La Chine, terre d’opportunités pour les entreprises françaises

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

Voyant le fort potentiel de l’économie chinoise, les entreprises françaises veulent renforcer leur présence sur le marché chinois, pour profiter de la croissance rapide de la deuxième plus grande économie du monde, conduite par le nouveau plan quinquennal du pays.

« A l’heure actuelle, pour les entreprises françaises qui investissent en Chine, le défi est comment aborder le marché chinois, plutôt que d’exporter en Chine », a dit au China Daily Annick de Kermadec-Bentzmann, Présidente de la Chambre de Commerce Française en Chine (CCIFC).

Mme de Kermadec-Bentzmann, dit que l’attirance de la Chine envers les entreprises françaises est basée sur la tendance montante de son économie, qui offrira de vastes opportunités d’affaires et génèrera des revenus pour les investisseurs français.

« Les sociétés françaises envisagent d’ajuster leurs stratégies industrielles et commerciales mondiales pour le marché chinois, et de renforcer leurs capacités de recherche et de développement pour pouvoir être en concordance avec la nouvelle stratégie économique de la Chine lors du 12e Plan Quinquennal (2011-2015) », a t-elle dit.

La Chine a pour intention de créer une économie équilibrée avec des mesures telles que moderniser son industrie, développer ses régions Ouest et développer l’énergie verte durant les cinq années qui viennent.
« Pour les sociétés françaises, la Chine n’est plus l’usine du monde, mais une destination d’investissement de premier plan avec un fort potentiel en termes d’affaires dans le domaine des hautes technologies et de comsommation intérieure », a dit Mme de Kermadec-Bentzmann.

Les revenus globaux générés par les entreprises françaises en Chine ont atteint 35 milliards d’euros (49,75 milliards de Dollars US) l’année dernière, soit le triple de ceux provenant des exportations directes de la France vers la Chine.

D’après la CCIFC, les exportations françaises vers la Chine ont atteint 11 milliards d’Euros en 2010, en augmentation de 39,4% par rapport à l’année précédente.

Mme de Kermadec-Bentzmann dit que les enterprises françaises sont impatientes de s’engager dans la transition économique chinoise, qui sera la moteur du développement du pays dans les cinq prochaines années.

« De plus, une présence sur le marché chinois offre une très importante opportunité indirecte en permettant des partenariats avec des entreprises chinoises pour s’attaquer à des marchés étrangers comme l’Afrique et l’Europe », a t-elle ajouté.

D’après la CCIFC, 1 000 entreprises françaises de la Chambre comptent plus de 2 300 établissements en Chine, comptant quelque 500 000 employés.

« Des secteurs comme l’espace, l’automobile, l’aviation, le ferroviaire, le nucléaire, l’environnement, l’agriculture et l’alimentaire, qui ont été mentionnés dans le communiqué conjoint France-Chine de novembre dernier à Paris, constituent de larges opportunités pour les entreprises françaises qui veulent investir en Chine », a t-elle dit.

La Chine et la France avaient signé des accords commerciaux d’une valeur de plusieurs milliards d’Euros dans les secteurs de l’aviation, des télécommunications et du nucléaire lors de la visite du Président Hu Jintao en France en novembre dernier.

« Les entreprises françaises accélèrent aussi leur rythme pour entrer dans les villes chinoises de deuxième niveau, comme Qingdao, Changsha, Kunming et Xi’an, portées par le plan de pays visant à stimuler le marché de la consommation dans les villes de deuxième et troisième niveau », a dit encore Mme de Kermadec-Bentzmann.

Ainsi de la marque de luxe Louis Vuitton, qui a annoncé étendre plus encore ses activités dans les villes chinoises de deuxième niveau cette année, après avoir ouvert sa première boutique à Zhengzhou, dans la Province du Henan, en janvier dernier.

Photo : une boutique de la marque de luxe française Louis Vuitton à Fuzhou, dans la Province du Fujian. Les revenus générés par les entreprises françaises en Chine ont atteint 35 milliards d’euros (49,75 milliards de Dollars US) l’année dernière, soit le triple de ceux générés par les exportations directes françaises en Chine.