Allocution du Consul Général de France à Chengdu : cérémonie pour l’installation de « Sichuan Services Aero-Engine Maintenance Company »

Ajouté au 20/12/2010 par SHI Lei

Cérémonie organisée par Air China et CFM International, Aéroport de Chengdu-Shuangliu, le 16 Décembre à 14h30

Monsieur le représentant du gouvernement de la province du Sichuan

Monsieur le premier vice-président d’Air China (M. He Li)

Monsieur l’administrateur régional (sud ouest) de la CAAC

Monsieur le président de CFM International (M. Eric Bachelet)

Monsieur le président de la SNECMA (M. Petitcolin)

Monsieur le directeur général de GE Aviation Services (M. Millaem)

Monsieur le directeur général de SSAEMC (M. Jean-Louis Sauvetre)

Mesdames et Messieurs,

C’est un grand honneur pour moi de représenter le gouvernement français et de vous rencontrer aujourd’hui à l’occasion de cette cérémonie.

La France et la Chine ont, dans le domaine de l’aéronautique, une histoire très particulière parce qu’elle donne à nos deux pays la possibilité de développer ensemble une industrie de très haute technologie dont les acteurs mondiaux sont et resteront peu nombreux. C’est ce que nos dirigeants ont voulu faire en établissant dans plusieurs domaines des « partenariats industriels structurants », fondés sur le respect du principe du bénéfice réciproque et du développement commun. Ces partenariats industriels constituent la partie la plus importante de la coopération bilatérale franco-chinoise.

Dans le domaine aéronautique, celle-ci a déjà recueilli des résultats très positifs et aussi spectaculaires que la chaine d’assemblage de l’Airbus A320 à Tianjin, la participation de Safran au programme aéronautique chinois C919, ou encore la mise au point de l’hélicoptère multimissions à usage civil (Eurocopter 175/Z15).

Je voudrais donc saluer très chaleureusement la coopération fructueuse entre Air China, la SNECMA, le groupe SAFRAN et CFM International, qui unissent leurs efforts depuis juillet 1999, date de la création de la première co-entreprise ici sur l’aéroport international de Chengdu-Shuangliu pour offrir le meilleur service aux compagnies aériennes, principalement chinoises mais aussi étrangères pour la maintenance de leurs moteurs.

Il est important de rappeler ici que le moteur CFM-56 dans ses différentes versions est le moteur d’avion le plus vendu dans le monde, avec plus de 21 000 moteurs en service. Rappelons aussi, pour nous en féliciter, que la Chine a choisi le nouveau moteur de CFM, le leap-x, pour équiper son nouvel appareil C919.

Je me réjouis donc de ces très belles perspectives pour la nouvelle co-entreprise.

Je tiens à saluer l’entrée de CFM international au capital de « Sichuan Services Aero-Engine Maintenance Company ». A travers ce nouvel actionnaire, les compagnies aériennes disposeront ici sur l’aéroport de Chengdu d’une large gamme de services pour la maintenance et la réparation des moteurs CFM-56. Je souhaite un avenir brillant et plein de succès à cette nouvelle co-entreprise franco-chinoise. Je crois sincèrement que des coopérations de ce type entre acteurs majeurs de l’aéronautique favorisent une meilleure compréhension entre nos pays, et sont de nature à faciliter le développement de nos échanges en créant le climat de confiance nécessaire aux affaires.

Je vous remercie de votre attention./.

Jean-Pierre Raffarin lance son nouveau livre sur la Chine, en réfutant la ” menace chinoise “

Ajouté au 14/12/2010 par SHI Lei

Le 4 décembre au soir, l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin est arrivé à Hangzhou (sud-est de la Chine) avec son nouveau livre sur la Chine ???????écrit conjointement par sa femme et lui. Dans son livre sont cités un grand nombre de faits prouvant le changement et le développement de l’économie chinoise. Dans un chapitre complet, M. Raffarin a réfuté la soit disant « menace chinoise » créée par les pays occidentaux.

