Il faut apprendre à écouter et à comprendre avant de dialoguer avec la Chine, dit M. Copé

Ajouté au 07/12/2010 par SHI Lei

« La Chine est un membre important de la communauté internationale et il n’y a aucun sujet tabou entre la France et la Chine. Mais il faut apprendre à écouter et à comprendre, avant d’entamer un dialogue avec la Chine », a dit Jean François Copé, secrétaire général de l’Union pour un Mouvement populaire (UMP), parti au pouvoir en France, le 2 décembre à Beijing.

Jean-Pierre Raffarin et Jean François Copé, actuellement en visite en Chine, ont donné jeudi soir une conférence de presse à Beijing. Répondant à un journaliste sur la politique chinoise du Président Sarkozy, M.Copé a dit : « Je soutiens tout à fait la politique chinoise du Président Sarkozy. Certes, les relations sino-française ont été au plus bas, notamment après la rencontre entre le Dalai Lama et M. Sarkozy en 2008, qui avait créé un malentendu entre les peuples des deux pays. »

« Jamais nous ne devrons oublier que les points communs entre la France et la Chine dépassent de loin les disparités des deux pays », a précisé M.Copé.

« Les relations franco-chinoises sont sans doute importantes et particulières. Et la visite en Chine du Président Sarkozy cette année et celle du Président Hu Jintao récemment ont ouvert un nouveau chapitre dans les relations bilatérales. Tout cela constitue une nouvelle opportunité pour nos deux pays », a dit M.Copé.

Jean François Copé a été élu secrétaire général de l’UMP le 17 novembre de cette année. M. Raffarin et lui effectuent ensemble une visite de 5 jours à Beijing, Chongqing, Hangzhou et à Shanghai, à partir du 1er décembre.

Quand un journaliste lui a demandé s’il se portera candidat aux élections présidentielles en France en 2017, M.Copé a dit qu’il ne convenait pas de parler de ce problème en ce moment. Mais il estime que « dans le futur les dirigeants pouvant travailler pour le mieux-être de la France seront certainement des hommes politiques maintenant des liens solides, profonds et durables avec la Chine ».

Raffarin et Copé en Chine : l’UMP cherche à développer les échanges avec le PCC

Ajouté au 07/12/2010 par SHI Lei

Le nouveau secrétaire général du parti français au pouvoir Jean-François Copé, a déclaré le 2 décembre à Beijng vouloir élargir les échanges avec le Parti communiste chinois (PCC), souhaitant “donner une nouvelle illustration de la relation entre la France et la Chine et un nouvel élan à la relation entre nos partis politiques”.

“Je suis en Chine pour proposer au bureau politique de l’Union pour un mouvement populaire (UMP, le parti majoritaire) de bâtir de nouvelles bases de coopération entre nos partis qui soient construites sur une base de très grande liberté de discussion de tous les sujets”, a indiqué M. Copé lors d’une conférence de presse à l’Institut des Affaires Etrangères du Peuple chinois.

Elu il y a seulement une quinzaine de jours, M.Copé a commencé le 1er décembre son premier voyage politique en Chine, accompagné de l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, qui est un visiteur régulier de la Chine qui effectue sa quatrième visite en Chine cette année.

“La première initiative diplomatique du secrétaire général de l’UMP montre bien la proximité de la question chinoise parmi les responsables français” , a déclaré M.Raffarin.

Pendant les deux premiers jours de leurs voyage, M.Copé et M. Raffarin ont rencontré deux membres du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC, Li Changchun et Li Keqiang, qui est également vice-Premier ministre chinois.

Les deux partis ont échangé des points de vues sur les relations sino-françaises et se sont félicités des développements dans les relations entre les deux pays et entre les partis au pouvoir.

Le PCC accorde une grande importance au développement des relations coopératives et amicales avec l’UMP et souhaite renforcer la compréhension et la confiance mutuelles avec l’UMP, afin de contribuer de manière positive aux relations bilatérales et sino-européennes, a indiqué mercredi Li Keqiang.

