismes scientifiques. »

Laurence Roulleau-Berger est sociologue, directeur de recherches au CNRS, Institut d’Asie orientale / Ecole normale supérieure de Lyon, diplômée de chinois à l’Inalco (Institut national de langues et civilisations orientales). Ses recherches portent sur la question urbaine, le travail et l’emploi, plus récemment sur les migrations en Chine et en Europe. Laurence Roulleau-Berger a participé au colloque d’anthropologie de Beida, avec une communication consacrée à « Désoccidentaliser la sociologie : de la Chine à l’Europe », montrant lors de cette communication que cette problématique peut s’appliquer aussi à l’anthropologie, ainsi qu’à toutes les sciences sociales et humaines.

2. L’INDISPENSABLE

 

Maurice Godelier, Au fondement des sociétés humaines. Ce que nous apprend l’anthropologie, Albin Michel, 2007, réédition Flammarion, collection Champs essais, 2010.

Ce livre est le fruit de quarante années de recherche, par l’anthropologue français le plus connu à l’étranger après Claude Lévi-Strauss, et dont le parcours a été marqué par quatre étapes majeures sur le chemin de cette conclusion fondamentale, chacune d’elles faisant ici l’objet d’un chapitre : il est des choses que l’on donne, des choses que l’on vend, et d’autres qu’il ne faut ni vendre ni donner mais garder pour les transmettre ; nulle société n’a jamais été fondée sur la famille ou la parenté ; il faut toujours plus qu’un homme et une femme pour faire un enfant ; la sexualité humaine est fondamentalement a-sociale. Un livre de référence, qui vaut aussi introduction générale à l’œuvre de Maurice Godelier. Et, surtout, un livre engagé qui veut reconstruire une connaissance partagée, capable de s’adapter à notre monde.

Ancien directeur scientifique du département des sciences de l’homme et de la société au CNRS (Centre national de la Recherche scientifique), médaillé d’or du CNRS, Maurice Godelier est directeur d’études à l’EHESS (Ecole des Hautes études en sciences sociales). Ses quatre derniers livres sont autant de classiques : La Production des grands hommes, L’Idéel et le Matériel, L’Énigme du don, Métamorphoses de la parenté.

3. AU CARREFOUR DE LA PENSEE

 

Joseph J.Lévy, entretiens avec François Laplantine, Anthropologies latérales, Liber, collection de vive voix, 2002

Cet ouvrage nous permet de comprendre l’itinéraire humain et intellectuel d’un des plus grands anthropologues de notre époque. Philosophe et anthropologue, François Laplantine a contribué au développement de l’anthropologie de la religion et de la maladie, ainsi qu’à l’ethnopsychiatrie par ses terrains en France, en Afrique et au Brésil.
Professeur de renom à l’université Lyon 2, il s’est interrogé sur les rapports entre l’ethnologie, le cinéma et l’écriture, de même que sur le métissage. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages qui explorent des champs originaux de réflexion pour l’anthropologie contemporaine, L’ethnopsychiatrie (1973), Anthropologie de la maladie (1986), Transatlantique : entre Europe et Amériques latines (1994), Je, nous et les autres (1999).

De la philosophie à l’ethnologie, de la maladie à la littérature, son parcours croise les grandes questions qu’affronte l’anthropologie et que soulève la rencontre de l’autre.

Rencontre entre le vice-président chinois et l’ancien PM français Jean-Pierre Raffarin à Beijing

Ajouté au 18/04/2011 par SHI Lei

La Chine continuera de s’efforcer à créer un environnement d’investissement favorable pour les entreprises étrangères, a déclaré mardi le vice-président chinois Xi Jinping.

Le vice-président s’est ainsi exprimé lors de sa rencontre avec l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, en visite à Beijing pour participer au 17e séminaire économique entre la Chine et la France, avec une délégation d’hommes d’affaires français.

