L’assureur-crédit français Euler Hermes accélère ses investissements en Chine (INTERVIEW)

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

Le premier assureur-crédit français Euler Hermes accélérera ses investissements en Chine, en signant un accord de coopération avec le groupe China Pacific Insurance Corporation (CPIC), a déclaré son président Wilfried Verstraete dans une interview accordée lundi à Xinhua.

Dans le dernier plan de développement quinquennal, adopté il y a quelques semaines par le Parlement chinois, “on voit que la stratégie est de développer la demande interne en Chine” en parallèle aux exportations, qui restent un moteur important pour la croissance de l’économie chinoise, a remarqué M. Verstraete.

Dans ce contexte, le potentiel du marché domestique de l’assurance-crédit en Chine est “considérable”, a observé M. Verstraete, qui avait signé l’accord de coopéraiton jeudi à Shanghai avec Wu Zongmin, président de China Pacific Property Insurance Corporation, une filiale du groupe CPIC.

Le taux de pénétration de l’assurance-crédit en Chine est encore très faible, il est seulement de 0,14%, selon les chiffres fournis par le gouvernement chinois. Plus précisément, le volume des échanges commerciaux domestiques s’établissement à 12.137 milliards d’euros en Chine, mais le chiffre d’affaires assuré n’a atteint que 17,4 milliards d’euros.

Selon M. Verstraete, le taux de pénétration de l’assurance-crédit est de 15% à 20% en Europe, un marché plus développé.

“L’objectif de cet investissement est de participer au développement du marché chinois de l’assurance et d’ouvrir la voie à des accords de coopération sur ce marché, qui enregistre la plus forte croissance au monde”, a-t-il dit.

“Notre ambition est très claire. Nous voulons être le numéro un sur le marché de l’assurance-crédit domestique chinois. Nous sommes le numéro un mondial, nous voulons l’être aussi en Chine”, a-t-il dit. “Et nous partageons cette volonté avec le groupe CPIC. ”

Euler Hermes a dégagé un chiffre d’affaires consolidé de 2,15 milliards d’euros en 2010. Près de 70% de ce chiffre d’affaires est réalisé en l’Europe et aux Etats-Unis.

En Chine, Euler Hermes apportera sa capacité de réassurance et son expertise de la souscription des risques de crédit commercial, tandis que le groupe CPIC offrira sa connaissance du marché et ses réseaux de distribution.

“Ce partenariat permettra de nous développer de façon beaucoup plus efficace, et beaucoup plus rapide que si nous essayions de faire tout seul”, a avoué M. Verstraete, ajoutant que son groupe connaît CPIC à travers la participation du groupe Allianz au capital de l’assureur chinois.

La compagnie d’assurance allemande Allianz, maison mère d’Euler Hermes, détient 2,8% du capital du groupe CPIC, qui représentent 10,4% des actions cotées à la bourse de Hong Kong.

M. Verstraete a reconnu que le grand défi pour son groupe consisterait à “avoir autant d’informations financière que possible des entreprises chinoises actives dans le marché domestique chinois”, et à “construire un réseau d’informations qui nous permettra de connaître le plus grand nombre d’entreprises pour offrir une couverture de notre future clients”.

La baguette française se répand progressivement sur le marché chinois

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

Un dimanche matin de mars une queue se forme devant le rayon boulangerie d’un supermarché à Beijing. Les gens achètent du pain fraîchement sorti du four. Le fait notable est que plusieurs d’entre-eux ont acheté une longue baguette française.

“La première fois que j’ai acheté une baquette j’étais curieuse de son apparance, car cela ressemble à un grand bâton”; a dit Madame Yang qui achète du pain pour sa famille, “Je trouve quand même cela bon, donc j’achète de temps en temps de la baguette pour diversifier notre nourriture”.

Le vendeur du rayon a indiqué à l’Agence de presse de Xinhua que les baguettes se vendaient “plutôt bien”, en général plus de 40 baguettes sont vendues par jour.

