Essor du micro-blog, déclin des réseaux sociaux

Ajouté au 10/01/2011 par SHI Lei

En 2010, l’industrie chinoise des nouveaux médias a connu un développement fulgurant. Mais comme tout nouveau phénomène, les incertitudes et défis ne manquent pas.

Les micro-blogs

A une époque où les internautes se désintéressent des articles longs et où les célébrités cherchent à rester perpétuellement sous les projecteurs, le micro-blog est l’outil rêvé.

Concis et pratiques, les micro-blogs ont connu un véritable boom l’an dernier en Chine. Le nombre d’inscrits sur le populaire portail sina.com.cn a presque doublé en six mois. Les trois autres principaux portails Web, sohu.com, qq.com et 163.com, n’ont pas tardé à créer leur propre service.

Les moteurs de recherche

La position dominante de Baidu est convoitée par plusieurs rivaux, notamment sohu.com, Bing de Microsoft et goso.cn du Quotidien du peuple, le journal du Parti communiste de Chine.

Xinhua prépare le lancement d’un moteur de recherche en partenariat avec China Mobile, le leader des réseaux de téléphonie mobile dans le pays. Goso et Xinhua ont un avantage pour fournir du contenu, tandis que Bing possède une grande avance en matière de technologie et de fonds.

L’Internet des objets

L’IdO fait référence à un réseau de biens réels munis de capteurs micro-puce reconnus sur Internet pour fournir des services en ligne interactifs.

Désigné « industrie stratégique émergente » en 2009, l’IoD dispose depuis mars dernier d’un centre de recherche à Shanghai. Cependant, certains experts estiment qu’un développement à grande échelle prendra beaucoup de temps.

Les « nègres » du web

Appelés wang lo shui jun en chinois, ils écrivent des articles ou commentaires à la demande de groupes de relations publiques, afin d’influencer le public selon leurs objectifs.

Les achats groupés

Les sites de vente en ligne ont connu un essor rapide en 2010 lorsque Wang Xing, fondateur du site similaire à Twitter « fanfou.com », a établi meituan.com, le premier site d’achats groupés de la partie continentale de Chine.

Ce modèle au potentiel très lucratif fait des émules. On comptait en juillet environ 900 sites similaires, selon la société pékinoise d’analyse Internet Analysys International.

Les réseaux sociaux

Au second semestre 2010, les réseaux sociaux chinois ont entamé une phase de déclin et plusieurs petits sites ont fermé. Même le leader du marché kaixin001.com a enregistré moins de visites.

La vérité embarrassante est que nombre d’internautes chinois ne saisissent pas l’essence des réseaux, préférant les utiliser exclusivement pour jouer à dérober des légumes des potagers virtuels de leurs amis.

En outre, beaucoup se déclarent intéressés par les informations personnelles d’autrui, tout en étant peu disposés à livrer des détails sur eux-mêmes.

L’opinion publique

En 2010, le gouvernement s’est mis à recueillir les avis des membres du public sur Internet ou les a invités à faire part de leurs préoccupations.

Pourtant, pas moins de 78,5% de 450 000 internautes chinois interrogés se déclarent insatisfaits des sites gouvernementaux. Ils se plaignent des retards de mise à jour et du fait que les messages du public sont souvent ignorés. Nombre de services et pages se révèlent en outre inaccessibles.