Les économies de la Chine et de la France sont hautement complémentaires. Les deux parties doivent élargir leur coopération dans le domaine des nouvelles industries telles que l’énergie propre, les nouveaux matériaux et les secteurs économiques basés sur le recyclage, et faire progresser le partenariat général et stratégique entre les deux pays, a estimé Xi Jinping.

En présentant aux invités français l’actuelle conjoncture économique de la Chine et les directives du 12e plan quinquennal du pays, Xi Jinping a souhaité que les hommes d’affaires français saisissent l’opportunité et participent activement à la construction économique de la Chine.

M.Raffarin, actuellement en visite en Chine sur invitation du Conseil chinois pour le Développement du Commerce international, a indiqué que la France admirait les réalisations du développement économique et social de la Chine. Il a souhaité que les entrepreneurs des deux pays collaborent pour établir des relations économiques et commerciales bilatérales plus fortes.

Le 17e séminaire économique entre la Chine et la France s’ouvrira jeudi à Beijing.

Centre Chine : une économie dynamique

Ajouté au 18/04/2011 par SHI Lei

En 2010, le PIB de la province du Hubei a atteint 1580 milliards de yuans (un peu moins de 150 milliards Euros), soit une augmentation de 142 % par rapport à celui de 2005. Le taux de croissance au titre de 2010 a été de 14,8%, porté par la poursuite d’une expansion sans précédent du secteur immobilier et de la construction…
 Centre Chine : une économie dynamique

En 2010, le PIB de la province du Hubei a atteint 1580 milliards de yuans (un peu moins de 150 milliards Euros), soit une augmentation de 142 % par rapport à celui de 2005. Le taux de croissance au titre de 2010 a été de 14,8%, porté par la poursuite d’une expansion sans précédent du secteur immobilier et de la construction. Le 12ème plan quinquennal du Hubei fixe l’objectif de porter à 2500 milliards Yuans le PIB de la province d’ici 2015, soit une progression de 40 %, et de hisser le revenu par habitant de 4000 dollars par habitant actuellement à 6000 dollars. L’ensemble des mesures prises vise à positionner la ville de Wuhan comme base logistique et carrefour en matière de transports du centre Chine et de façon générale de l’économie chinoise. La réalisation du projet de Grand Wuhan constituera, au cours de ce quinquennat, le principal chantier, ce qui aura pour conséquence d’accélérer l’urbanisation dont le taux franchira au cours de cette période la barre des 50 % pour atteindre un taux estimé en 2015 de 52 %. C’est dans ce cadre que sera développée l’opération « Hubei écologique » ayant pour objectif une réduction de 17 % par rapport au 11ème plan des émissions de dioxyde de carbone.

Enfin, l’ouverture de l’économie de la province à l’international sera accélérée, une tendance que confirment les toutes dernières données pour 2010. Le commerce extérieur de la province a ainsi bondi de plus de 50 % par rapport à 2009 pour atteindre près de 26 milliards Dollars. Quant à l’investissement international, il a progressé d’une année sur l’autre de plus de 14 %. Le Hubei compte désormais 87 des 500 entreprises multinationales du Top 500. Parmi celles-ci, 19 groupes internationaux ont crée au Hubei un centre de recherche et développement.

La province du Hunan poursuit activement son développement économique et aligne des performances sensiblement équivalentes à celles du Hubei avec un PIB qui a dépassé en 2010 la barre des 1500 milliards Yuans, soit 2,3 fois celui de 2005.

La ville de Changsha, capitale provinciale (6,5 millions d’habitants) présente un PIB de 450 milliards Yuans (contre 551 milliards à Wuhan) mais un revenu par habitant de 21900 Yuans. L’indice de performance le plus significatif de ce dynamisme reste toutefois le taux de croissance de la ville qui a été de 15,5 % en moyenne durant le dernier quinquennat.