Ces dernières années, les produits associés à la France ont gagné la faveur des Chinois : la haute couture, le parfum, ainsi que la gastronomie française sont très prisés en Chine et la culture boulangère française symbolisée par la baguette, se développe progressivement au sein de la population chinoise.

Selon Jia Qingping, responsable du Club des boulangers et pâtissiers de Beijing, la baguette française est entrée en Chine il y a très longtemps, mais auparavant elle se vendait seulement dans les hôtels étoiles et les restaurants français. Ce n’est qu’en 1995, avec l’ouverture de la première filiale de Carrefour à Beijing que ce genre de pain a été connu par la masse populaire.

Quinze ans après, la plupart des boulangeries en Chine ont commencé à fabriquer et vendre de la baguette. Une boulangère chinoise à Bejing a révélé qu’elle vendait généralement entre 40 et 50 baguettes par jour, par rapport à la vente quotidienne d’environ 300 Laopobing (une sorte de gâteau chinois), son produit le plus compétitif.

Actuellement, la baguette sert plutôt de décoration dans la plupart des boulangeries en Chine, car la masse populaire ne connaît pas très bien le pain français et n’a pas l’habitude d’en acheter. “Mais la baguette est déjà très répandue à Taiwan, c’est un produit compétitif là-bas”, a indiqué Kang Hengping, secrétaire de l’Association de l’industrie de boulangerie-pâtisserie de Chine.

L’artisan boulanger français Jérôme Bruet, qui travaille dans ce secteur depuis 20 ans, a donné sa propre explication de ce phénomène, “la qualité des baguettes sur le marché chinois est à peine satisfaisante, il y a des améliorations à faire”.

Selon M.Bruet, en raison “du mauvais choix de farine, de l’utilisation d’additifs et du manque de connaissance des techniques de panification”, les baguettes sont en Chine souvent “très sèche et ont une croûte dure”, ce qui limite sa popularisation.

“La baguette représente une image de la France, mais n’est pas un produit qui a un réel intérêt pour la consommation chinoise, sauf si on la fait vraiment bien et que l’on explique aux clients lA façon de la consommer”, a t-il ajouté.

M.Bruet a confectionné du pain pour Nicolas Sarkozy, lors de sa visite officielle en Chine en 2007. Très ambitieux, il projette maintenant de transférer son commerce en Chine, ” la Chine est un énorme marché, mais le pain contient souvent des matières grasses, je voudrais apporter aux Chinois un pain français bon pour la santé avec une valeur nutritive”.

Avec la globalisation du marché chinois et l’augmentation des revenus de la population, tous les produits boulangers ou pâtissiers de qualité ont de belles perspectives, “le marché chinois est actuellement ouvert à ces produits-là”, a conclu le secrétaire de l’Association.

Accord entre Euler Hermes et un assureur chinois pour coopérer en assurance-crédit

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

Le premier assureur-crédit français Euler Hermes a annoncé lundi avoir signé un accord avec le groupe China Pacific Insurance Corporation (CPIC) pour forger un partenariat en matière de l’assurance-crédit sur le marché chinois.

Par cet accord de coopération et de réassurance, Euler Hermes et CPIC “s’allient pour offrir aux entreprises chinoises une solution dédiée de transfert du risque pour leurs créances commerciales”, a déclaré l’assureur-crédit français dans un communiqué.

Les entreprises chinoises “ont la possibilité de livrer leurs clients tout en bénéficiant d’une assurance-crédit qui les indemnisera en cas de défaillance de leurs partenaires et de non paiement des factures”, précise le communiqué.

“Euler Hermes accélérera ses investissements en Chine”, a indiqué son président Wilfried Verstraete, dans une interview accordée à Xinhua.

“L’objectif de cet investissement est de participer au développement du marché chinois de l’assurance et d’ouvrir la voie à des accords de coopération sur ce marché, qui enregistre la plus forte croissance au monde”, a expliqué M. Verstraete.

