Venue à PEKIN du grand réalisateur de film d’animation français MICHEL OCELOT

Ajouté au 18/04/2011 par SHI Lei

Dans le cadre du festival d’animation de Hangzhou, Michel Ocelot, célèbre réalisateur de Kirikou et la Sorcière ainsi que de Princes et Princesses viendra en tournée en Chine. L’occasion de revenir sur l’œuvre de ce nouveau maître de l’animation française.
Un rapport ludique et créatif à l’animation

Les films de Michel Ocelot portent la marque du caractère international de son inspiration ; né en 1943 sur la Côte d’Azur, Michel Ocelot passe son enfance en Guinée, avant de poursuivre sa scolarité aux Beaux-Arts de Rouen, aux Arts-décoratifs de Paris, et à la California Institute of the Arts (créée en 1961 par Walt Disney). On retrouvera ainsi dans ses productions une forte inspiration liée à ses séjours africains, mais également un intérêt prononcé pour les productions d’images du monde entier : à l’image de son admiration pour l’animation russe, à laquelle il rendra hommage dans plusieurs de ses courts métrages. C’est cependant en amateur que Michel Ocelot débute sa carrière, avec de petits films réalisés entre amis lors des vacances : un procédé créatif encourageant chacun à développer ses propres techniques et à créer son propre style. Michel se concentre alors notamment sur la simplicité du papier découpé, dont on retrouvera la marque dans Princes et Princesses.

La reconnaissance professionnelle

Ce sont ses courts métrages qui vont peu à peu faire reconnaître Michel Ocelot dans le monde de l’animation : avec Les Trois Inventeurs tout d’abord, en 1979, pour lequel il est primé à Londres (utilisant une technique originale réalisée à partir de tissus et de dentelles), puis avec La Légende du pauvre bossu (1983) qui reçoit le César du meilleur court-métrage d’animation. En 1989, il devient réalisateur de la série télévisée Ciné Si, de laquelle il s’inspirera pour la réalisation de Princes et Princesses. Mais c’est avant tout avec Kirikou et la Sorcière (1998) que Michel Ocelot est reconnu par le grand public, faisant du refrain du film (« Kirikou n’est pas grand, mais il est vaillant ») une chansonnette connue de tous, petits et grands. Michel Ocelot emprunte les techniques narratives les plus classiques du conte tout en les agrémentant d’une série de détails et de réflexion modernes, les faisant échapper ainsi aux stéréotypes du genre. Film d’animation iniatique, Michel Ocelot y met en scène les interrogations du petit Kirikou, se demandant « Pourquoi la sorcière Karaba est-elle méchante ? » ; le récit, en somme, d’une marche vers la maturité. Ce premier grand succès est ensuite suivi par celui de Princes et Princesses (2000) puis Azur et Asmar (2006, passant cette fois-ci dans un décor arabisant), avant son tout récent succès Les Contes de la nuit (2011), où il s’essaye pour la première fois avec brio aux magies de la 3D.

Hanzhou : un festival animé !

A l’occasion du célèbre Festival Internation du Film d’Animation de Chine (CICAF), du 28 avril au 1er mai, Michel Ocelot se rendra donc cette année à Hangzhou, lieu du déroulement du festival. Ce sera ainsi l’occasion d’une rétrospective autour de ses plus grands films : Azur et Asmar, Kirikou et la Sorcière, Kirikou et les Bêtes sauvages, Les Contes de la Nuit, Les Trois Inventeurs, ainsi que Princes et Princesses y seront projetés, donnant ainsi à voir à plus d’un million de participants au festival, les travaux originaux de ce grand nom de l’animation française. Michel Ocelot passera également à Pékin et à Shanghai pour une série d’intervention, avant qu’une rétrospective autour de ses travaux ne soit organisée à Pékin en octobre.