“Il [Copé] est maintenant le secrétaire général de notre parti. J’ ai souhaité lui faire rencontrer mes amis chinois et un certain nombre de personnalités en Chine”, a déclaré Raffarin, qui est également vice-président de l’UMP.

Ce voyage, pour M.Raffarin, est une occasion de poursuivre les liens d”amitié entre la Chine et la France. “A l’ issue du voyage très réussi du président chinois Hu Jintao en France, voyage très important, très stratégique pour nos relations bilatérales Chine-France”, a souligné Raffarin.

Fondé par Jacques Chirac en 2002, l’UMP profite actuellement d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale et d’une majorité relative au Sénat.

Les deux hommes politiques français se rendront également à Chongqing, Hangzhou et Shanghai, et termineront leur visite en Chine le 5 décembre.

Le microblogging, dernière tendance de l’internet chinois

Ajouté au 07/12/2010 par SHI Lei

Avec plus de 75 millions d’utilisateurs en Chine, les microblogs jouissent d’un énorme succès dans le pays. La hausse rapide du nombre d’utilisateurs a même causé une panne sur les serveurs de Sina Weibo, le plus grand service de microblogging de Chine, le 1er décembre.

Les microblogs, dont le succès ne démord pas auprès des internautes, sont le nouveau champ de bataille pour le marché de la publicité en ligne.

Ces derniers, qui étaient pourtant encore à un stade peu avancé de développement en Chine l’année dernière, devraient excéder les 100 millions d’utilisateurs l’année dernière. Ils sont également de plus en plus utilisés comme outil marketing par les multinationales désirant promouvoir leurs produits. C’est notamment le cas de Nokia, Dell et Lenovo.

« Les microblogs offrent un nouvel outil d’interaction avec nos clients potentiels ici en Chine », déclare Yang Weidong, directeur marketing de Nokia dans le pays.

Yang indique que les Chinois sont plus ouverts à cette nouvelle forme de communication par rapport aux internautes d’autres pays. Le fabricant finlandais de téléphones portables augmentera donc ses investissements dans ce sens l’année prochaine.

Le constructeur américain de PC Dell a également commencé à utiliser les microblogs à des fins marketing en Chine.

Dell a en effet utilisé le service américain Twitter pour promouvoir sa marque, générant des millions de dollars de ventes aux États-Unis. Plus tôt dans l’année, Dell a ouvert un microblog chinois sur Sina Weibo.

Depuis, l’entreprise a lancé plusieurs campagnes en ligne pour promouvoir ses produits. Générant des centaines de milliers de visites et de réponses de la part des microblogueurs chinois.

Selon les chiffres publiés par Analysys International, les utilisateurs de microblogs en Chine étaient 8 millions l’année dernière, ne représentant qu’une part minime des 420 millions d’internautes que compte le pays.

Cependant, ce nombre a dépassé les 75 millions le mois dernier, et la firme de recherche pékinoise prévoit qu’ils seront 145 millions d’ici la fin de l’année prochaine.

Succès des réunions plénière et ministérielle du GEO

Ajouté au 07/12/2010 par SHI Lei

La France a participé aux réunions plénière et ministérielle du GEO (Group for Earth Observations) organisées à Pékin les 3, 4 et 5 novembre 2011.

Cette réunion a été couronnée de succès et les participants y ont adopté à l’unanimité une déclaration dont les points essentiels sont :

  • La mise sur pied d’une nouvelle segmentation des données d’observation de la terre,
  • Un engagement à travailler à mettre en place avant l’échéance de 2015 le cadre de gouvernance adéquat pour la pérennisation du GEOSS,
  • Un plaidoyer pour la mise sur pied de comités GEO nationaux

Pour le volet relatif à la gouvernance, le Comité Exécutif a pris l’action, sous la conduite du Brésil, de faire des premières propositions, dès la prochaine réunion plénière qui devrait se tenir en Turquie en novembre 2011.

Rappel sur l’initiative GEO

L’initiative intergouvernementale GEO a été officiellement lancée en février 2005 par le « Sommet » de Bruxelles. Ce lancement faisait suite à trois années de travail d’instruction au niveau mondial sur ce que pourrait-être un « système des systèmes d’observation de la Terre ». Le document fondateur de cette initiative est la déclaration dite de Washington, adoptée début août 2003 par le premier « Sommet de l’Observation de la Terre » réuni à la suite du G8 d’Evian en juin de la même année.