Dans le cadre du partenariat, Euler Hermes apporte sa capacité de réassurance et son expertise de la souscription des risques de crédit commercial, tandis que CPIC apporte sa connaissance du marché chinois et ses réseaux de distribution qui couvrent la Chine continentale.

Numéro un mondial de l’assurance-crédit, Euler Hermes est l’un des leaders de la caution et du recouvrement de créances commerciales. Avec plus de 6.000 salariés présents dans plus de 50 pays, le groupe français offre une gamme complète de services pour la gestion du poste clients. Il avait enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 2,15 milliards d’euros en 2010.

CPIC a son siège à Shanghai. Ses 74.000 salariés et 300.000 agents fournissent un éventail de solutions de prévention des risques, conseils financiers et de gestion d’actifs.

Le groupe allemand Allianz, maison mère d’Euler Hermes, détient 2,8% du capital du groupe CPIC, qui représentent 10,4% des actions cotées à la bourse de Hong Kong.

PDG de Saudi Aramco : la demande chinoise en pétrole n’est pas un fardeau pour l’approvisionnement mondial

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

« La demande croissante de la Chine en pétrole ne pèsera pas sur l’approvisionnement mondial. En revanche, cela contribuera à promouvoir les investissements essentiels dans le secteur pétrolier pour renforcer l’efficacité et la capacité », a déclaré le 21 mars Khalid A. Al-Falih, PGD de Saudi Aramco.

Khalid A. Al-Falih, président du géant saoudien du pétrole géré par l’État, s’est exprimé lors du Forum du développement de la Chine 2011 qui s’est tenu à Beijing. Il a indiqué qu’il est injuste d’isoler l’impact de la demande de la Chine sur les marchés mondiaux du pétrole.

« Je crois que la demande chinoise peut compenser la baisse de la consommation dans les pays de l’OCDE, et il est essentiel d’encourager les investissements nécessaires dans l’exploration ainsi que la production de pétrole, le raffinage et la capacité de transport, ce qui profite en fin de compte à tous les consommateurs », a-t-il souligné.

« Avec ses besoins croissants en énergie, l’industrie pétrolière se tourne vers la Chine comme principale source de croissance. Il y a donc une relation mutuellement bénéfique et stratégiquement importante entre la Chine et les producteurs de pétrole du monde », a-t-il noté.

Il a exprimé qu’il croyait que la Chine pourrait être un investisseur mondial de ressources naturelles, ainsi qu’un pays au premier rang mondial dans l’ingénierie, le développement technologique, les services industriels et la gestion de projet.

Il a ajouté qu’avec l’extension des capitaux et le savoir-faire industriel sur les marchés étrangers, la Chine va non seulement aider à diversifier son économie, mais aussi sécuriser ces marchés par les biens et les services chinois.

« Cela permettrait d’améliorer l’intégration économique mondiale et de promouvoir la stabilité économique, en favorisant une sorte de communauté mondiale harmonieuse », a-t-il souligné.

Il pensait que la Chine serait la meilleure pour poursuivre la sécurité énergétique, promouvoir le développement durable et un développement économique équilibré, et protéger son environnement naturel grâce à un portefeuille énergétique diversifié convenablement complété par les énergies renouvelables et alternatives.

Le forum s’est déroulé de samedi à lundi à Beijing sous le thème « La transformation de mode de croissance de la Chine ». Des centaines d’experts travaillant dans différents domaines en Chine et à l’étranger se sont réunis pour partager leurs opinions sur le développement chinois.

