Francophonie 2011, dis-moi dix mots qui nous relient

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

Canton s’apprête à fêter l’édition 2011 de la Francophonie. Placée sous le signe de la solidarité, cette manifestation culturelle et festive offre aux francophones et francophiles du monde entier une occasion de célébrer ensemble la langue française.

La Fête de la francophonie est une saison culturelle festive qui a lieu chaque année dans le monde entier aux alentours du 20 mars, date anniversaire de la création de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). La Fête de la francophonie célèbre la langue française ainsi que les valeurs qu’elle promeut à travers le monde : le dialogue et l’amitié entre les peuples, la richesse et la diversité culturelles. Cette fête est ouverte, au-delà des pays et régions membres de l’OIF, à toute organisation ou personne souhaitant fêter la langue française et les valeurs de partage et de diversité culturelle. Cette année, plusieurs institutions et associations chinoises proposent également des activités autour de la langue française, autant d’occasions de rencontres et d’échanges croisés autour des valeurs francophones.
Dis-moi dix mots… de septembre à juin

L’opération nationale « Dis-moi dix mots » offre à tous les passionnés de la langue française l’occasion de jouer avec les mots en donnant libre cours à leur créativité et de manifester combien cette langue est riche d’innovation, de poésie, d’inventivité. Elle permet à chacun d’exprimer son attachement à la langue française, outil par excellence du lien social, de l’expression personnelle et de l’accès à la citoyenneté et à la culture.

Chaque année, une thématique et dix mots sont choisis en commun avec nos partenaires francophones : la Belgique, la Suisse, le Québec et l’Organisation internationale de la Francophonie (qui réunit 70 Etats dans le monde, soit plus d’un quart des pays de la planète).

Ces dix mots ont vocation à susciter l’imagination de tous ceux qui s’en emparent pour s’exprimer librement à travers différents supports de création : dix mots à dire, à écrire, à « slamer », à calligraphier, à représenter ; dix mots pour jouer, pour chanter, pour découvrir… Autant d’occasions de manifester combien la langue française est riche d’innovation, de poésie, d’inventivité…

Les participants ont toute latitude pour jouer avec ces dix mots et organiser des manifestations tout au long de l’année, tout particulièrement à l’occasion de la « Journée internationale de la Francophonie », le 20 mars.
La thématique 2010-2011 : « Dis-moi dix mots qui nous relient »

De tous les liens que nouent les hommes dans la cité, le lien de la langue est le plus fort, parce que c’est lui qui fonde le sentiment d’appartenance à une communauté. La langue participe ainsi à la cohésion sociale d’un groupe ou d’une collectivité ; c’est elle qui nous permet de « faire société ». Langue « en partage » pour tous ceux qui ont choisi de l’apprendre ou qui l’ont reçu en héritage, le français – parce qu’il est souvent en contact avec d’autres langues – est aussi une langue de partage, une invitation à s’ouvrir à un autrui ou à un ailleurs.

Les dix mots choisis avec nos partenaires de la Francophonie pour illustrer le lien de solidarité qui, grâce au partage de la langue, relie les membres d’une même communauté (étant entendu qu’un même individu peut appartenir à plusieurs communautés linguistiques à la fois) sont : « accueillant, agapes, avec, chœur, complice, cordée, fil, harmonieusement, main, réseauter ».

Best Buy annonce la fermeture de tous ses magasins en Chine

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

 

Arrivé en 2003, c’est avec regret que Best Buy annonce la fermeture de ses 9 magasins répartis sur le territoire Chinois. Selon Kal Patel, cette action résulterait d’une décision stratégique. Ses activités seront fusionnées avec celle de sa filiale Five Star Appliance, 3ème distributeur de produits électroniques avec 170 magasins en Chine. En effet, Five Star Appliance a été acheté en 2008 pour environ 360 millions d’euros suite à sa prise de participation de 180 millions d’euros en 2006. Le groupe espère recentrer sa stratégie de commerce de détail à travers le développement de Five Star Appliance, il est prévu l’ouverture de 40 à 50 magasins d’ici 2013. Dommage pour Best Buy, car il  restait l’une des seules grandes surface d’électronique et d’électroménager au style occidental (des rayons propres et organisés où le marchandage était banni), une enseigne digne de confiance.