Les signataires de l’accord de 2005 s’engageaient sur la base du volontariat à faire en sorte que l’ensemble des systèmes d’observation de la Terre existant soient coordonnés pour répondre aux besoins de neuf domaines d’applications dans les champs de la gestion de l’environnement et des risques. La date « objectif » pour y arriver avait été fixée à 2015.

Un secrétariat exécutif, dirigé par le Français José Achache, est chargé de coordonner les travaux de mise en place. Il s’appuie sur quatre comités : le comité pour l’architecture (GEOSS, Global Earth Observation System of Systems) et les données, le comité d’interface avec les communautés d’utilisateurs, le comité scientifique et technique et le comité pour « l’augmentation des capacités ».

L’ensemble du processus est piloté par deux instances : le comité exécutif et l’assemblée générale annuelle. Tous les trois ans, l’assemblée générale est suivie d’une réunion dite « ministérielle » destinée à entretenir le soutien « politique » à cette initiative, notamment au travers de l’adoption d’une résolution qui constitue une feuille de route pour les trois années suivantes.

Après la plénière de Washington en novembre 2009 et la « ministérielle » du Cap en novembre 2007, la réunion de Pékin du 3 au 5 novembre représentait à nouveau le couplage d’une plénière (les 3 et 4 novembre) et d’une ministérielle (le 5).

Emmanuel Lenain, le nouveau Consul Général de France à Shanghai prend ses fonctions.

Ajouté au 07/12/2010 par SHI Lei

Les premiers jours dans un nouveau poste sont toujours un moment privilégié d’écoute et de rencontre où se forment de nouvelles idées (…).
Retrouver la Chine après quelques années est un choc positif. La première chose qui frappe en arrivant à Shanghai, vous y êtes habitués, c’est bien entendu cette énergie débordante et ce formidable dynamisme qui vous porte. Dynamisme de la ville, qui rappelle par bien des aspects New York où j’ai vécu plusieurs années. Dynamisme de notre communauté française aussi, qui est devenue la première d’Asie et qui poursuit sa croissance à un rythme annuel de l’ordre de 20%. Près de 15.000 Français sont désormais installés à Shanghai. Ils n’étaient que quelques dizaines dans les années 80. C’est une communauté réputée pour sa jeunesse, avec une moyenne d’âge inférieure à 30 ans, et son énergie. Tout laisse à penser que ces tendances vont se poursuivre, voire s’amplifier, dans les prochaines années.
Ces traits spécifiques à notre communauté, l’engagement quotidien de chacun de ses membres dans le succès de leurs entreprises, de leurs établissements, de leurs projets professionnels et de vie justifient de leur part, j’en suis conscient, un haut degré d’exigence quant à la qualité des services rendus par le Consulat général. Porter assistance aux Français expatriés et, plus largement, les aider à réaliser leurs projets professionnels et de vie dans les meilleures conditions possibles est la mission première d’un Consulat. Les agents du Consulat que j’ai l’honneur d’encadrer en ont pleinement conscience et sont animés par l’esprit du service public. Je veillerai à entretenir cet état d’esprit.
Dans deux domaines notamment, les efforts déjà engagés devront être poursuivis et intensifiés. Obtenir des soins de qualité à des conditions tarifaires raisonnables est de façon compréhensible une préoccupation pour beaucoup d’entre vous. C’est pourquoi le conventionnement d’un hôpital de Shanghai par la Caisse des Français de l’étranger représente une priorité forte, en attendant, à plus long terme, de pouvoir créer un hôpital franco-chinois. Dans le domaine de l’éducation aussi, face à l’augmentation continue du nombre d’élèves dans les établissements français de Shanghai, les équipes de direction, les enseignants et les comités de parents d’élèves, qui effectuent tous un travail remarquable, peuvent compter son mon écoute et mon soutien.
Dans une ville comme Shanghai, un Consulat général se doit aussi de participer au rayonnement de la France et à la réalisation des objectifs de la politique du gouvernement.