Intervention de Pierre Lellouche, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce Extérieur, en session plénière de l’AFE :

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

Le Ministre a présenté avec la force de conviction qu’on lui connaît ses ambitions pour renforcer le commerce extérieur de la France et renforcer la place de nos entreprises à l’export. Insistant plus particulièrement sur la nécessaire réciprocité de nos échanges avec nos partenaires, il a aussi évoqué la protection de la propriété intellectuelle, des brevets et des secrets industriels. Il est nécessaire aussi de se battre pour réaliser de grands contrats. Les petites et moyennes entreprises doivent pouvoir avoir accès à l’export. Il a également évoquer les moyens de renforcer la synergie entre les entités OSEO, COFACE, CCI, UBIFRANCE au sein de pôles régionaux.

Conference sur l’investissement immobilier a Shanghai

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

 

 

La Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Chine, vous convie à participer à la conférence :

 

Comment constituer son patrimoine retraite grace a l’immobilier?

Presentée par

Hugues Martin, Senior Consultant chez Gladstone Morgan, basé à Shanghai
Jean-Francois Fougeret, Consultant mandaté à l’international de Réside Etudes

Jeudi 14 Avril 2011 de 18h45 à 20h30 à la CCIFC

 

La constitution d’un patrimoine immobilier retraite peut apporter une réponse cohérente au souci légitime et réel des expatriés et des femmes d’expatriés, qui cherchent à prévoir des revenus pérennes, sécurisés et sans souci de gestion pour les temps présents et futurs, en ne comptant que sur eux-mêmes. Hugues Martin présent à Shanghai depuis plus de 7 ans et spécialisé en gestion de patrimoine a invité le groupe Réside Etudes pour vous présenter leur solution a Shanghai. Mr Jean-Francois Fougeret, Consultant mandaté à l’international de Réside Etudes fera une présentation concernant les formes d’investissements offertes par le groupe et repondra aux questions aux cours de la conférence ou sur rendez-vous séparés.

 

INTERVENANTS:

 

 

Hugues Martin, Senior Consultant chez Gladstone Morgan, basé à Shanghai depuis plus de 7 ans et spécialisé dans la gestion de patrimoine pour les expatriés. Il est un membre actif de la communauté Française de Shanghai.

 

 

Jean-François Fougeret, Consultant indépendant à l’international mandaté par le Groupe RESIDE ETUDES.
Il représente le Groupe Reside Etudes depuis plus de 12 ans auprès des Français expatriés sur le sud-est asiatique et le Middle East.

Date: Jeudi, 14 Avril 2011
Programme:
18h45 – 19h00 : Inscription
19h00 – 20h00 : Presentation / Q&A session
20h00 – 20h30 : Cocktail
Langue : Français
Participation : Gratuit

 

Pour participer à cet événement, veuillez vous enregistrer avant le Mardi 13 Avril à 18h00.

Retour sur le 7ème Café des sciences "Vivez vos rêves" animé par Dassault Systèmes

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

Près de 80 personnes – journalistes, invités, étudiants de la filière francophone – se sont réunis le mercredi 16 mars à l’auditorium du Centre Culturel Français pour célébrer la fête de la Francophonie autour d’un café des sciences animé par Dassault Systèmes, et organisé par le Service pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France et l’Alliance Française de Pékin.

M. MA Song De, ancien vice-ministre du MOST, et fondateur du LIAMA (laboratoire franco-chinois de mathématiques et d’automatique), a ouvert cette conférence en exprimant son intérêt pour la technologie 3D développée par l’entreprise Dassault.

M. Wang Hao Feng, Directeur Général de Dassault Systèmes Chine a d’abord présenté les réalisations majeures de Dassault Systèmes en Chine, ainsi que ses outils de simulation 3D.

M. Bernard Parrenin, Responsable des ventes, a présenté à plus grande satisfaction du public un film en 3 dimensions retraçant les étapes de la construction de la pyramide de Kheops. Il a ainsi été montré que la technologie 3D a permis de lever le mystère de la construction d’une des sept merveilles du monde.

Un second film, commenté par Mme Audrey XU, responsable marketing, relatait le projet d’un scientifique français de transporter un iceberg du Groenland jusqu’aux îles Canaries. Dassault Systèmes, via la technologie 3D et une simulation du voyage complet d’un iceberg, a permis d’étudier la faisabilité de ce rêve.