Petite précision, le siège de Five Star Appliance est situé à Nanjing (Jiangsu), une petite ville simple et chaleureuse qui me tient particulièrement à cœu.

La Chine n’est pas affectée par les fuites de la centrale nucléaire frappée par le séisme au Japon

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

La Chine n’est pas touchées par les fuites radioactives après une autre explosion dans la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, a annoncé mardi l’Administration nationale de la sécurité nucléaire, relevant du ministère chinois de la Protection de l’environnement.

L’administration a fait cette annonce lors d’une conférence de presse, en se basant sur les résultats de prélèvements dans l’environnement effectués mardi à 10H00.

L’explosion, qui s’est produite mardi matin dans le réacteur N°2 de la centrale, est la troisième dans la centrale endommagée suite au séisme dévastateur survenu vendredi dernier et au tsunami qui lui a succédé.

Le ministère chinois de la Protection de l’environnement a affirmé qu’il allait suivre de près la situation et intensifier la surveillance.

Le 12 mars, le ministère a commencé la surveillance des niveaux de radiation à travers le pays, et les résultats seront publiés sur son site Internet officiel.

Alain Peyrefitte : six visites d’étude en Chine

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

En envisageant globalement la situation mondiale, le général de Gaulle, homme politique hors du commun, a pris la décision de reconnaître la République populaire de Chine en 1964. La France est donc le premier pays de l’Occident à établir des relations diplomatiques avec la Chine nouvelle au niveau d’ambassadeur. C’est avec une vive émotion que nous apprécions la sympathie des partisans du général de Gaulle pour la Chine et leurs efforts pour cultiver l’amitié entre nos peuples et nations, et pour promouvoir la compréhension de la Chine. Nous notons en particulier cinq gaullistes qui ont contribué de manière remarquable au maintien de la position amicale du général de Gaulle envers la Chine, au développement des relations sino-françaises et à la compréhension entre les deux peuples.

Alain Peyrefitte, né le 26 août 1925 à Najac dans l’Aveyron, a commencé ses études supérieures à l’Institut de littérature et du droit de Montpellier, puis à l’Ecole normale supérieure de Paris et l’Ecole nationale d’administration. Le jeune Peyrefitte possédait un talent de diplomate. Dans les années 1960-70, il a été député gaulliste à l’Assemblée nationale et a assumé, sous la présidence de Charles de Gaulle, de Georges Pompidou et de Giscard d’Estaing, les fonctions de ministre de l’Éducation nationale, de l’Information, de la Culture, de la Justice et des Fonctions publiques. Il a présidé, à l’Assemblée nationale, la Commission des Affaires culturelles et sociales, et le comité des amitiés franco-chinoises.

On ne peut pas contourner son essai Quand la Chine s’éveillera…le monde tremblera pour évoquer ses liens étroits avec la Chine. Quand il conduisait une délégation d’enquête d’hôpitaux français en Chine, en juillet et août 1971, la première délégation occidentale officielle autorisée à visiter le pays, Alain Peyrefitte a été reçu avec les honneurs du gouvernement chinois. Le premier ministre Zhou Enlai a rencontré trois fois la délégation et a eu une entrevue amicale avec M. Peyrefitte. Ces conversations lui ont permis d’appréhender la grandeur d’âme de cet homme politique chinois et de raffermir sa confiance en la politique d’amitié traditionnelle du général de Gaulle envers la Chine.

Au cours d’une réunion organisée à la mémoire du Premier ministre chinois, M. Peyrefitte s’est rappelé les trois entrevues qu’il avait eues avec lui en 1971. Il s’est déclaré fortement impressionné de prime abord par les pas alertes et le visage rayonnant de sagesse du septuagénaire. Le chef du gouvernement chinois a loué le président de Gaulle pour son initiative d’établir des relations diplomatiques avec la Chine. La Chine, a-t-il dit, admire la politique étrangère indépendante du général de Gaulle dont la disparition a été si subite qu’il n’a pas pu visiter le pays, à notre vif regret. M. Zhou a également parlé de son séjour « travail-études » à Paris, et des impressions indélébiles laissées par l’hospitalité des Français, leur attitude d’égal à égal et leur amitié envers les immigrés. M. Peyrefitte s’est également souvenu de la question qu’il avait posée à son hôte chinois, avant son départ de Beijing : « J’ai entendu dire que vous travailliez dix-huit heures par jour. N’êtes-vous pas fatigué ? » Au lieu d’évoquer sa situation personnelle, le premier ministre chinois, connu pour sa modestie et sa prudence, a répondu que « l’ensemble du peuple chinois travaille inlassablement ».