Selon M. Raffarin, certains pays européens et américains se sentent épouvantés par le développement à une vitesse fulgurante de la Chine, estimant que leur marché est envahi par les produits chinois, d’où des absurdités sur la « menace chinoise ». « Mais ce n’est absolument pas l’opinion du président français et du peuple français », a-t-il dit.

Jean-Pierre Raffarin a par ailleurs déclaré que la position de la Chine sur la scène mondiale devient de plus en plus importante et que le développement de la Chine est bénéfique pour le monde entier.

Une vague de luxe s’étend sur l’internet chinois

Ajouté au 14/12/2010 par SHI Lei

Outre la recherche de riches consommateurs dans les grandes villes chinoises, les vendeurs de produits de luxe sont en train d’ouvrir leurs boutiques sur une autre plate-forme : l’internet chinois.

La semaine dernière, Emporio Armani a lancé ses sites d’e-commerce en Chine, où la croissance est la plus rapide du monde dans le domaine des produits de luxe.

M. Federico Marchetti, PDG de YOOX, une société basée à Milan qui se spécialise entre autres dans la création de boutiques en ligne, a déclaré : « c’est une action stratégique. Cela signifie que les ventes des produits de luxe se tournent vers tout le pays. L’année prochaine, YOOX va fonder des sites en Chine pour trois ou quatre sociétés internationales ». Il n’a pas indiqué de quelles sociétés il s’agissait, mais Dolce & Gabbana, Valentino et Ermenegildo Zegna Holditalia comptent parmi les vingt-trois clients de la compagnie.

Les autres entreprises, y compris Gucci, Burberry et Tod’s, souhaitent également pouvoir toucher les très nombreux internautes chinois.

Depuis déjà quelques années, les consommateurs peuvent acheter des produits de luxe sur Internet, mais la plupart des vendeurs sont en fait des intermédiaires, et les styles offerts sont parfois passés de mode. Les sites occidentaux présentent un intérêt limité pour les consommateurs chinois, car peu d’entreprises sont disposées à expédier leurs marchandises vers la Chine. En outre, les barrières douanières dissuadent également ce genre d’achats.

Le site internet Wooha, situé à Beijing et fondé en 2006, est spécialisé dans la vente de produits de luxe. Son créateur, M. Corey Lien explique que « chaque mois, entre 15 000 et 20 000 personnes achètent sur le site Wooha. Parmi elles, 60 % viennent des régions chinoises un peu isolées. Les dépenses de ces personnes sont souvent plus élevées que pour les citadins, car ces derniers peuvent acheter dans des boutiques réelles. »

Selon les statistiques du site Wooha, les consommateurs résidant dans le Yunnan dépensent en moyenne 3 865 yuans sur une commande, contre 1 836 yuans pour les Pékinois.

Concernant l’e-business en Chine, les opportunités sont partout. Selon Forrester Research, 80 % des acheteurs en ligne ont moins de 45 ans en Chine. Cette proportion est de 30 % aux États-Unis.

D’après Bain & Co, la Chine est le deuxième plus grand marché du monde dans le domaine des produits de luxe. L’année dernière, le total des ventes de produits de luxe a atteint neuf milliards d’euros, soit une augmentation de 20 %. La Chine devrait dépasser le Japon et occuper la première place d’ici quelques années.

Hôpital Tongji de Wuhan : Poursuite de la coopération franco-chinoise en allergologie

Ajouté au 14/12/2010 par SHI Lei

Suite au grand succès du 1er colloque franco-chinois d’allergologie, organisé en octobre 2009, une session de formation, destinée à des étudiants et jeunes médecins de l’hôpital Tongji et animée par quatre allergologues français (Pr. Demoly, Pr. Deslee, Pr. Fontaine et Pr. Sabouraud), s’est déroulée mi-novembre à Wuhan, à l’initiative du Pr. LIU Xuanghi.

L’hôpital Tongji est l’un des quatre hôpitaux chinois à disposer d’un service d’allergologie de plein exercice, et le Pr. LIU Xuanghi en est le directeur.

Cette nouvelle rencontre, à nouveau très suivie, témoigne de la volonté du partenaire chinois d’établir des relations durables avec la France, en particulier dans cette discipline et avec la Société Française d’Allergologie. Elle constitue aussi le prélude au lancement de projets communs de recherche, notamment sous forme de préparation de thèses de doctorat en cotutelle franco-chinoise.