Les nombreuses questions du public concernant les applications possibles de la technologie 3D ont pu se poursuivre au cours d’un cocktail organisé par l’Ambassade.

Retour sur le 8ème Café des sciences "L’industrie de la beauté en Chine" animé par L’Oréal

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

Le 17 mars dernier, M. Didier Saint-Léger de L’Oréal Chine a animé un café des sciences sur le thème de la beauté en Chine. Cette manifestation était organisée par le Service Scientifique de l’Ambassade de France et l’Alliance Française, à l’Université des langues de Pékin (BLCU).

Plus de 70 personnes se sont retrouvées à la médiathèque de l’Alliance Française de la BLCU pour partager l’expérience de l’orateur sur l’industrie de la beauté en Chine et célébrer la fête de la francophonie, autour d’un café et de petits gâteaux.

Bien que la beauté possède des clairs attributs subjectifs, une approche scientifique est toutefois possible, via l’étude de paramètres comme l’apparition de rides sur les différentes parties du visage, l’apparition de tâches pigmentaires ou l’évolution des composants chimiques des cheveux.

Les laboratoires de recherche et développement de l’Oréal, installés en Chine depuis 2004, travaillent sur la formulation de produits spécifiquement destinés au marché asiatique et chinois. Des études consommateurs ont en effet démontré que les attentes des consommateurs chinois diffèrent de celles des consommateurs des autres pays du monde, concernant par exemple leur fonction – la propriété blanchissante est très recherchée en Chine -, ou encore la présence ou non de parfum dans les produits.

Inauguration du centre de cuisine des "Shanghai Young Bakers"

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

Le Consul général de France à Shanghai Emmanuel LENAIN a inauguré lundi 14 mars 2011, avec le Commissaire européen à l’agriculture Dacian Ciolo?, la première école de boulangerie à Shanghai.

Le Commissaire européen à l’agriculture, Dacian CIOLOS, savoure un exemple du savoir-faire des apprentis chinois avec le Consul général Emmanuel LENAIN

Le projet caritatif des Shanghai Young Bakers, lancé et mené par de jeunes volontaires français, vise à former des jeunes chinois défavorisés aux métiers de la boulangerie. Ce nouveau centre parfaitement équipé grâce au soutien de l’entreprise Carrefour et de la fondation Lesaffre et Roquette est opérationnel depuis une semaine.

Bonne chance à cette nouvelle école !

Union européenne : élévation du seuil des exigences d’entrée pour les médicaments traditionnels chinois

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

LU RUCAI

Selon les personnes, les médicaments traditionnels chinois suscitent curiosité, engouement ou scepticisme. Exemple de la course à obstacles que doivent actuellement effectuer les fabricants de ces médicaments pour mieux faire accepter leurs produits.

À la fin de 2010 et au début de 2011, la Lanzhou Foci Pharmaceutical Co. Ltd, une entreprise de fabrication de médicaments traditionnels chinois située à Lanzhou (Gansu, Chine de l’Ouest), a reçu beaucoup plus de commandes de l’Europe qu’auparavant. « Ils s’affairent à stocker des médicaments, car à partir du 1er avril, l’UE va relever le seuil des exigences d’entrée pour les médicaments traditionnels chinois », commente M. Sun Yu, vice-directeur général de la Foci et responsable du volet plantes médicinales et du programme de coopération avec l’Union européenne (UE) de cette société.

Le nouveau seuil des exigences d’entrée fait référence à la Directive de l’UE pour les médicaments traditionnels à base de plantes, adoptée en 2004. L’UE accordait alors une période de transition de sept ans aux produits de ce type qui étaient déjà entrés sur le marché européen, et elle les autorisait à être vendus comme compléments alimentaires pendant cette période. Cela signifie que, depuis le 1er avril, les médicaments traditionnels chinois qui n’ont pas déjà été enregistrés ne peuvent plus être vendus sur le marché européen.
Pour l’instant, aucune entreprise chinoise de médicaments traditionnels chinois n’a réussi à faire enregistrer ses produits comme médicaments dans l’UE.