Cette enquête a mené Alain Peyrefitte dans dix-huit provinces. Il a ainsi pu connaître la situation globale à la base et avoir une vue relativement objective du travail et des conditions de vie des Chinois. Il a publié en 1973 son premier ouvrage concernant la Chine, Quand la Chine s’éveillera…le monde tremblera, comme le résultat de cette enquête. Il y a présenté la révolution et l’édification menées par les communistes chinois représentés par Mao Zedong et les succès de la Chine nouvelle dans les domaines politique, économique, culturel, éducationnel, scientifique, technologique et diplomatique. Au sujet du titre, il a révélé que lorsque ses troupes expéditionnaires avançaient jusqu’à Moscou, Napoléon Bonaparte a entendu un conseiller lui proposer de s’emparer de la Chine en même temps. Napoléon a prononcé une phrase célèbre : « Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera. » Ce propos signifie qu’aux yeux des Français, la Chine est un lion endormi, qu’il ne faut absolument pas réveiller. Alain Peyrefitte a utilisé cette phrase, présageant l’émergence prochaine du pays. Les résultats de la réforme et de l’ouverture de la Chine ont corroboré sa prédiction. Ce livre a éveillé l’intérêt des Français pour l’ancien empire oriental et a obtenu un succès considérable : il s’est vendu à 1,8 million d’exemplaires. Ainsi, Alain Peyrefitte a gagné une position d’autorité sur questions chinoises. En 1996, il a publié La Chine s’est éveillée. Vingt ans séparent la parution de ces deux livres qui ont suscité un écho réciproque, et le public les a appréciés comme des guides de connaissance sur le pays.

En réalité, M Peyrefitte s’est intéressé à la Chine dès les années 1950. Quand il travaillait au consul général de France à Cracovie, en Pologne, le hasard a voulu qu’il tombât sur une collection de notes de voyages et d’aventures conservée par le ministre des Affaires étrangères du tsar Alexandre 1er. Il s’est intéressé tout particulièrement au « Voyage dans l’intérieur de la Chine et en Tartarie, avec la mission de Lord Macartney ». Fasciné par la réception du Lord par l’empereur Qianlong au Palais d’été de Chengde, Alain Peyrefitte a eu l’idée de présenter au public occidental la société chinoise traditionnelle, par une étude comparée des deux civilisations.

Mu par cette volonté, il a visité six fois la Chine pour effectuer des enquêtes sur place. Il s’est promené sur les principales digues parcourues par la mission de Macartney et a recueilli 120 000 pages de matériaux originaux. Il est entré dans la Cité interdite de Beijing pour lire les documents relatifs à la réception de l’envoyé diplomatique d’Angleterre par la cour des Qing. Après plusieurs années d’études, il a publié en mai 1989 un récit historique, l’Empire immobile ou le choc des mondes. Il s’est rendu encore une fois à Chengde en 1993 pour assister au séminaire sur le bicentenaire de l’arrivée des émissaires anglais en Chine. Du voyage de Macartney, il a conclu que si la Chine, l’inventeur de la boussole, du papier, de la poudre et de l’imprimerie, et l’Europe, qui a découvert l’électricité et inventé le moteur à vapeur, avaient pu communiquer et coopérer, la civilisation mondiale aurait progressé plus vite.

En novembre 2002, lors du 3e anniversaire de son décès, un buste en bronze d’Alain Peyrefitte en robe de membre de l’Académie française a été érigé sur le campus de l’Université de Wuhan, au Hubei. Le peuple chinois a ainsi rendu hommage à cet ami français et souhaité que l’amitié entre les deux peuples ne cesse de se consolider et de se développer.