En cette occasion, Pascal Demoly, directeur du service d’allergologie du CHU de Montpellier et président de la Société Française d’Allergologie, s’est vu décerner par le Pr. WU Hua, Vice-président de l’hôpital Tongji, le titre de professeur honoris causa. Avec Philippe De Blay, autre pneumologue français élevé à la même dignité en 2009, il rejoint la prestigieuse communauté des scientifiques honorés par cet hôpital.

Communiqué rédigé par J. Fleck, Attaché pour la science et la technologie – Consulat Général de France à Wuhan.

La célébration des 10 ans de l’alliance française de Wuhan

Ajouté au 14/12/2010 par SHI Lei

Le 10 octobre dernier, l’Alliance française a accueilli de nombreuses personnalités afin de célébrer son 10ème anniversaire.

Visite de M. Jean-Pierre RAFFARIN à Hangzhou

Ajouté au 14/12/2010 par SHI Lei

L’ancien Premier ministre M. Jean-Pierre RAFFARIN était à Hangzhou samedi 4 et dimanche 5 décembre, à l’invitation de M. Alain DESTREM, fondateur et co-président du club Europe-Chine coopération (ECC), un groupe d’investisseurs français, européens et chinois.

M. RAFFARIN a notamment rencontré M. HUANG Kumming, Premier Secrétaire de la ville de Hangzhou, avec lequel il s’est félicité de la qualité et de la diversité des projets de la communauté française établie dans la province du Zhejiang.

Par cette visite dans notre circonscription, la seconde cette année, M. RAFFARIN concluait un déplacement qui l’avait mené à Pékin et à Chongqing en compagnie du Secrétaire général de l’UMP, M. Jean-François COPE.

2010 : la relation sino-française se tourne vers le monde

Ajouté au 14/12/2010 par SHI Lei

Quarante-six ans se sont écoulés depuis l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France en 1964. Il y a treize ans, en 1997, l’établissement du partenariat global stratégique entre les deux pays a marqué l’entrée de leur relation dans une nouvelle ère. L’année 2010 qui se termine a vu le développement d’une relation mature, stable et tournée vers le monde.

En faisant le bilan de 2010, on constate que ce développement a été particulièrement marqué par les visites mutuelles des dirigeants de haut niveau et les contacts directs fréquents et approfondis lors de réunions internationales.

Ce cycle de visites a commencé par la visite officielle fin 2009 du premier ministre français François Fillon, sur invitation de son homologue chinois Wen Jiabao. En rencontrant M. Fillon, le président chinois Hu Jintao a déclaré qu’il espérait porter le partenariat global stratégique des deux pays à un plus haut niveau. Le président du comité permanent de l’Assemblée populaire nationale (APN) Wu Bangguo a affirmé lors de sa rencontre avec le premier ministre français que les relations des deux pays ont dépassé la sphère bilatérale et revêtent une signification globale. Wen Jiabao a avancé quatre propositions sur l’agrandissement de la coopération bilatérale, toutes approuvées par la partie française.

Du 27 avril au 1er mai, le président français Nicolas Sarkozy a effectué avec sa femme une visite d’État de cinq jours en Chine. Il s’agissait de sa deuxième visite d’État en Chine depuis sa prise de fonctions en 2007. Il a assisté en invité d’honneur à la cérémonie d’ouverture de l’Exposition universelle de Shanghai. Cet arrangement diplomatique spécial a illustré les attentes et l’importance que les deux parties attachaient à cette visite. Tout porte à croire qu’elle a eu une forte signification politique. Lors de leur entretien, Hu Jintao a avancé quatre propositions concrètes pour porter le partenariat global stratégique vers un nouveau palier, tandis que Nicolas Sarkozy a précisé que la Chine était un partenaire stratégique crucial de la France et a souhaité que les deux parties renforcent leur coopération et leurs consultations dans les actions internationales multilatérales, dont le sommet du G20. Il a invité le président Hu à se rendre en France au cours de l’année. Le président du comité permanent de l’APN Wu Bangguo et le premier ministre Wen Jiabao ont également exprimé leurs intentions de renforcer la coopération politique bilatérale lors de leur rencontre avec M. Sarkozy.

