Tenue du premier Conseil d’Administration de l’Institut Français.

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

Le conseil d’administration de l’Institut français, créé aux termes de la loi sur l’Action extérieure de l’Etat du 27 juillet 2010, s’est tenu à Paris, le 17 juin, sous la présidence de Xavier Darcos, ancien ministre. Ce premier conseil d’administration a été essentiellement consacré à la présentation générale de la mise en place et de l’actualité de l’établissement public; la présentation du budget modifié 2011; la présentation de l’organigramme et l’état des effectifs et la création et l’expérimentation en cours de bureaux de l’Institut français. Le budget modifié 2011 est en équilibre et s’élève à 52 642 262, 99  euros.

Il est en hausse de 10 097 408,49 millions d’ euros en produits par rapport au budget primitif. Les charges de structures, personnel et fonctionnement, s’élèvent à 14 690 000 euros.

L’organigramme de l’Institut français s’articule autour de huit départements: Ressources humaines et Réseau ; Affaires administratives et financières; Communication et nouveaux médias; Echanges et Coopérations artistiques; Développement et Partenariats ; Langue française ; Livre et Promotion des savoirs ; Cinéma.Treize pays ont été retenus en février dernier dans le cadre de “l’expérimentation de rattachement  du réseau culturel à l’Institut français” : Cambodge, Chili, Danemark, Emirats Arabes Unis, Géorgie, Ghana, Inde, Koweït, Royaume-Uni, Sénégal, Serbie, Singapour et Syrie.

Note du Sénateur Louis Duvernois.

Après le rapatriement des VIE/VIA de Syrie, l’Institut français s’interroge sur la légitimité du maintien de la Syrie en raison de sa situation politique actuelle. Le périmètre d’emplois dans les pays expérimentateurs est d’environ 200  personnes, statut d’expatriés et recrutés locaux et le périmètre maximal prévu à terme pour le réseau Institut français est de 8 000 personnes.Sur les treize pays retenus, neuf disposent d’un établissement à autonomie financière qui évoluera naturellement vers un bureau de représentation de l’Institut français, quatre en revanche ne disposent pas de ce type d’établissement et la création ex nihilo d’un bureau de l’Institut français est prévue.

Ce bureau local est dirigé par un directeur “qui a par ailleurs un rôle de conseiller de l’ambassadeur”. Durant la période d’expérimentation, le COCAC cumulera sa fonction avec celle de directeur du “bureau” de l’Institut français. La mise en place de ces bureaux se révèle assez complexe pour ce qui est de  la définition d’un statut juridique en fonction des contraintes locales et des éventuelles conventions bilatérales conclues en matière de coopération culturelle et de statuts des établissements déjà existants.

Un premier rapport d’évaluation prospective des résultats administratifs de l’expérimentation a été présenté au CA. Un vaste chantier se met en place pour atteindre les objectifs fixés par la loi constitutive. D’ores et déjà, nonobstant la convention de partenariat entre la Fondation de l’Alliance française et de l’Institut français, des incompréhensions et autres tensions opérationnelles se font jour. La tutelle des Affaires étrangères et européennes en est consciente et s’emploie à rechercher des synergies nécessaires.Le deuxième CA se tiendra à l’automne 2011, après la tenue du premier conseil d’orientation stratégique co-présidé par Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes et Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication. Le COS, selon le président exécutif de l’Institut français, Xavier Darcos, “alimentera la réflexion et sera un lieu où l’impulsion ministérielle pourra s’exprimer.”