Edouard Balladur : l’ouverture d’un nouveau chapitre des relations franco-chinoises

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

Quand le Parti socialiste était au pouvoir, au début des années 1990, une grave crise a éclaté entre Beijing et Paris à propos de la vente d’armes à Taiwan par la France. En août 1991, le gouvernement français a décidé de vendre à Taiwan six frégates La Fayette, et en novembre, 60 Mirages 2000-5, malgré la ferme opposition du gouvernement chinois. La partie chinoise a donc usé de représailles en fermant le consulat de France à Guangzhou, en suspendant les travaux du métro de Guangzhou, de la 2e phase de la centrale nucléaire de Daya Bay, et les négociations sur l’achat du blé français, en contrôlant rigoureusement la circulation de personnes au niveau supérieur à celui de vice-ministre et en boycottant quatre entreprises françaises impliquées dans l’affaire. Les rapports sino-français ont traversé la plus grave crise depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques en 1964.

Il a fallu un peu plus d’un an pour que cette crise connaisse un tournant. En mars 1993, le Rassemblement pour la République (RPR) a gagné les élections législatives. Il a ainsi obtenu l’occasion de constituer le gouvernement et d’entamer la deuxième « cohabitation » avec un président de gauche. Cette fois-ci, Jacques Chirac a recommandé Edouard Balladur au poste de premier ministre, et lui-même se préparait à l’élection présidentielle qui devait avoir lieu deux ans plus tard.

Le changement du gouvernement a fourni aux deux pays une chance de sortir de la crise. Quatre mois après son entrée en fonctions, M. Balladur a décidé d’envoyer un émissaire spécial à Beijing, dans une tentative de trouver des solutions au problème. Il a jeté son dévolu sur Jacques Friedmann, PDG de l’Union des Assurances de Paris et partisan du RPR. Quand M. Balladur était ministre des Finances, il était son conseiller économique et sous son mandat de Premier ministre, il est devenu l’un des artisans de la politique économique du nouveau cabinet. Cet homme de confiance a effectué deux visites secrètes en Chine, en juillet et décembre 1993, et les deux parties ont finalement consenti à publier un communiqué conjoint sur la normalisation des relations bilatérales et annonçé la visite officielle du Premier ministre français en Chine.

Le 12 janvier 1994, Beijing et Paris ont publié en même temps le « Communiqué conjoint de la République populaire de Chine et de la République française », annonçant le rétablissement de leurs relations d’amitié et de coopération traditionnelles. La partie française s’est engagée à ne plus vendre d’armes de guerre à Taiwan. Une nouvelle page a ainsi pu être tournée.

En avril 1994, M. Balladur a effectué une visite officielle en Chine. Il faut souligner que cette visite représentait alors un certain risque politique, parce qu’un courant antichinois battait son plein sur le plan international, y compris en France. La Chine était la cible d’attaques sur la question des droits de l’homme. Par conséquent, certains médias ont reproché au Premier ministre français de ne pas critiquer publiquement la Chine comme le faisait Washington, et étaient d’avis que la France avait fait trop de concessions envers la Chine et avait été humiliée. A ces reproches, M. Balladur a répondu que sur la question des droits de l’homme, il n’avait aucune raison d’agir comme d’autres puissances. Ces pays veulent toujours donner des leçons à autrui, sans agir effectivement dans ce sens chez eux. Ces propos montrent que la France veut aplanir les divergences sur la question des droits de l’homme par le dialogue et non par la confrontation. C’est justement ce qu’a préconisé la Chine en cette matière. C’est pourquoi la visite de M. Balladur a obtenu des résultats positifs. Elle a balayé les obstacles au développement des relations bilatérales et a jeté la base de leur essor ultérieur. Cinq mois plus tard, en septembre, le président chinois Jiang Zemin a effectué une visite d’Etat en France, qui a tourné un nouveau chapitre dans le développement des relations sino-françaises.