Par la suite, des visites mutuelles ont été réalisées entre les dirigeants des corps législatifs. En juin, Bernard Accoyer, le président de l’Assemblée nationale française, a assisté à la Journée du pavillon français à l’Exposition universelle de Shanghai. En juillet, le président du comité permanent de l’APN Wu Bangguo s’est rendu en France. Ces échanges ont démontré l’ambiance amicale très forte, l’élargissement des domaines de coopération et l’élévation du niveau de coopération.

Les relations bilatérales ont atteint leur point culminant au début du mois de novembre, lorsque le président Hu Jintao a effectué une visite d’État couronnée de succès en France. Il s’agissait de sa deuxième visite officielle en France après celle d’État en 2004. Les observateurs ont rapporté que Sarkozy a réservé une réception courtoise spéciale à son homologue chinois : lui-même et sa femme se sont rendus à l’aéroport pour attendre l’avion du président Hu ; il a accompagné les hôtes chinois pour aller à l’Esplanade des Invalides dans le centre de Paris pour une solennelle cérémonie d’accueil ; il a accompagné Hu Jintao à Nice. Au cours des quarante-cinq heures du président chinois en France, il y a eu cinq rencontres entre les deux dirigeants, y compris deux entretiens officiels et deux dîners d’honneur. Les multiples contacts directs ont évidemment dépassé le sens symbolique du protocole diplomatique au plus haut degré. L’échange de visites entre les chefs d’État des deux pays avec un intervalle de six mois seulement est très rare dans l’histoire des relations diplomatiques sino-françaises. Tout montre que les relations politiques des deux pays connaissent un essor sans précédent.

Ce qui intéresse le plus les observateurs politiques, de toute évidence, est la Déclaration conjointe sur le renforcement du partenariat global stratégique. Cette dernière définit dès le début que les deux pays décident de donner une nouvelle impulsion à leur relation, pour bâtir un partenariat global stratégique de type nouveau, mature, stable, basé sur la confiance mutuelle et les bénéfices réciproques, et tourné vers le monde.

Ce document important donne des principes directeurs au développement futur des relations sino-françaises. Dans son discours, le président Hu a exprimé le souhait de la partie chinoise d’enrichir, dans un monde en mutations profondes et complexes, les relations sino-françaises et contribuer au développement d’un partenariat d’égalité entre les grands pays du monde. Pour ce faire, il a avancé quatre propositions : « se respecter mutuellement pour approfondir la confiance stratégique réciproque, avancer avec le temps pour innover dans la coopération concrète, mettre en valeur les atouts pour multiplier les échanges intellectuels et humains, renforcer la concertation pour relever ensemble les défis ».
Le dynamisme des relations sino-françaises n’est pas dû au hasard ; il peut être expliqué par quatre raisons principales.

Premièrement, les deux parties s’en tiennent à une approche stratégique et de long terme

Les relations bilatérales ont parfois connu des revers, comme après les incidents de 2008, sans doute causés par l’instabilité de la politique du nouveau gouvernement français envers la Chine. Néanmoins, le dirigeant français possède une sagesse politique et une vision stratégique. Dans le contexte de la crise financière, le président Sarkozy a immédiatement voulu normaliser ses rapports avec la Chine. Depuis, la politique du gouvernement français vis-à-vis de la Chine est devenue plus rationnelle et plus mûre, car l’ingérence dans les affaires intérieures de la Chine et les actions irrespectueuses de ses intérêts fondamentaux et préoccupations portent atteinte non seulement aux relations sino-françaises, mais aussi, dans une large mesure, aux intérêts fondamentaux de la France. En gardant un esprit lucide, la partie chinoise a souhaité éviter le recul continuel des relations bilatérales et les promouvoir. C’est grâce aux efforts communs et aux consultations étroites des deux pays que les relations ont pu être restaurées à temps et développées. On peut ainsi dire qu’après les revers, les relations sino-françaises ont une base plus ferme, ce qui crée des conditions favorables pour les porter à un nouveau palier de développement durable.