La croissance annuelle de la province, de 14 %, a été principalement tirée par les investissements dans le secteur de l’immobilier et de la construction qui ont atteint l’an dernier plus de 982 milliardsYuans, soit un montant équivalent à 3,8 fois celui de 2005. La mise en place d’infrastructures et la croissance urbaine sans précédent de la ville de Changsha, dans le cadre du projet de Changzhutan (grand Changsha regroupant celle-ci et ses deux villes satellites de Zhuzhou et Xiangtan) ont été les principaux facteurs de cette expansion, grâce notamment à des projets de grande ampleur comme le métro de Changsha, la réalisation du réseau de RER, l’aménagement du carrefour de transport fluvial sur le fleuve Xiang et l’agrandissement de l’aéroport de Changsha. En effet, ce dernier se dote, à l’instar de l’aéroport de Wuhan, d’une stature internationale. Les relations étroites établies avec l’aéroport de Francfort et les perspectives d’ouverture d’une liaison entre Changsha et le principal aéroport d’Allemagne devraient d’autant mieux lui permettre de satisfaire une telle ambition que son trafic passagers actuel dépasse celui de son concurrent de Wuhan : 12,6 millions de passagers en 2010, là où la rotation annuelle passagers de Wuhan est de 11 millions de personnes.

On notera les ambitions des dirigeants de la province de développer, comme à Wuhan, l’économie verte, les économies d’énergie et de réduire les émissions polluantes. L’aspect hydrologique sera tout particulièrement mis en exergue, le Hunan étant une province test en la matière : parmi les mesures concrètes envisagées, on peut notamment relever la protection des ressources en eau et la dépollution en métaux lourds du fleuve Xiang.
 La présence économique française

La présence économique française dans la province du Hubei remonte à l’installation de Citroën à Wuhan dès 1992. Elle s’est considérablement diversifiée depuis lors, principalement selon trois vagues d’implantation de sociétés françaises : concentrée dans le secteur automobile (Citroën, PSA et nombre d’équipementiers) dans une première étape, elle a ensuite gagné le secteur énergétique avec l’arrivée d’Alstom et d’AREVA pour s’étendre à la grande distribution (Carrefour), la banque (Société Générale) et de plus en plus à des entreprises de pointe maitrisant de hautes technologies (ingénierie ferroviaire, chimie verte …). A ce jour, près de 80 entreprises françaises sont établies dans cette province, entre le quart et le tiers des investissements français en Chine.
 Wuhan : ville pilote du Développement Urbain Durable (DUD)

La présence économique française peut désormais compter sur un nouveau vecteur : les immenses perspectives qu’offre pour les années à venir la planification du futur Grand Wuhan. Ce projet, qui vise à regrouper en une seule conurbation de 30 millions d’habitants, Wuhan (10 millions d’habitants aujourd’hui) et ses huit villes satellites, gérée selon de nouvelles normes environnementales, devrait, par les immenses besoins qu’il génère, favoriser à terme une nouvelle vague de présence économique française. Avec son savoir faire en matière de développement urbain durable, la France et ses entreprises est tout naturellement appelée à être associée à un tel projet, comme le confirme la décision prise par le gouvernement chinois de retenir le Grand Wuhan en tant que site-témoin de la coopération franco-chinoise en matière de développement urbain durable.

Cette coopération est entrée dans une phase opérationnelle. Le 30 avril 2010, dans le cadre de la visite d’Etat du Président de la République en Chine, M. Jean-Louis BORLOO, Ministre de l’Ecologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer et M. LI Hongzhong, gouverneur de la Province du Hubei, ont signé à Shanghai une lettre d’intention sur la coopération en matière de développement urbain durable. Ce texte permet de renforcer notre coopération dans plusieurs domaines essentiels : la planification urbaine, les mobilités urbaines, la protection du patrimoine, l’efficacité énergétique, le traitement de l’eau et des déchets, les énergies propres, l’aménagement territorial à faible intensité carbone.