Jean-Pierre Raffarin, le « chef des pompiers »

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

Les relations sino-françaises ont connu de graves revers en 2008. D’abord la perturbation du parcours de la Flamme olympique à Paris, puis la menace du président français de boycotter la cérémonie d’ouverture à Beijing au nom de la question du Tibet, et enfin la réception du dalaï-lama à Paris, au mépris de la ferme opposition chinoise. Ce comportement déraisonnable a fortement indigné le peuple chinois et l’hostilité est montée subitement entre les deux parties. Les relations bilatérales ont connu à une période de gel. Au cours de cette crise, une haute personnalité française s’est rendue quatre fois en Chine pour chercher à réconcilier les deux gouvernements et trouver un moyen de surmonter les difficultés et de balayer les obstacles. Elle a obtenu le surnom de « chef des pompiers ». Elle a pu finalement exaucer ses vœux et voir les deux gouvernements normaliser leurs relations. Cette personnalité est M. Jean-Pierre Raffarin, qui était Premier ministre sous la présidence de Jacques Chirac.

Déjà dans les années 1970, le jeune Raffarin était attiré par le lointain pays d’Orient. En voyage d’étudiant à Hong Kong en 1971, il a contemplé avec curiosité le continent chinois au télescope. Il n’oubliera pas ce vaste pays mystérieux. En 1976, il a profité d’un programme d’échange franco-chinois pour se rendre dans la partie continentale de Chine. Il a passé un mois à la parcourir en train, de Guangzhou au sud à Harbin au nord. C’était une année très difficile pour la Chine, a-t-il dit plus tard. Cette année-là, les dirigeants chinois Zhou Enlai, Zhu De et Mao Zedong sont décédés, et un grave séisme s’est produit à Tangshan. J’ai eu l’impression de passer une période exceptionnelle avec les Chinois, a dit M. Raffarin.

Après trente ans de contacts avec la Chine et ses habitants, Raffarin a écrit un livre sur la Chine, en collaboration avec son épouse, sous le titre Ce que la Chine nous a appris. « Ce n’est ni un livre politique, ni un livre académique. C’est plutôt un livre du coeur. Nous souhaitons dire à nos amis chinois comment nous voyons la Chine et ce que nous avons appris d’elle », explique-t-il.

C’est en 2003 que les Chinois ont connu Raffarin. En avril, il a effectué une visite officielle, en sa qualité de premier ministre français. Il était le premier dirigeant occidental à Beijing depuis l’éclatement de la crise du Sras. « Le médecin m’a conseillé de reporter ma visite », a-t-il dit plus tard. « Mais je pensais que mes amis chinois en difficulté avaient besoin de soutien. Je devais donc y aller, sans masque, car je voulais utiliser ma visite pour montrer ma confiance en la victoire des Chinois et ne pas donner l’impression que j’avais peur du Sras ».

Cette visite lui a permis d’établir de bonnes relations personnelles avec son homologue chinois Wen Jiabao. Après avoir quitté son poste de premier ministre, il est souvent revenu en Chine, et a toujours reçu un accueil chaleureux de Wen Jiabao. Aux yeux de Raffarin, le Premier ministre chinois est un administrateur capable et judicieux.

En 2008 et 2009, les relations sino-françaises ont connu de sérieuses difficultés. M. Raffarin s’est déplace à quatre reprises entre Paris et Beijing pour aplanir les différends et trouver des solutions.

Au printemps 2008, suite à la perturbation du parcours de la flamme olympique à Paris et de l’hommage rendu par la mairie de Paris au dalaï-lama en nommant citoyen d’honneur, les relations bilatérales virent à l’hostilité. Le 24 avril, l’ancien premier ministre français est arrivé en Chine, porteur d’une lettre du président Sarkozy à son homologue chinois, en sa qualité d’envoyé spécial. Lors de l’interview qu’il a accordée à la presse, il a déclaré que des chocs sentimentaux survenus entre les citoyens des deux pays et une série de déplaisirs avaient éveillé la vigilance des dirigeants et que les deux parties cherchaient à faire sortir les relations bilatérales de leur situation difficile. En évoquant les raisons occasionnant ces chocs, il a déclaré sans ambages que le maire de Paris avait commis une très grave erreur politique. Quant aux déplaisirs produits lors du parcours de la flamme olympique à Paris, il a décrit les agissements de ces saboteurs comme une « fanfaronnade ». Il a dit que bien qu’ils soient dans le pays natal de Pierre de Coubertin, ces gens-là n’honoraient pas l’esprit des Jeux olympiques et avaient déçu la plupart des Français.

