La France cherche activement les investissements chinois pour soulager son taux de chômage élevé

Ajouté au 04/01/2011 par SHI Lei

Les tempêtes de neige ont offert aux Français un vrai Noël blanc. En même temps, les données de l’emploi de novembre en France ont également fait subir une tempête au gouvernement français après une courte période calme en octobre. Selon les statistiques rendues publiques par le bureau des statistiques du travail, le chiffre de la population au chômage en novembre en France a augmenté de 0,8% pour atteindre 2,698 millions, soit l’augmentation la plus forte depuis 6 mois.

Au moment où l’influence de la crise financière ne s’est pas encore dissipée, la crise de la dette a encore une fois causé un choc au continent européen. Cette année, David Appia, le président de l’Agence française pour les investissements internationaux, a ajusté son parcours. Au lieu de voler partout dans le monde, il fréquente désormais plutôt la Chine pour essayer de persuader plus d’entreprises chinoises d’investir en France, afin de promouvoir l’emploi et la croissance économique de la France en profitant des efforts extérieurs.

Récemment, David Appia a accordé un entretien exclusif au quotidien « First Financial Daily » à Shanghai.

First Financial Daily : Comment pouvez-vous persuader les entreprises chinoises d’investir en France et non dans les autres pays européens ? Pour les entreprises chinoises, où se trouvent les opportunités ?

David Appia : Les investissements chinois ont une remarquable tendance à s’accroître en Europe, alors que la France est le 4e pays d’Europe le plus prisé des entreprises chinoises. En 2009, on comptait en France au total 22 projets d’investissement provenant de Chine, qui ont créé des opportunités d’emploi et 1 483 nouveaux postes. A ce jour, plus de 100 entreprises chinoises ont investi en France et cela a créé au total plus de 8 000 postes.

Les ressources données par le gouvernement français pour soutenir le développement des entreprises chinoises sont : des ressources humaines qualifiées et efficaces, un environnement innovant et favorable à la recherche, des infrastructures industrielles de bonne qualité, de l’énergie et des transports, etc.

First Financial Daily : Selon les estimations des experts, de l’année 2005 à la fin de l’année 2009, le taux de survie des entreprises chinoises qui ont investi en France était de 10%. Ce taux est largement inférieur au niveau moyen du taux de succès des entreprises chinoises qui ont investi à l’étranger. Qu’en pensez-vous ce taux de survie qui reste bas?

David Appia : Le coût d’investissement élevé en France est provoqué par un malentendu des gens sur la France. En réalité, la France possède un environnement de surveillance et fiscal très attrayant.

Une des avantages de la France est que le pays peut aider les entreprises étrangères àfonctionner avec des coûts bas et attrayants. Les coûts commerciaux en France sont inférieurs de 1,7% à ceux des Etats-Unis. La dévalorisation de l’euro a de plus accentué l’avantage de la France dans ce domaine.

De plus, suite à la mise en vigueur du CIR (crédit d’impôt recherche), les privilèges d’impôts sur les frais R&D en France figurent en tête dans le monde. En 2009, les quelque 14 000 entreprises étrangères en France ont économisé au total 4,2 milliards d’euros grâce au CIR.

First Financial Daily : Quels sont les attentes et les objectifs de l’Agence française pour les investissements internationaux au sujet de l’attraction des investissements chinois?

David Appia : On n’a pas d’attente ou d’objectif sur certains secteurs fixés. Pourtant, on sait qu’entre 2000 et 2008, les 3 industries qui ont attiré le plus d’investissements chinois en France sont: l’industrie des produits chimiques et des matériaux plastiques (13% des projets totaux), les équipements électriques, électroniques et informatiques (12% des projets totaux), ainsi que les transports et la logistique (10%).

En 2006, la China National Chemical Corporation, a acheté, via sa filiale Bluestar, la société Adisseo, numéro trois mondial des additifs et solutions nutritionnelles pour animaux, tandis qu’en 2005, le groupe Lenovo a installé son siège européen à Paris.

En 2009, les secteurs concernés par les investissements chinois se sont davantage élargis. En septembre 2009, la société Huawei a annoncé l’installation d’un centre R&D en région parisienne, le premier centre R&D installé en France par les entreprises chinoises, alors qu’en novembre 2009, ZTE Corporation a annoncé lui aussi l’installation de son siège pour l’Europe et l’Amérique du Nord en région parisienne.

Par ailleurs, les secteurs de l’énergie, des services commerciaux et financiers, l’industrie des machines et équipements ont tous de belles perspectives. A ce jour, les nouveaux projets d’investissements chinois en France concernent le groupe Haier, BSI (Bluestar Silicones International), etc.