Regards croisés sino-français sur la croissance durable et la nouvelle consommation

Ajouté au 18/04/2011 par SHI Lei

L’évènement, dont le thème est « Croissance durable et nouvelle consommation », propose de croiser les regards sur les nouvelles opportunités et les défis auxquels font face les entreprises françaises et chinoises.

Droit de l’environnement, regards croisés entre l’Europe et la Chine

Ajouté au 18/04/2011 par SHI Lei

 

L’ambassade de France en Chine lance en effet un nouveau cycle de conférences sur l’environnement. En 2011, quatre évènements seront organisées sur le droit de l’environnement (avril), l’urbanisme (juin), la forêt (septembre) et l’eau (novembre). Egalement destinées au grand public, ces conférences ont pour objectif de sensibiliser les citoyens aux enjeux environnementaux et de favoriser les échanges d’expérience entre la France la Chine.

Conférenciers : Mme Jacqueline Morand-Deviller et M. ZHU Xiao, Professeurs

Professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et doyen honoraire de la faculté de droit de l’université Paris XII, Mme Jacqueline Morand-Deviller a reçu les palmes académiques, les insignes d’officier de la légion d’honneur ainsi que les insignes d’officier de l’ordre national du mérite. Mme Morand-Deviller est notamment l’auteur d’un « Que sais-je ? » sur le droit de l’environnement ainsi que de nombreux articles sur ce sujet.

Professeur à la faculte de droit de l’Université du Peuple, spécialiste des questions environnementales, M. Zhu Xiao est diplômé de la faculté de droit de l’université du Zhejiang et de l’université du peuple. Consultant sur les questions de législation environnementale pour le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) et la NDRC (Commission Nationale pour la Réforme et le Développement), M. Zhu Xiao est l’auteur de nombreuses publications sur le droit chinois de l’environnement , notamment « A Study of Socialized Indemnification for Ecological Damage : A Jurisprudential Perspective ».

Présentation :

Afin de répondre au défi du changement climatique et développer un modèle de développement économique moins polluant, la Chine a adopté récemment de nombreuses lois sur l’environnement (loi sur la lutte contre la pollution, loi sur l’eau, loi sur les déchets solides…). D’autres lois sont en cours d’élaboration (loi sur le changement climatique, nouvelle loi sur la pollution atmosphérique).

Dans ce cadre, les deux intervenants mèneront une analyse comparative des droits de l’environnement en Europe et en Chine. A travers des exemples concrets, cet échange portera sur un vaste éventail de thèmes : grands principes de droit, sources du droit, acteurs compétents, procédures mises en œuvre, responsabilité environnementale.

A l’issue des interventions de chacun des deux conférenciers, un débat sera engagé avec les participants.

« La Chine et son Droit  »
Le cycle de conférences sur « la Chine et son droit » a pour objectif de faire connaître le droit chinois et ses experts et d’aborder la société chinoise contemporaine par le droit. Réunissant les meilleurs spécialistes chinois et étrangers autour de thématiques d’actualité, les conférences sont ouvertes à tous. Chercheur à Sciences Po, basée à Pékin, Stéphanie Balme anime ce cycle de conférences.

La France a une ferme confiance en la Chine, dit Jean-Pierre Raffarin

Ajouté au 18/04/2011 par SHI Lei

Face au développement rapide de la Chine, la France ne se sent pas inquiète, bien que les Etats-Unis et certains autres pays européens soient en grand désarroi et estiment que leurs pays risquent d’être remplis de produits chinois, a dit Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français.

M.Raffarin a exprimé ce point de vue le 14 avril au cours de la 17e édition du Colloque d’économie sino-français.

L’ancien Premier ministre français a fait connaître ses points de vue à plusieurs reprises dans des occasions différentes.

Depuis 1976, il a effectué des visites à intervalles réguliers en Chine presque tous les ans. Après l’échange de visites des chefs d’Etat français et chinois l’an dernier, les deux pays ont renforcé la compréhension mutuelle. Ce genre d’échange stratégique a renforcé la confiance mutuelle, a-t-il estimé.