Relever les défis

La Foci est l’une des quelques entreprises chinoises ayant déjà rempli les formalités d’enregistrement dans l’UE pour leurs produits à base de médicaments traditionnels chinois. Elle a commencé à le faire en 2009, et elle avait alors choisi son produit de marque de grande qualité : la pilule d’angélique concentrée. Pour cette société, il s’agit d’un réajustement stratégique à la suite de l’échec qu’elle avait subi en 2006 lors de la tentative d’enregistrement de ses produits composés.

« La pilule d’angélique concentrée est composée d’une seule plante médicinale : l’angélique. Son effet est évident et sécuritaire. D’ailleurs, les études sur l’angélique sont relativement abondantes en Chine, et l’appui technique est parfait », explique M. Sun, pour justifier le choix de faire enregistrer ce produit.

Avant d’entreprendre la procédure pour le faire, la Foci avait rassemblé des membres de son personnel et des experts pour qu’ils étudient les instructions d’enregistrement de l’UE, et à l’occasion, ceux-ci ont aussi consulté leurs confrères. Ces discussions ont donné des résultats probants : seule la Foci satisfait aux conditions de l’enregistrement, parce que, selon cette Directive, les produits de ce type doivent avoir subi des essais cliniques pendant au moins 30 ans avant le jour de la demande d’enregistrement, et ils doivent aussi avoir été utilisés pendant au moins 15 ans dans l’UE. Étant donné que la Foci produit et vend des médicaments traditionnels chinois depuis 80 ans, elle satisfait également à l’exigence du temps de vente en Europe.

La Suède a été choisie comme lieu prioritaire pour l’enregistrement. En mars 2010, c’est donc au Bureau national d’administration de la pharmacologie de Suède que la Foci a soumis les documents d’évaluation préalable à l’enregistrement de la pilule d’angélique concentrée. Après un examen technique effectué par les experts suédois et une rencontre de préévaluation entre la Foci et le Bureau, la pilule d’angélique concentrée de la Foci a été acceptée officiellement par ce Bureau comme médicament pour lequel on pouvait faire une demande d’enregistrement. Le Bureau a alors fourni des documents afférents.

En juillet 2010, la Foci a formé une équipe spéciale pour l’enregistrement. Ses membres provenaient de plusieurs de ses départements : Centre de R et D, Département du commerce international du Centre du marketing, Département de production et Département du contrôle de la qualité. La société a aussi employé des experts de l’Académie des sciences médicales chinoises de Chine. Début mars 2011, après avoir examiné la pilule d’angélique concentrée selon les principes des Bonnes Pratiques de Laboratoire (BPL), l’équipe européenne d’enregistrement a soumis les documents de demande définitifs au Bureau national d’administration de la pharmacologie de Suède. « On nous a dit que les résultats seront connus dans 200 jours ouvrables, c’est-à-dire que notre produit pourra réussir à être enregistré au plus vite avant la fin de cette année », indique M. Sun. Voilà pourquoi les importateurs européens stockaient les produits à base de plantes médicinales traditionnelles avant la fin de la période de transition stipulée par la Directive. Depuis le 1er avril, seuls les stocks déjà sur le marché européen sont autorisés à être vendus.

En outre, pour réagir à la Directive, le ministère du Commerce de Chine et la Chambre de commerce de Chine pour l’import-export des produits pharmaceutiques et des produits de santé avaient, fin 2010, convoqué une réunion avec les entreprises de production de médicaments traditionnels chinois et avaient recommandé onze produits à enregistrer en UE. Ces onze produits proviennent de trois entreprises : Foci (Lanzhou), Tongrentang (Beijing) et Qixing (Guangzhou).