Deuxièmement, l’approfondissement de la coopération économique et commerciale

La France est maintenant le quatrième partenaire commercial de la Chine au sein de l’UE et le deuxième exportateur européen de technologies vers la Chine, tandis que la Chine est le septième plus grand partenaire commercial de la France et son plus grand partenaire en Asie. Ces dernières années, la relation économique et commerciale a été en particulier marquée par le niveau accru de la coopération dans les technologies de pointe avec des succès remarquables. Des accords ont été conclus dans l’électricité nucléaire, les énergies propres, la recherche et le développement d’avions de ligne. Des accomplissements réels ont été réalisés en matière de technique nucléaire et de construction. Actuellement, les deux pays procèdent au réajustement de leurs structures industrielles et au changement de leurs modèles de développement pour relever les défis mondiaux. Cela offre de bonnes occasions pour explorer de nouveaux domaines de coopération. La complémentarité évidente et la signification stratégique de la coopération seront plus marquées dans le contexte de la réponse mondiale à la crise financière, de la reprise économique et du développement des nouvelles technologies, ainsi que de l’exploration de nouveaux pôles de croissance. Durant cette visite de Hu Jintao en France, les deux parties ont signé des contrats pour une valeur totale de vingt milliards de dollars américains, portant sur l’aéronautique, l’électricité nucléaire, la communication, l’énergie et d’autres domaines de technologies de pointe. La coopération bilatérale renforcée et élargie consolide leur relation pour un développement stable à long terme.

Troisièmement, le renforcement de la coopération politique pour relever les nouveaux défis mondiaux de l’ère post-crise

Dans l’ère post-crise de l’économie mondiale, l’amélioration de la gouvernance et l’établissement d’un nouveau système financier constituent d’importantes questions de la communauté internationale. En tant que présidente du G20 et du G8 en 2011, la France vise des accomplissements à la hauteur d’un grand pays. La Chine, le plus grand pays émergent, représente un poids important dans la lutte contre les défis mondiaux. Par conséquent, le renforcement de la coopération sino-française peut jouer un rôle important. La France a de grandes attentes envers la Chine en la matière. M. Sarkozy a assuré que sans la Chine, aucun succès ne saurait être atteint. Il a espéré réformer le système monétaire et financier lors du G20 et a proposé que les colloques de haut niveau en marge du sommet se tiennent en Chine.

Le climat est l’un des sujets clés de la politique internationale et fait l’objet de désaccords entre divers pays. La France a suggéré un changement du modèle de développement économique pour réaliser une économie à bas carbone et un développement durable, et a donné des objectifs quantitatifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elle a poussé l’Union européenne à instituer un « paquet climat-énergie ». En accordant une grande importance à l’environnement, le gouvernement chinois a avancé des objectifs concrets en matière de réduction des émissions. Il est en train de promouvoir activement le changement du mode de développement économique pour réaliser un développement durable, pratiquer le concept de développement scientifique et préconiser un style de vie à faible empreinte carbone. Le renforcement de la coopération sino-française jouera un rôle actif en vue de la conclusion d’accords multilatéraux internationaux en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Enfin, l’évolution géopolitique offre un large espace de développement au renforcement du partenariat global stratégique sino-français

Les États-Unis et l’Europe, les deux plus grandes entités économiques du monde, ont été frappés lourdement par la crise financière et la récession économique. L’impact négatif ne se dissipera pas à court terme. La puissance générale des États-Unis et de l’Europe est en train de reculer. Parallèlement, le redressement rapide de l’Asie a connu un effet de vague irrésistible. Les regards se portent désormais sur cette région émergente, en particulier sur la Chine. Le changement du rapport de force entre les États-Unis, l’Europe et l’Asie a entraîné une évolution géopolitique et une nouvelle relation stratégique entre ces trois acteurs.