« La France a choisi l’amitié, comme l’a fait Charles de Gaulle en 1964. Et nous avons une ferme confiance en la Chine, de même que Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac », a dit M. Raffarin, ajoutant que la France et la Chine ont une orientation commune et des idées proches sur le futur développement et nous aurons une plus ferme confiance en l’avenir.

M. Raffarin a estimé que la France et la Chine partagent des vues sur le développement futur.

Il a expliqué, en indiquant que les deux pays mettent l’accent sur la multipolarisation du monde. Un équilibre multi-polaire permet d’assurer la paix mondiale. « La Chine et la France ne sont pas d’accord sur le point de vue selon lequel la paix devrait être établie sur la domination d’ un pays sur les autres. La paix est l’équilibre entre pays. Il a fait l’éloge de la Chine pour sa participation de plus en plus nombreuse aux affaires mondiales et aux organisations internationales. Il a encore parlé de la coopération franco-chinoise sur les problèmes monétaire et financier du monde qui ont été discutés lors de la réunion de haut niveau du G20 à Nanjing.

Les deux pays insistent tous sur le changement de mode de croissance dans le futur et sur le développement de hautes technologies et des produits à haute valeur ajoutée pour accélérer ce changement. Les principes établis dans le 12e plan quinquennal de la Chine et qui consistent à stimuler la consommation à l’intérieur du pays et à maintenir un développement durable sont semblables à ceux que la France devrait lancer dans le futur.

Les deux pays sont contre le protectionnisme. Le protectionnisme n’est pas un bon choix pour les nouvelles économies. La France espère que les règles commerciales plus sévères et plus transparentes seront établies à l’avenir. Et une ouverture plus poussée est le meilleur levier pour le développement commun des deux pays, a-t-il dit.

La Chine va construire une Nouvelle Route de la Soie vers l’Europe

Ajouté au 18/04/2011 par SHI Lei

La Chine projette la construction d’une « Nouvelle Route de la Soie » qui passera par l’Asie Centrale et se poursuivra jusqu’en Europe, facilitant ainsi le transport et le commerce.

Cette route complètera une voie ferrée dite « Voie de la Soie » en projet, qui permettra aussi de favoriser les connections avec l’Europe et les pays situés entre la Chine et elle, ont confirmé reponsables et experts.

Des sources proches de l’Administration des Autoroutes du Xinjiang ont dit que la construction d’une voie express de 213 km entre Kashgar et Erkeshtam commencerait bientôt. La route devrait être mise en service en septembre 2013.

Ce projet, qui devrait coûter 4,3 milliards de Yuans (660 millions de Dollars US) est décrit comme étant la première voie express à traverser le Plateau du Pamir et à offrir un accès à l’Asie Centrale.

Ju Chengzhi, Directeur du Département des Affaires Internationales au Ministère des Transportsn a précisé au China Daily que la voie express Kashgar-Erkeshtham qui sera bientôt construite est une section de la nouvelle ligne proposée entre l’Asie et l’Europe.

Il a dit que la route, dans sa partie chinoise, commencera à Lianyungang, dans la Province du Jiangsu, dans l’Est du pays, puis se dirigera vers Xi’an, dans la Province du Shaanxi, dans le Nord-Ouest, avant d’arriver dans la Région Autonome Ouighour du Xinjiang.

La route proposée passera ensuite par le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Turménistan, l’Iran et la Turquie, a t-il ajouté.

« La route reliera la Chine aux principaux pays d’Asie Centrale, d’Asie de l’Ouest et l’Europe. Elle traversera les centres administratifs de ces pays, leurs villes principales et leurs zones de production de ressources », a t-il dit.

D’après M. Ju, la Chine a également proposé deux autres liaisons routières entre la Chine et l’Europe, une passant par le Kazakhstan et la Russie, et l’autre traversant le Kazakhstan via la Mer Caspienne.