Pour l’heure, outre les progrès enregistrés par la Foci, la Guangzhou Qixing Pharmaceutical Co. Ltd a été approuvée pour la procédure simplifiée d’enregistrement des produits à base de plantes traditionnelles au Royaume-Uni; ses pratiques ont aussi réussi l’authentification des BPF (bonnes pratiques de fabrication) européennes (Royaume-Uni). La capsule Di’ao Xinxue Kang, du Di’ao Group de Chengdu (Sichuan), a passé l’examen du Département de contrôle des médicaments des Pays-Bas; de plus, la chaîne de production de ce médicament a elle aussi été authentifiée par les BPF européennes.

Les débouchés côtoient les défis

Certaines personnes croient que la Directive de l’UE est une barrière commerciale, mais M. Sun n’est pas de cet avis : « Personnellement, je comprends et j’approuve la façon de faire de l’UE, parce qu’elle offre un marché ouvert et équitable à tous les produits à base de plantes médicinales traditionnelles. » Il est aussi d’avis qu’un autre élément reflète l’attitude ouverte de l’UE : le fait qu’elle permette aux produits à base de plantes médicinales traditionnelles de demander l’enregistrement par une procédure simplifiée, sans avoir besoin de soumettre le résultat de tests cliniques, en ne demandant que des documents historiques sur leurs effets, de même que des certifications à cet effet qui doivent toutefois émaner d’experts. « Il est tout à fait normal que l’UE se préoccupe de la sécurité pharmaceutique à l’intérieur de son territoire. Il ne faut pas que nous nous opposions à cette Directive. Nous devons aussi avoir une attitude ouverte et coopérative; c’est nécessaire pour une entreprise de médicaments traditionnels chinois si elle veut trouver des débouchés partout dans le monde », affirme M. Sun.

Le vice-secrétaire général de la Fédération mondiale des Sociétés de médecine traditionnelle chinoise, M. Huang Jianyin, considère aussi la Directive comme une occasion d’affaires pour les médicaments traditionnels chinois. « La Directive fournit une assise légale aux médicaments traditionnels chinois qui entrent comme médicaments dans le marché pharmaceutique européen, mais elle leur offre aussi la possibilité d’entrer dans les principaux marchés de plantes médicinales et les canaux de vente des médicaments de l’UE », déclare-t-il. En effet, dans le passé, les médicaments traditionnels chinois étaient vendus partout comme aliments ou fortifiants. S’ils réussissent à être enregistrés, cela signifie qu’ils seront vendus comme médicaments. « Cela est favorable à l’élargissement du marché des médicaments traditionnels chinois en Europe, et sert à garantir leur qualité et à élever la réputation des médicaments traditionnels chinois prêts à l’usage », souligne encore M. Huang.

« Il est difficile pour une entreprise de réussir l’enregistrement en ne s’appuyant que sur ses propres techniques. De plus, les frais d’enregistrement sont très élevés », explique M. Sun. Selon son évaluation, le total des frais d’enregistrement pour un produit pharmaceutique composé d’une seule plante médicinale peut atteindre quelque 5 millions de yuans, sans parler des frais pour les médicaments composés de plusieurs espèces de plantes.

M. Sun semble sûr que la société Foci va réussir l’enregistrement. Actuellement, la société a déjà commencé à préparer les documents de demande d’enregistrement d’un plus grand nombre de produits, pour une deuxième étape. « Au cours du processus d’enregistrement du premier produit que nous avions choisi, nous nous sommes déjà engagés dans les préparatifs d’un deuxième cycle, ce qui illustre bien notre confiance. »

La normalisation est inéluctable

M. Huang souligne qu’en raison du système d’administration de l’UE et des propriétés légales de la Directive, les pays de l’UE n’ont pas tous appliqué les mêmes mesures pour ce qui concerne sa mise en œuvre. L’UE administre les produits pharmaceutiques de quatre façons : stipulations, directives, décision et conseils. En matière de directives, l’UE fixe un objectif, et pour atteindre cet objectif établi par une directive de l’UE, les pays qui la composent peuvent élaborer des mesures concrètes correspondant à leur propre situation. Cela explique pourquoi les mesures des différents pays ne sont pas tout à fait semblables. Par exemple, les Pays-Bas n’appliquent pas la Directive. D’ailleurs, celle-ci ne vise que les médicaments traditionnels chinois prêts à l’usage; les matières médicinales déjà préparées et les granules composés d’une seule plante médicinale peuvent toujours être vendus comme aliments ou compléments alimentaires.