(Texte repris intégralement du site du Consulat Général)

2010 aura été une grande année de ce point de vue. Comme Londres en 1851 ou Paris en 1900, Shanghai a vu une exposition universelle consacrer son statut de métropole planétaire. Et la France, grâce à vous, grâce à nos entreprises en particulier, s’est montrée à la hauteur de l’événement. Notre pavillon a accueilli plus dix millions de visiteurs, plus que tout autre pavillon étranger. Cette année également, le Consulat général a célébré son trentième anniversaire. Premier pays occidental à établir des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine, en 1964, la France fut aussi le premier pays à rouvrir, en 1980, un Consulat général à Shanghai, dans le bâtiment où se trouve l’actuelle résidence. A cet égard, j’ai le plaisir de vous annoncer qu’au terme d’une négociation serrée, la France a obtenu de conserver ce bâtiment symbolique situé au cœur de l’ancienne concession française, et que vous continuerez d’y être reçus.
Parce que la richesse de la relation entre la France et Shanghai n’est pas une affaire d’anniversaires, que cette relation doit désormais entrer dans une phase de maturité, il faudra poursuivre et amplifier nos efforts. D’importantes pistes de travail ont été lancées à l’occasion de la visite d’Etat du Président Hu Jintao en France, du 4 au 6 décembre dernier. En 2011, nous serons, à Shanghai, au cœur de la réalisation de trois d’entre elles.
Ce sera d’abord la présidence française du G-20. L’instabilité économique, financière et monétaire persistante rend plus que jamais nécessaire une remise à plat. La France s’appuiera sur la Chine pour mener à bien les trois chantiers annoncés par le Président Sarkozy : la réforme du système monétaire international, au moment où la Chine est devenue une grande puissance monétaire internationale ; le problème de la volatilité des prix des matières premières, dont on connaît l’importance ici ; et la question de la réforme de la gouvernance mondiale, alors que la Chine affirme son engagement dans le multilatéralisme. Et Shanghai, place financière émergente, sera un lieu important de concertation et d’élaboration de projets tout au long de l’année 2011. La rencontre « Europlace », qui réunit cette semaine à Pudong des autorités de marché et des gestionnaires d’actifs des places de Paris et de Shanghai, sera un jalon dans ce processus.
La deuxième priorité, c’est de continuer à renforcer notre coopération économique. C’est vrai partout dans le pays, c’est plus vrai encore dans la circonscription de Shanghai qui attire la moitié des investissements directs français en Chine. Les entreprises de nos deux pays ont en commun une tradition industrielle et une vision de long terme dont on saisit aujourd’hui toute l’importance. Pour être plus fortes face aux nouveaux enjeux mondiaux, plusieurs d’entre elles ont entrepris de se rapprocher, y compris en travaillant ensemble sur des marchés tiers. Avec Ubifrance et le Service économique, le consulat est pleinement mobilisé pour appuyer nos entreprises dans cette stratégie.
Parce que l’avenir se joue là, la troisième priorité est de favoriser les échanges universitaires entre la France et la Chine. 30.000 étudiants chinois suivent des cursus dans notre pays. Ils représentent la première nationalité parmi les étudiants étrangers en France. En sens inverse, près de 2.000 jeunes français étudient actuellement dans la circonscription de Shanghai. Le Président Sarkozy a décidé d’aller plus loin et d’aboutir aux 10.000 étudiants français en Chine. Avec des universités aussi renommées que Fudan et Tongji, et un réseau d’établissements d’enseignement d’une impressionnante densité, notre circonscription sera une fois encore au centre du terrain.
Voici, en quelques mots, les axes sur lesquels ce Consulat entend travailler à votre service dans les prochains mois. J’espère avoir rapidement le plaisir de rencontrer le plus grand nombre possible d’entre vous, de recueillir les points de vue et de profiter des expériences, afin qu’ensemble nous puissions progresse.”

Rédigé par Francis NIZET

BioMérieux développe sa présence à Wuhan

Ajouté au 03/12/2010 par SHI Lei

BioMérieux poursuit son implantation en Chine par la création de centres de référence de lutte contre des maladies telles que la tuberculose ou les maladies nosocomiales.