D’après les experts, ce sont les barrières comme les barrières techniques et les problèmes liés aux taxations et aux douanes qui font que la plupart des marchandises que la Chine exporte vers l’Europe sont transportées par mer.

Le commerce de la Chine avec les pays d’Asie Centrale a été multiplié par cinquante lors des 17 années qui ont séparé 1992 et 2008, d’après un article de Xinhua publié en 2009.

D’après cet article, le volume de commerce entre la Chine et les cinq pays d’Asie Centrale se montait à 527 millions de Dollars US en 1992 ; il était de 25,2 milliards de Dollars US en 2008.

Pour faciliter les communications et le commerce, la Chine prône aussi une liaison ferroviaire qui partirait de la Région Autonome Ouighour, en Chine, puis passerait par le Tadjikistan, le Kirghizistan et l’Afghanistan avant d’arriver en Iran, d’après l’ancien Ministre Iranien des Affaires Etrangères Manouchehr Mottaki qui s’était exprimé le 15 novembre dernier.

La voie ferrée serait ensuite divisée en deux routes, une menant en Turquie, et l’autre menant en Europe.

Regards croisés sino-français sur la croissance durable et la nouvelle consommation

Ajouté au 18/04/2011 par SHI Lei

Organisé conjointement par le CCPIT ( China Council for the Promotion of International Trade ), le Centre de recherche du développement du Conseil des affaires d’Eat et le Comité France-Chine, le XVIIe colloque économique franco-chinois s’est déroulé ce matin dans l’hôtel Sofitel de Beijing. L’évènement, dont le thème est « Croissance durable et nouvelle consommation », propose de croiser les regards sur les nouvelles opportunités et les défis auxquels font face les entreprises françaises et chinoises.

Selon l’ancien premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, le colloque est organisé à un moment où la Chine et la France sont en grande forme, marquées par la confiance, la vision commune et les projets partagés. « Dans ce monde où certains s’inquiètent de la montée en puissance de la Chine, la France n’a pas peur. Entre la peur et l’amitié, la France a choisi l’amitié et cela est la voie choisie par la France depuis 1964 avec le Général de Gaulle. Cette amitié est fondée sur un regard commun pour l’avenir ». Les deux pays sont en train de transformer leur croissance économique et retiennent les mêmes axes stratégiques. « Nous voulons rassurer les peuples pour qu’ils moins inquiets pour l’avenir, s’engageant ainsi davantage dans la croissance par la consommation intérieure. Nous préférons l’ouverture au protectionnisme. Le protectionnisme n’est pas la bonne réponse à l’émergence des marchés. Je crois que l’ouverture est le véritable levier du développement », a déclaré l’ancien premier ministre français lors de l’ouverture du colloque.

Jean-Pascal Tricoire, president du Comité France-Chine, a évoqué le contexte dans lequel le thème a été choisi. Selon lui, le thème « Croissance durable et nouvelle consommation » correspond à l’une des idées principales du 12e plan quinquennal chinois, qui met l’accent sur le développement des nouvelles technologies informatiques, les nouvelles énergies ainsi que la biotechnologie. « Avec nos expériences, nous les entreprises françaises avons une vive volonté de contribuer à ce plan grandiose », a-t-il souligné.

En 2010, le volume commercial bilatéral a atteint 44,8 milliards de dollars, affichant une croissance de 30 % par rapport à l’année précédente. Les entreprises françaises ont investi dans plus de 4 000 projets en Chine, pour un montant total d’environ 10 milliards de dollars. « En plus des domaines traditionnels tels que l’énergie nucléaire, l’aéronautique et le chemin de fer, nous devons maintenant élargir nos coopérations vers de nouveaux secteurs, notamment les finances, la protection environnementale, les services ainsi que l’énergie propre », a déclaré Zhou Tienong, vice-président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale de Chine.

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