En août 2008, M. Raffarin est arrivé une nouvelle fois à Beijing dans le but d’accompagner le président Sarkozy à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. Ce résultat l’a beaucoup satisfait.

Suite à la réception du dalaï-lama par le président français en décembre 2008, les relations sino-françaises ont connu une nouvelle crise. M. Raffarin est parti deux fois pour la Chine, en février et avril 2009, pour essayer de réparer les relations bilatérales. Le 8 février, il est arrivé à Beijing, à la tête d’une délégation parlementaire. Il était la première personnalité française de haut rang venue en Chine après cette crise. Le Premier ministre chinois a eu une entrevue avec lui, au cours de laquelle il a demandé à la partie française de prendre des actions concrètes et de répondre positivement et directement aux préoccupations de la partie chinoise concernant une question touchant à ses intérêts fondamentaux. M. Raffarin a répondu que la partie française était consciente de la sensibilité et de la grave conséquence d’un tel problème. L’opinion publique était d’avis qu’il était encore une fois l’envoyé spécial de Sarkozy pour réparer la situation. Au début du mois d’avril, il est revenu pour conduire une délégation participant au séminaire économique annuel Chine-France. Cette fois-ci, la délégation française comprenait les chefs de la quasi-totalité des entreprises françaises de renom ayant d’étroites relations de coopération avec la Chine. De toute évidence, la froideur des relations bilatérales a beaucoup inquiété le milieu industriel français. La tenue du séminaire a contribué positivement à relancer les échanges économiques et commerciaux entre les deux pays.

Grâce à leurs efforts conjugués, les deux gouvernements sont parvenus en avril 2009 à une unanimité de vues sur la restauration des relations bilatérales. Le 1er avril, les deux parties ont publié le communiqué de presse sino-français, dans lequel la France « récuse tout soutien à l’indépendance du Tibet sous quelque forme que ce soit ». Le même jour, Hu Jintao et Nicolas Sarkozy ont eu une entrevue à Londres. Ces faits montrent que les relations bilatérales ont tourné une nouvelle page, et que la coopération sino-française connaîtra désormais un vigoureux développement dans les domaines économique et commercial. Durant cette période peu commune, on a toujours vu la silhouette de M. Raffarin, ami du peuple chinois qui s’est employé à assurer le développement sain des relations franco-chinoises. Il a ainsi gagné le respect unanime des Chinois.

Pavillon « France » sur le salon national des boissons alcoolisées

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

Chengdu accueillera une fois encore, du vendredi 25 au lundi 28 mars 2011, le Salon National des Boissons Alcoolisées TANG JIU HUI.

Cette manifestation nationale rassemble chaque année les professionnels locaux, provinciaux et nationaux des vins et spiritueux en Chine. Pour cette édition, la Mission Economique – UBIFRANCE de Chengdu organise un « Pavillon national France » d’une surface de près de 500 m2 situé dans le hall 1 réservé aux produits étrangers.

La Région Languedoc Roussillon (Sud de France Export), la Région Aquitaine (AAPrA) et la Région Champagne Ardenne exposeront sur le « Pavillon France » dans un esprit fédérateur. 64 producteurs, négociants et distributeurs de toutes les régions viticoles françaises participeront à ce salon sous la bannière « France ».

Plusieurs évènements professionnels de dégustation de vins et champagnes animés par les exposants français, en présence des opérateurs chinois, constitueront les temps forts de cette « Semaine viticole française ».

Lieu du salon : Chengdu Convention and Exhibition Center. Métro : sortie « New Century City ». Horaires du salon : 9h00 à 17h00

Début de pénuries de produits japonais dans certaines villes chinoises à cause du séisme

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

Selon des constats de la douane de Xiamen, plusieurs entreprises japonaises installées dans la ville ont dû repousser ou Selon des constats de la douane de Xiamen, plusieurs entreprises japonaises installées dans la ville ont dû repousser ou suspendre leurs productions et des contrats d’exportation à cause de la forte perturbation des transports à Narita, notamment aux alentours des aéroports de la ville, et de la rupture d’approvisionnement de matières premières commandées au Japon. Il est en réalité difficile pour les entreprises concernées de trouver rapidement des alternatives.