En tant que grand pays d’Europe, la France s’en tient toujours à son principe d’indépendance dans la sauvegarde des intérêts de l’État et de la sécurité européenne, ce qui pourrait amener à des contradictions et des frictions avec les États-Unis qui poursuivent l’hégémonisme. Après l’éclatement de la crise financière mondiale, des divergences sont apparues entre la France et les États-Unis sur de nombreux sujets d’importance comme la réforme du système monétaire, la surveillance et la gestion de la finance, la crise de la dette européenne et la gouvernance économique mondiale. L’Europe, plongée dans la récession, voit son influence de jour en jour affaiblie et rivalise difficilement avec les États-Unis. La France porte donc son regard vers la Chine, afin de chercher à développer une coopération stratégique.

Quant à la Chine, qui connaît une progression rapide de sa puissance générale et une influence accrue sur le plan international, elle est aussi confrontée à de grandes pressions, notamment en raison de nouveaux défis qui sont apparus depuis le début de l’année dans son voisinage. Les États-Unis n’ont cessé de durcir le ton sur le taux de change du yuan. Plusieurs disputes avec les pays voisins encerclent la Chine. Malgré des divergences entre la Chine et l’Europe, les deux parties privilégient leurs intérêts économiques. Par conséquent, le renforcement de la coopération large entre la Chine et l’Europe, et particulièrement avec la France, est logique. Depuis le début de l’année, malgré des frictions incessantes entre la Chine et les États unis, les visites en Chine du président français Nicolas Sarkozy, de la chancelière allemande Angela Merkel et du premier ministre anglais David Cameron se sont succédées, ce qui a grandement fait progresser les relations bilatérales et marque un exploit dans l’histoire de la relation sino-européenne. Cela illustre bien l’évolution des relations entre les États-Unis, l’Europe et la Chine.

Avec l’évolution de la structure politique mondiale, notamment la relation triangulaire entre les États-Unis, l’Europe et la Chine, les besoins mutuels des deux derniers se rapprochent, et l’importance de renforcer la coopération stratégique est primordiale. Dans ce contexte, le caractère stratégique et global de la relation sino-française est parfaitement clair.

Colloque sino-français sur le thème de la santé et de la pollution de l’air

Ajouté au 14/12/2010 par SHI Lei

Le 3 décembre 2010 a eu lieu à Xi’an un colloque sino-français sur le thème de la pollution de l’air et de la sante à l’Institut de l’Environnement Terrestre – Institute of Earth Environment – de l’Académie des Sciences Chinoise.
Un vingtaine d’experts, du CNRS, de l’Université Uppsala en Suède, de l’Université Polytechnique d’Hong-Kong et d’universités chinoises, se sont réunis pour discuter des projets de recherche mis en place entre 2011 et 2013 à Xi’an et Chengdu sur l’épidémiologie et la pollution de l’air.

Le Beaujolais nouveau à Shenzhen

Ajouté au 14/12/2010 par SHI Lei

Le 19 novembre la Chambre de Commerce et d’Industrie française en Chine du sud a organisé, en coopération avec le Consulat général de France à Canton, un buffet pour célébrer l’arrivée du Beaujolais nouveau. Pour la première fois, cet événement a été organisé à Shenzhen en présence du Consul général de France à Canton, M. Jean-Raphaël Peytregnet.

Li Changchun s’engage à approfondir les relations avec la France

Ajouté au 07/12/2010 par SHI Lei

Li Changchun, un haut dirigeant du Parti communiste chinois (PCC), a promis jeudi de renforcer la confiance politique mutuelle avec la France.

Li Changchun, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC, a pris cet engagement lors de sa rencontre avec l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin et le secrétaire général de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), Jean-François Copé.

Li a rappelé la visite du président chinois Hu Jintao en France le mois dernier, estimant qu’elle montre que les relations sino-françaises ont atteint une nouvelle hauteur.

En tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et membres du G20, la Chine et la France partagent des intérêts communs et des perspectives brillantes de coopération, a-t-il indiqué.

Li s’est félicité du contact étroit entre le PCC et l’UMP, ajoutant que le PCC ferait progresser ses échanges avec l’UMP, surtout entre les jeunes hommes politiques.

Les invités français ont fait l’éloge des relations et de la coopération bilatérales et se sont engagés à travailler à une coopération et à des échanges plus étroits.

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