Coopération sino-africaine : l’intérêt des populations locales au coeur des actions chinoises en Afrique

Ajouté au 14/09/2011 par SHI Lei

Autoroutes, ponts, grands théâtres, raffineries, usines et autres infrastructures ont émergé sur le continent africain grâce à l’assistance chinoise.

La coopération économique entre la Chine et l’Afrique a porté ses fruits : 2 000 km de voies ferrées et 3 400 km d’autoroutes ont été construits ces dernières années sur le continent africain, et dans le même temps, une centaine d’écoles, une soixantaine d’hôpitaux et une trentaine de centres de lutte contre le paludisme ont été offerts clé-en-main aux pays africains.

Les entreprises chinoises apportent leur contribution à la construction de leur pays d’accueil et assument leurs responsabilités sociales en s’efforçant d’améliorer le quotidien des populations locales tant que faire se peut, tout en respectant les us et coutumes du pays.
PAS DE PLUS BEAU CADEAU QUE L’EDUCATION
Lundi matin vers 6 h 30, cartable au dos, James Mwangi, 13 ans, prend le chemin de l’école primaire Mcedo-Beijing construite sur le financement du gouvernement chinois, d’un pas rapide et décidé. Avant de fréquenter cette école située au coeur du quartier bidonville de Mathare dans la capitale kenyane Nairobi, Mwangi passait son temps avec ses frères à collecter des déchets recyclables.

Ce jeune garçon déclare que pour lui, le plus beau cadeau, c’est d’avoir la chance d’aller rejoindre les bancs de l’école, car grâce à l’éducation, dit-il, il pourra réaliser son rêve de sortir sa famille du bidonville.

L’école Mcedo-Beijing donne aux enfants comme Mwangi l’espoir d’un avenir meilleur en leur permettant d’acquérir un bagage de connaissances. Les élèves scolarisés dans cette école sont pour la plupart des orphelins et des enfants issus de familles pauvres ou de familles monoparentales.

Mary Wangeci, une mère d’élèves, a avoué que l’école avait été une bouée de secours pour elle, car elle l’a aidée à extraire ses quatre filles adolescentes de la vie dans la rue. “Avant la création de cette école, mes quatre filles étaient dans la rue, elles reniflaient de la colle en compagnie de filles et de garçons plus âgés. Il était difficile de les sortir de ces conditions d’existence, mais grâce à Dieu, elles ont enfin accepté d’aller à l’école primaire Mcedo-Beijing”, s’est réjouie Mme Wangeci.

“Qui sait si un jour le dirigeant de ce pays et même les meilleurs cerveaux ne seront pas issus de l’école Mcedo-Beijing”, a-t-elle lancé.

Autre action en faveur de l’éducation, au Maroc cette fois, le groupe chinois ZTE Corporation a investi plus de 6 000 dollars pour la rénovation de l’école Moulay Idriss II de Casablanca.

Et dans le centre du Togo, le Complexe sucrier d’Anié développé par la Société sino-togolaise (SINTO) a construit, sans contrepartie, une école primaire pour la population résidant dans les environs du réservoir du complexe sucrier et a fait don de cartables et diverses fournitures scolaires aux 4 écoles primaires de la ville d’Anié.

Mais les actions de la société SINTO ne se limite pas au domaine éducatif. L’entreprise participe régulièrement à des activités caritatives organisées par des organisations locales. A la veille du Nouvel an 2009, le Complexe sucrier d’Anié a porté secours aux sinistrés des inondations d’Atakpamé, dans le centre du pays, avec des dons s’élevant au total à près d’un million de francs CFA. Et en 2010, le réservoir du complexe sucrier a été agrandi grâce aux innovations techniques, et commence à fournir de l’eau potable aux habitants de la ville d’Anié.
ZERO DOMMAGE A L’ENVIRONNEMENT
Sur le site de CPP (China Petroleum Pipeline) à D’Jermaya au Tchad, le personnel de CPP a réussi à faire passer un tronçon du pipeline entre deux arbres très rapprochés sans les abîmer, parce que l’entreprise a bien conscience que pour les habitants de cette agglomération, tout élément de la nature est un trésor sacré.

