La Chine ébahit le monde avec sa technologie

Ajouté au 10/01/2011 par SHI Lei

La Chine a étonné le monde avec sa technologie et ses exploits techniques en 2010, quand elle a achevé plusieurs projets monumentaux aussi hauts dans le ciel que profonds dans les mers mais aussi entre les deux.

La Chine a accompli l’année dernière 15 lancements réussis vers l’espace, y compris celui de sa deuxième sonde lunaire, Chang’e-2, qui déterminera un emplacement destiné au premier alunissage du pays autour de 2013.

Les lanceurs Longue Marche ont également placé cinq satellites de navigation de type Beidou en orbite. Ces lancements faisaient partie du plan du pays destiné à constituer un réseau de 12 satellites de navigation Beidou couvrant la région Asie Pacifique avant 2012. Le système comptera 35 satellites de navigation d’ici 2020, quand il rivalisera avec le système de positionnement global des Etats-Unis (GPS).

Au sol, la Chine est devenue un acteur puissant de l’industrie ferroviaire à grande vitesse au niveau mondial en 2010, par l’innovation sur des technologies précédemment importées d’Allemagne, de France et du Japon.

Le ministère des chemins de fer a annoncé que le réseau ferroviaire à grande vitesse de la Nation a atteint l’année dernière 7 531 kilomètres, devenant plus long que n’importe quel autre réseau de n’importe quel autre pays.

La vitesse commerciale élevée des trains chinois est devenue la plus rapide du monde avec 380 km/h depuis que le train à grande vitesse Shanghaï-Hangzhou a été mis en service en octobre.

Il a battu de nouveaux records de vitesse opérationnelle par deux fois en 2010. En septembre, un train rapide de fabrication chinoise a atteint 416.6 km/h sur la voie à grande vitesse Shanghaï-Hangzhou. Deux mois plus tard, un train roulant sur la voie ferrée à grande vitesse Beijing-Shanghai, longue de 1 318 km, a atteint 486,1 km/h.

Les sources venant de la CSR Corp Ltd, un important fabricant domestique de trains, ont indiqué en décembre qu’un train expérimental était en développement, qui viserait à surpasser les 574,8 km/h, record établi en 2007 par un TGV français spécialement aménagé.

Le pays a également accompli de grandes réalisations en mer profonde, devenant le cinquième pays à développer la technologie de plongée profonde capable d’aller au-delà de la limite des 3.500 mètres.

Le Jiaolong, submersible développé en Chine, a planté un drapeau chinois sur le fond de la mer de Chine méridionale pendant une plongée à 3.759 mètres de profondeur en juillet.

Le bâtiment, conçu pour atteindre une profondeur de 7.000 mètres et pour fonctionner dans la majeure partie des océans de la planète, est considéré comme le seul sous-marin au monde qui peut théoriquement atteindre ces profondeurs. Le Shinkai 6500 japonais peut plonger 6.500 mètres. Les trois autres pays maitrisant la technologie de plongée en eaux profondes sont les Etats-Unis, la France et la Russie.

Et 2010 a aussi été l’année où la Chine a rattrapé les Etats-Unis en développant l’ordinateur géant le plus rapide au monde.

Le Tianhe-1A peut exécuter 2.507 trillions de calculs par seconde et est 29 millions de fois plus rapide que les ordinateurs géants les plus anciens.

En outre, le niveau d’eau du plus grand projet hydro-électrique, le Barrage des Trois Gorges, a grimpé jusqu’à 175 mètres en octobre 2010, lui permettant de produire de l’électricité à sa capacité maximum.

Cette série de méga-projets a été rendue possible par les gigantesques dépenses du pays en recherche et développement.

Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques basée à Paris (OCDE), les investissements de la Chine dans l’innovation ont presque doublé de 34 milliards d’euros (44.56 milliards de Dollars US) en 2006 à 65.7 milliards d’euros en 2009.

Les dépenses du pays pour l’innovation se développent maintenant au rythme de 25,5% par an, comparé à une baisse de 4% aux Etats-Unis en 2009. La croissance des économies européennes importantes, telles que l’Allemagne et la France, est restée à une décimale.

De plus grandes sommes encore ont été versées dans le développement des infrastructures. 700 milliards de yuan environ (105 milliards de Dollars US), tel a été le budget pour la construction ferroviaire à grande vitesse en 2010, a indiqué l’ingénieur en chef du Ministère des chemins de fer He Huawu.

Mais les percées ne sont pas simplement le résultat de dépenses accrues. La Chine, au cours de ces dernières années, s’est transformée d’un pays qui importe des technologies en un pays qui compte dans l’innovation. Elle est maintenant en lice pour des projets ferroviaires à grande vitesse outre-mer – même aux Etats-Unis, qui dominent le monde en matière de technologie ferroviaire de fret mais n’ont presque aucune expertise du rail à grande vitesse.

« Cela montre bien à quel point et combien rapidement la technologie a été adoptée par les entreprises chinoises, qui traditionnellement ne pouvaient seulement être concurrentielles avec les prix pour faire des offres dans le domaine du chemin de fer et d’autres projets d’infrastructures de base dans les pays en voie de développement », a rapporté l’Associated Press.

Le ministère des chemins de fer a commencé par la stratégie de « l’innovation sur la base de technologies importées pour constituer notre propre système », avait dit plus tôt M. He du ministère.

Le ministère avait déposé 947 demandes de brevet dans le pays à la date de mars 2010 et avait également commencé à déposer des demandes de droits de propriété intellectuelles à l’étranger.

Wang Mengshu, professeur au centre de recherches sur les tunnel et l’ingénierie souterraine à l’université Jiaotong de Beijing et membre de l’Académie Chinoise de Technologie, pense que « La Chine a la technologie des chemins de fer à grande vitesse la plus avancée ».

Les plans du Ministère pour les chemins de fer prévoient de prolonger le réseau à plus de 120.000 kilomètres d’ici 2020. Environ 16.000 kilomètres proviendront de la construction de nouvelles voies à grande vitesse. La Chine a lancé trois vaisseaux spatiaux équipés et deux ont atteint les navettes spatiales lunaires ces dernières années. Elle vise à établir une station spatiale d’ici 2020, et lancera deux vaisseaux spatiaux – Tiangong-1 et Shenzhou VIII – en 2011 pour paufiner sa technologie d’amarrage. Sun Jiadong, le concepteur en chef du programme Beidou, avait dit plus tôt lors d’un entretien « la montée en puissance de la Chine comme grande économie et ses avancées technologiques ont jeté les fondements pour que nous poursuivions nos progrès en matière de technologie aérospatiale… Il est important de trouver notre propre chemin d’exploration basé sur la propre situation de la Chine ».