Hervé Dejean de la Bâtie : Le PCC consent de gros efforts pour promouvoir la culture chinoise

Ajouté au 03/05/2011 par SHI Lei

La Chine a ébranlé le monde. Les exploits réalisés successivement par le peuple chinois sous la direction du PCC attirent les regards du monde entier. À l’approche du 90e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois (PCC), Hervé Dejean de la Bâtie, ministre conseiller auprès de l’ambassade de France en Chine, a accordé une interview à la revue « Dang Jian » pendant que l’ambassadeur était vacant.

Il explique qu’il s’est efforcé de découvrir la Chine, en particulier ses petites villes et ses campagnes. Il aime visiter les régions périphériques, mais aussi les villages qui entourent Beijing. Ses découvertes passionnantes lui permettent de prendre la mesure du développement rapide de la Chine.

Il se dit frappé par la rapidité avec laquelle la Chine se dote des infrastructures les plus modernes, autoroutes, voies ferrées à grande vitesse, aéroports et gares. Plusieurs entreprises et architectes français participent à ces projets et c’est pour la France un sujet de fierté, souligne-t-il.

La multiplication des installations culturelles d’excellente qualité est très impressionnante (musées, théâtres, salles de concert et de spectacles…). « Cela est autant plus impressionnant que ce phénomène ne se limite pas à Beijing, Shanghai et Canton ; il atteint de très nombreuses villes et provinces. Je pense par exemple à la salle Qingtai à Wuhan, dans laquelle nous organiserons en avril 2011, en collaboration avec le groupe Poly, une saison de musique baroque », précise-t-il.

Les échanges culturels entre la Chine et la France sont très riches. Ce qui mérite d’être souligné est la coopération entre le Musée du Louvre et la Cité interdite qui s’approfondit continuellement.

Hervé Dejean de la Bâtie estime que le PCC consent d’importants efforts pour la protection et la promotion internationale de la culture traditionnelle du pays. La Chine a ainsi obtenu l’inscription au patrimoine culturel immatériel mondial de l’opéra Kunqu, de l’instrument à cordes Guqin et de sa musique, ou encore des danses ouïgoures. D’autres éléments du patrimoine immatériel chinois ont été reconnus par l’UNESCO et la communauté internationale, ajoute le ministre conseiller français.

Selon ce dernier, le point qui retient le plus l’attention de la communauté internationale est très certainement le développement de l’art contemporain chinois, aujourd’hui présenté dans de très nombreux pays. La Fondation Cartier en France a récemment accueilli une exposition du peintre chinois Yue Minjun.

L’Ambassadeur de France en Chine assiste chaque année à la séance d’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire. Hervé Dejean de la Bâtie note avec beaucoup d’intérêt que cette session annuelle devient de plus en plus une caisse de résonance des préoccupations de la population : le logement, le prix des denrées alimentaires, l’éducation, la santé. Ces préoccupations rejoignent celles des Français.