C’est à cette fin qu’une délégation conduite par M. Mérieux, président de l’Institut du même nom, a été récemment accueillie à Wuhan pour la signature d’un premier accord avec l’Hôpital pulmonaire, en présence de M. Lin Guosheng, Directeur du Bureau de la santé de la ville et de Mme Wang Weihua, Directrice de cet hôpital. Le projet consiste à créer un laboratoire spécialisé dans le diagnostic rapide de la tuberculose multirésistante et à en former le personnel. Cette forme de maladie tend en effet à se répandre : les tests mis au point par BioMérieux et son savoir-faire accélèrent l’identification des résistances aux médicaments développées par les patients, et permettent donc de converger très rapidement sur les thérapies les plus efficaces. L’hôpital pulmonaire, qui relève du Bureau de la santé de la ville, assurera la démultiplication des compétences acquises auprès d’une vingtaine d’hôpitaux, membres d’un réseau municipal.

Comme l’a rappelé M. Lin Guosheng, cette initiative s’inscrit parfaitement dans la volonté de la municipalité de Wuhan de faire de cette ville une pionnière en matière de coopération internationale en santé publique. Cette cérémonie était précédée d’une visite à Biolake, nouveau parc technologique dédié aux biotechnologies et à la protection de l’environnement, situé au sein de la zone économique du Lac de l’Est. M. Mérieux y a été accueilli par M. FENG Jichun, membre permanent du comité central de la ville, et par les plus hauts responsables de la zone économique.

A l’issue de cette visite, M. Mérieux s’est déclaré très impressionné par le dynamisme de la région de Wuhan en matière de biologie médicale, et prêt à s’investir dans de nouveaux projets, notamment de R&D.

La France actuelle a l’intérêt à comprendre la Chine, affirme Jean-Pierre Raffarin

Ajouté au 03/12/2010 par SHI Lei

La France a intérêt à comprendre la Chine, à s’ y intéresser, alors que la Chine joue un rôle de plus en plus important et que le partenariat franco-chinois se renforce, a déclaré l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin dans une interview accordée à Xinhua avant sa visite à partir du 1er décembre en Chine.

“Il s’agit de ma 4ème visite en Chine dans l’année 2010. C’ est un voyage que je fais dans le cadre d’ un programme de jeunes leaders que j’ai développé déjà depuis un certain temps avec la Fondation pour l’ innovation et la prospective que je préside”, a précisé M. Raffarin.

Dans le cadre de ce programme, M. Raffarin veut faire un voyage spécial pour Jean-François Copé, nouveau secrétaire général de l’UMP (Union pour le mouvement populaire, parti majoritaire), qui est, selon lui, “une personnalité française d’avenir”.

“Quand je l’ai invité à ce programme, il était président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, il est maintenant le Secrétaire général de notre parti. J’ai souhaité lui faire rencontrer mes amis chinois et un certain nombre de personnalités en Chine qu’ il va rencontrer au cours de la première semaine de décembre”, a-t-il souligné.

Selon M. Raffarin, un autre objectif de sa visite en Chine, c’est pour présenter son nouveau livre en version chinoise Ce que la Chine nous a appris, un livre qu’il a écrit avec son épouse.

“Mon épouse apprend le Chinois depuis 4 ans au centre culturel ici à Paris. Nous avons tous les deux un grand intérêt pour la Chine”, a fait savoir M. Raffarin.

“Ce n’ est pas un livre politique ni un livre historique, ni scientifique, c’est un livre du coeur, de passion, d’affection, de sentiment, de ressenti”, a-t-il poursuivi.

Rappelant qu’il a eu un intérêt depuis ses premiers contacts avec la Chine en 1971 et 1976, l’ancien Premier ministre français a fait remarquer que la relation amicale entre la France et la Chine est un objet d’art auquel “il faut faire très attention”. “J’ai veillé toujours à ce qu’ il y ait une bonne compréhension”, a-t-il dit.