De l’avis de M. Huang, les entreprises de production de médicaments traditionnels chinois doivent avoir des perspectives à long terme. En Occident, et notamment aux États-Unis, la médecine traditionnelle chinoise est toujours considérée comme complémentaire à la médecine. Jusqu’aujourd’hui, aucun médicament traditionnel chinois n’a passé l’examen de la FDA (Food and Drug Administration des É.-U.) et aucun ne peut être utilisé comme médicament dans ce pays. D’après M. Huang, outre les différences culturelles et celles entre les normes de la médecine traditionnelle chinoise et de la médecine occidentale, lesquelles expliquent pourquoi il est si difficile pour les médicaments traditionnels chinois d’être acceptés comme médicaments à l’étranger, il est important de vraiment prouver la sécurité et l’efficacité des médicaments traditionnels chinois. Pour les entreprises de médicaments traditionnels chinois, c’est un point à améliorer.

En outre, ces dernières années, des nouvelles concernant les taux inhabituellement élevés de métaux lourds dans certains produits à base de médicaments traditionnels chinois ont surgi de temps à autre et éloignent les consommateurs étrangers de ce type de médicaments. Par conséquent, l’établissement de normes internationales pour les médicaments traditionnels chinois s’avère inéluctable.

En 2010, en coopération avec l’Organisation internationale de normalisation (ISO), le Bureau national d’administration de la médecine et des médicaments traditionnels chinois de la RPC a créé la Commission technique de la médecine et des médicaments traditionnels chinois. Cette dernière est chargée d’élaborer les normes internationales les concernant. Toutefois, comme les exigences sur la composition des médicaments traditionnels chinois prêts à l’usage sont très strictes, l’élaboration de normes est un grand projet qui ne peut être achevé du jour au lendemain.

Le 3 décembre 2010, les Règlements sur la médecine et les médicaments traditionnels chinois de Hong Kong ont été promulgués. Depuis lors, les médicaments traditionnels chinois prêts à l’usage qui ont échoué à l’enregistrement sont interdits de vente à Hong Kong. De plus en plus de pays et de régions ont établi des règlements visant les médicaments traditionnels chinois prêts à l’usage. En quelque sorte, cela encourage l’établissement de normes pour améliorer la sécurité des médicaments traditionnels chinois.

En 2010, les exportations de marchandises à base de médicaments traditionnels chinois ont été de 1,944 milliard $ US, dont les matières médicinales préparées ont représenté 776 millions $ US. Bien que les médicaments traditionnels chinois prêts à l’usage soient exportés dans 143 pays et unités territoriales, leurs exportations n’étaient que de 193 millions $ US.

M. Sun confie que l’Amérique du Nord est le plus gros acheteur des produits de sa compagnie, alors que le marché européen est toujours très faible. Il est heureux de constater que de plus en plus de consommateurs étrangers, y compris les Européens, commencent à accepter les médicaments traditionnels chinois et à avoir confiance en eux, et que beaucoup d’établissements d’éducation de l’étranger forment leurs propres praticiens en médecine traditionnelle chinoise. « Dans le contexte de l’abus des antibiotiques et des lents progrès des médicaments occidentaux dans la lutte contre des maladies comme le cancer et le sida, les médicaments naturels deviennent de plus en plus importants. Pour les médicaments traditionnels chinois, c’est une occasion de se développer », conclut M. Sun.

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