Un responsable d’un fabricant d’écrans a indiqué avoir un stock suffisant pour deux semaines, mais que la production serait inévitablement touchée. L’entreprise a déjà repoussé la livraison de certaines commandes. L’approvisionnement en pièces détachées commence également à manquer chez un fabricant d’automobile. Les difficultés qu’ont leurs fournisseurs au Japon à fournir ces produits sont bien sûr dues au séisme.

Le Japon représente la deuxième origine des importations ainsi que le plus important marché d’exportation de la province du Zhejiang. Le séisme a paralysé le transport aérien et maritime entre le Japon et le Zhejiang, et des marchandises sont actuellement bloquées dans les ports.

Les entreprises japonaises sont nombreuses dans la ZIE de Hangzhou, capitale du Zhejiang. La douane de Hangzhou a déclenché son plan d’urgence de dédouanement pour assurer l’ordre normal des transactions avec le Japon, et a adopté plusieurs mesures pour répondre aux demandes des entreprises et accélérer la circulation des marchandises bloquées.

Dans le plus grand supermarché japonais de Shanghai, les étalages sont encore remplis de produits, et la semaine des aliments japonais est maintenue.

Selon des employés du supermarché, la vente des produits importés du Japon reste normale, et n’a pas encore souffert des effets du séisme.

« Il nous reste trois pots de Meiji (marque de lait en poudre). L’approvisionnement est stoppé », a annoncé le patron d’un magasin de produits pour bébés de Guangzhou, même si l’offre de lait en poudre était déjà insuffisante depuis un certain temps avant même le séisme. Les importations de pommes japonaises sont également interrompues. Dans le supermarché TASTE de la place Zhonghua, à Guangzhou, les pommes japonaises sont déjà absentes des rayons.

L’affaire Renault ne devrait pas nuire aux relations franco-chinoises

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

Le 15 mars, le ministre français de l’Industrie, Éric Besson, a indiqué que l’affaire Renault ne devrait pas porter préjudice aux relations entre la France et la Chine, soupçonnée par la presse française d’avoir été bénéficiaire de l’espionnage dont le constructeur français s’est cru victime.

« Aucun responsable politique et, à ma connaissance, aucun dirigeant de Renault n’a jamais accusé la Chine. Aucun, aucun, aucun », a déclaré M. Besson. « Les Chinois savent comment les choses se passent, nous ne sommes pas supposés être responsables d’articles de presse », a-t-il assuré.

Se disant victime d’un espionnage industriel touchant ses batteries pour voitures électriques, le constructeur automobile français avait évoqué « une filière organisée internationale », mais M. Besson s’était refusé à confirmer la piste chinoise avancée par la presse française.

La Chine avait réagi en qualifiant ces accusations de « totalement sans fondement, irresponsables et inacceptables ». Le constructeur automobile a reconnu depuis que l’affaire d’espionnage était probablement montée de toutes pièces.

Pénurie de Sel en Chine

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

L’impact le plus frappant du séisme japonais en Chine, c’est les rumeurs. La rumeur sur Shanghai de pluies radioactives et maintenant la pénurie de sel iodé.

Pour information, l’iode est censé éviter la fixation des particules radioactives sur la thyroïde et donc parer d’éventuels cancers.

Conséquence des milliers de Chinois se ruent dans les magasins pour acheter du sel iodé, pensant ainsi pouvoir contrer les conséquences sanitaires éventuelles.

Il y a depuis aujourd’hui une pénurie dans les magasins supermarchés etc.

Dans le but d’apaiser les esprits, la Société nationale d’industrie salinière chinoise (CNSIC) a assuré disposer de stocks suffisants pour répondre à la demande de la population et a appelé les consommateurs à ne « pas paniquer ».

Par la suite, le gouvernement arrangea ce soucis pour clamer la population par des messages officiels.

 

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