Il a également indiqué que sa visite est une occasion de poursuivre les liens d’amitié entre la Chine et la France, “à l’ issue du voyage très réussi du Président Hu Jintao en France, voyage très important, très stratégique pour nos relations bilatérales Chine-France”.

Par ailleurs, M. Raffarin a souligné qu’à l’exeption de la coopération économique, il y a la coopération décentralisée, entre les villes et les régions franco-chinoises, et les échanges universitaires, qui sont très importants. “Je soutiens toutes les initiatives” pour promouvoir les relations d’amitié entre les deux pays, a-t-il ajouté.

“J’explique toujours qu’il faut comprendre la Chine, s’y intéresser, il y a des partenariats à faire. Nous sommes un pays qui a construit un partenariat global et qu’il faut avoir cette attitude de confiance qu’a eu le général de Gaulle en 1964”, a souligné l’ancien Premier ministre français.

Le marché chinois de l’immobilier inondé par des capitaux étrangers

Ajouté au 03/12/2010 par SHI Lei

Un nombre croissant d’investisseurs institutionnels étrangers déferlent sur le marché chinois de l’immobilier en prenant part au stade du développement, attirés par les hauts retours sur investissement du secteur et les solides bases économiques du pays.

Des statistiques en provenance du Ministère du Commerce, publiées mardi, ont montré qu’un total de 114 sociétés immobilières à capitaux étrangers ont été enregistrées en novembre, soit pour le lancement d’une nouvelle entreprise, soit pour apporter des capitaux supplémentaires à une société déjà existante. Ces chiffres sont 2,71 fois supérieurs à ceux du mois d’octobre, témoignant de la façon dont les investisseurs étrangers ont accéléré leur rythme d’entrée sur le marché chinois de l’immobilier.

Dans le même temps, la plupart des entreprises sont localisées dans des villes chinoises de deuxième et troisième plan. « Il y a toujours de bonnes opportunités d’investissement dans les villes plus petites en Chine, et les investisseurs étrangers essaient de diversifier leurs catégories et destinations d’investissement afin de limiter les risques », a dit Carby Xie, directeur de la recherche et de la consultation pour la Chine du Nord chez Colliers International.

Pour les dix premiers mois de cette année, l’utilisation de capitaux étrangers dans le secteur de l’immobilier a augmenté de 48,04% par rapport à la même période de 2009. En octobre, le chiffre a atteint 8,7 milliards de Dollars US.

Grant Ji, directeur du département investissement du fournisseur de services en immobilier Savills (Beijing), a dit que l’intérêt grandissant des investisseurs étrangers pour le marché chinois de l’immobilier est motivé par l’espoir de bénéfices élevés et un marché comparativement stable.

« Le retour moyen sur investissement dans le développement d’un projet résidentiel en Chine peut atteindre 25%, soit beaucoup plus que les ventes par tranches, qui offrent en général aux investisseurs un revenu inférieur à 10% à l’heure actuelle », a dit M. Ji.

De son côté, Moody’s Investor Service a annoncé mardi que ses prévisions pour le marché chinois de l’immobilier étaient stables, bien qu’une correction des prix, modérément orientée à la baisse, soit attendue durant l’année 2011.

De plus, la Chine n’a jusqu’à présent imposé aucune restriction à la participation des institutions étrangères au stade du développement des opérations immobilières. « D’une part, l’argent qui arrive au stade du développement ne devrait pas être considéré comme des ‘capitaux spéculatifs’ en quête de retours rapides. Et d’une autre part, construire davantage contribuera à renforcer l’offre et à alléger la pression sur de futures hausses des prix de l’immobilier », a ajouté M. Ji.

Le Ministre du Logement et du Développement Urbain-Rural et l’Administration d’Etat des Changes ont publié une note ce mois-ci, exposant brièvement les règles permettant aux ressortissants étrangers vivant en Chine d’acheter un seul logement pour leur propre usage, et autorisant aussi les institutions étrangères à acheter des propriétés commerciales pour leur propre usage, mais seulement dans la ville où elles ont leurs activités. Les entreprises étrangères dont l’activité principale est l’investissement ne sont pas concernées par ces règles.

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