Pour enterrer le pipeline dans l’espace de 5 mètres de large entre les deux arbres, tout en évitant de les toucher, la société chinoise a modifié le plan et la méthode d’exécution des travaux. Le pipeline a été enterré plus profondément, et l’évacuation de la terre s’est faite en restant à bonne distance des deux arbres. Toutes les opérations – déplacement du pipeline, soudage, remblai, etc – ont été exécutées manuellement, le tout sous un soleil de plomb.

“Lors des travaux de pose du pipeline, nous ressentons une grande responsabilité en termes de protection de cet environnement vulnérable, parce que nous avons constaté que les Tchadiens sont profondément attachés à la nature et ses richesses”, a expliqué M. Wang Bo, chef du département environnement et sécurité de CPP.

La bonne planification et son application rigoureuse sont une garantie pour la protection de l’environnement. “Zéro dommage à l’environnement, c’est notre objectif”, a ajouté M. Wang.

Galen Jones, inspecteur général canadien chargé de la protection de l’environnement sur les champs pétrolifères, et qui a déjà travaillé sur plusieurs sites différents, estime que le chantier pris en charge par la CPP se classe parmi les meilleurs au niveau mondial en termes de normes environnementales.

“Cette société pétrolière chinoise se fixe des critères très élevés en matière de protection de l’environnement et les applique avec rigueur. C’est “zéro trace” avant l’entrée en production. Et je suis certain qu’après la mise en service des champs pétrolifères, cet acquis ne lui fera pas défaut”, affirme Galen Jones.

 

DES MISSIONS MEDICALES CHINOISES AU SERVICE DES POPULATIONS AFRICAINES
Au Cameroun, une nouvelle équipe médicale chinoise, composée de 38 nouveaux arrivés et 7 membres de l’ancienne mission qui ont choisi de continuer avec un nouveau mandat, a été accueillie le 9 juillet 2010 lors d’une cérémonie tenue à Yaoundé, en présence du ministre camerounais de la Santé publique, André Mama Fouda, et de l’ambassadeur de Chine, Xue Jinwei.

C’est la 15e mission médicale chinoise qui doit séjourner deux ans dans ce pays d’Afrique centrale. Cette équipe médicale exercera dans trois hôpitaux construits avec le concours du gouvernement chinois : l’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé, les hôpitaux de district de Mbalmayo près de la capitale camerounaise et de Guider, dans le nord. Pour le ministre de la Santé publique, la coopération médicale chinoise est très appréciée par la population camerounaise. Au fil du temps, elle s’est fait “une véritable réputation d’efficacité et de célérité”, s’est-il félicité.

Depuis l’arrivée de la première équipe médicale chinoise en Afrique à l’invitation du gouvernement algérien en avril 1963, la Chine a déjà envoyé, jusqu’en décembre 2010, un total de 18 000 médecins chinois dans 46 pays africains. Les missions médicales chinoises ont soigné plus de 200 millions de malades et formé des dizaines de milliers de confrères africains. Actuellement, plus d’un millier de médecins chinois travaillent dans 41 pays africains dans le cadre de l’assistance médicale chinoise à l’Afrique.

Au Togo, en avril 2010, le président togolais Faure Gnassingbé a inauguré le centre hospitalier régional de Lomé-Commune, construit avec l’aide chinoise et équipé de matériel moderne pour un montant de 4,364 milliards de francs CFA, dans la banlieue nord Kégué de la capitale togolaise. Ce nouveau centre hospitalier est le deuxième construit au Togo avec l’aide de la Chine.

La construction de ce centre “constitue un maillage de proximité permettant de répondre aux besoins de la population de la Commune de Lomé en matière de soins de santé de qualité”, a indiqué le ministre d’Etat, ministre de la Santé publique, Komlan Mally.

En Côte d’Ivoire, des moyens sanitaires ont aussi été renforcés grâce à la coopération sino-ivoirienne. En collaboration avec le ministère ivoirien de la Santé, le gouvernement chinois a créé à Abidjan un centre de recherche et de lutte contre le paludisme. Pour les autorités ivoiriennes, ce centre qui ambitionne de faire reculer le paludisme dans le pays est venu à point nommé et devrait contribuer à l’amélioration de l’état de santé des populations.