La Chine et le France souhaitent construire des relations économiques plus durables et innovantes

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

La Chine et la France ont exprimé jeudi, à l’occasion d’une visite d’Etat du président chinois Hu Jintao en France, leur volonté de construire des relations économiques et commerciales “plus étroite, durables et innovantes”.

“Les deux parties soulignent leur volonté de construire des relations économiques et commerciales plus étroites, durables et innovantes, dans le respect du principe de bénéfice réciproque et de développement commun”, affirme une déclaration conjointe sino-française sur le renforcement du partenariat global stratégique entre les deux pays, publiée jeudi à Paris.

Les partenariats industriels structurants dans les domaines nucléaire, aéronautique et spatial, et ferroviaire, fondés sur ces principes, constituent une “partie importante de la coopération bilatérale”. En s’appuyant sur trois décennies de partenariat réussi, la France et la Chine ont décidé d’approfondir davantage la coopération nucléaire, d’étendre les champs de coopération et de développer ensemble de nouveaux projets, y compris sur des marchés tiers, tout en poursuivant les projets de coopération en cours d’exécution, selon la déclaration.

“La France et la Chine encouragent leurs entreprises concernées à engager des consultations pragmatiques et approfondies afin de faire avancer la coopération dans l’ensemble du cycle du combustible nucléaire. La France réaffirme sa volonté d’approfondir la coopération avec la Chine dans les domaines de l’extraction de l’uranium, de la fabrication du combustible, de la construction des centrales nucléaires, aussi bien sur les marchés nationaux que sur des marchés tiers, et du retraitement / recyclage du combustible usé. La Chine partage la volonté française”, indique la déclaration.

Les deux parties sont convenues d’approfondir leur coopération aéronautique industrielle longue et fructueuse, avec le développement et la coopération entre Airbus et d’autres entreprises françaises et les compagnies aériennes et industrielles chinoises, avec la mise en service de la chaîne d’assemblage A320 à Tianjin, avec la participation des industriels français au programme aéronautique chinois C919 ainsi qu’avec la recherche conjointe sur un hélicoptère multimissions à usage civil (EC175/Z15).

La France et la Chine réaffirment également leur intérêt commun à donner une nouvelle impulsion à leur coopération historique dans le domaine des transports ferroviaires.

Au-delà de ces partenariats traditionnels, la France et la Chine ont identifié de nouveaux partenariats innovants, notamment dans les secteurs prioritaires de l’environnement et du développement durable, de l’agriculture et de l’agro-alimentaire ainsi que des services financiers, et souhaitent renforcer la coopération entre leurs entreprises dans ces secteurs. Les deux parties renforceront également leur coopération dans les secteurs émergeants, notamment dans les domaines des nouvelles énergies, des bio-industries, des nouveaux matériaux, des véhicules électriques, de l’économie circulaire et des technologies décarbonées, note la déclaration.

Les deux parties reconnaissent que ces nouveaux partenariats d’affaires ne pourront se réaliser pleinement que dans le cadre d’économies ouvertes et partagent donc la même priorité de lutte contre le protectionnisme commercial. Elles travailleront à renforcer la protection de la propriété intellectuelle. Elles favoriseront un meilleur équilibre des relations commerciales bilatérales. La partie française salue les efforts déployés par la Chine en vue d’adhérer à l’Accord sur les marchés publics de l’OMC. Les deux parties signeront dans les meilleurs délais possibles un nouvel accord sur la prévention de la double imposition et soutiendront la coopération entre les PME et les projets qui facilitent leur financement. Elles continueront par ailleurs à encourager les investissements bilatéraux, déjà en pleine croissance, en leur offrant un environnement favorable et équitable.

“Les deux parties continueront à mettre en oeuvre pleinement les projets de recherche scientifique et technologique conjointe, à appuyer énergiquement la création conjointe d’établissements de recherche et à renforcer la coopération en matière de recherche et d’innovation en associant les entreprises, les universités et les établissements de recherche”.

La France est un partenaire commercial important de la Chine dans l’Union européenne. Les échanges commerciaux bilatéraux ont atteint 38 milliards en 2008 et se sont établis à 33 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de l’année courante.

La Chine, deuxième plus grande consommatrice de cognac au monde

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Selon les derniers chiffres du Bureau national interprofessionnel du Cognac (BNIC) de France, la Chine est devenue aujourd’hui la deuxième plus grande consommatrice de cognac au monde.

Les Chinois ont consommé entre janvier et septembre 20 millions de bouteilles, dont 90% de cognacs de qualités supérieures à trois étoiles ou V.S. (Very Special).

Jérôme Durand, le directeur du Marketing et de la Communication du BNIC , a fait savoir vendredi, lors d’une conférence professionnelle – portant sur la consommation de cognac à Beijing – que la consommation chinoise a été multipliée par 9 ces dix dernières années.

Bien que les Etats-Unis restent toujours en tête du classement en matière de volumes consommés, la Chine, selon Durand, est véritablement un marché porté sur les appellations commerciales haut-de-gammes, à savoir les niveaux de V.S.O.P (Very Superior Old Pale) , de Napoléon et de X.O (Extra Old).

La Chine tire véritablement la croissance de la consommation de cognac en Asie, tandis que Singapour est un port important où transite cette eau-de-vie vers d’autres pays asiatiques, a remarqué Durand, avant d’ajouter que le marché russe est prometteur.

Chaque année, 96,7% du cognac produit en France est vendu à l’étranger. Ces exportations rapportent 1,6 milliard d’euros à l’Hexagone, soit le prix de 31 Airbus A320.

La visite de Hu insuffle un nouveau souffle dans les relations sino-françaises

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

L’actuelle visite du président chinois Hu Jintao en France devrait devenir un jalon essentiel historique dans l’histoire des relations sino-françaises pour enrichir davantage le partenariat stratégique global entre les deux pays.

Avec la visite de trois jours de M. Hu en France, qui a débuté jeudi, les chefs d’Etat et principaux responsables parlementaires des deux pays se sont rendus visite pour la première fois en un an.

Plus tôt cette année, le président français Nicolas Sarkozy et Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale française, se sont tous les deux rendus en Chine. Le premier législateur chinois, Wu Bangguo, s’est aussi récemment rendu en France.

Il est rare dans l’histoire de voir des échanges si fréquents entre dirigeants de deux pays.

Il est aussi remarquable de que M. Hu rencontrera M. Sarkozy au moins cinq fois pendant son séjour en France, et que les deux dirigeants auront une consultation profonde sur les questions relatives aux relations bilatérales et aux affaires mondiales.

Cette régularité inhabituelle rend compte de l’importance hautement stratégique et mondiale, ainsi que d’une nouvelle ère dans les relations franco-chinoises.

La Chine et la France sont deux grandes puissances sur la scène mondiale et par conséquent leur relation dépasse le cadre des liens bilatéraux et atteint une importance mondiale.

A l’issue de la rencontre entre MM. Hu et Sarkozy jeudi, les deux pays ont publié une déclaration conjointe, s’engageant à construire un nouveau partenariat global mature et stable basé sur la confiance et l’intérêt mutuels dans une perspective mondiale.

Le partenariat stratégique sino-français est visible d’abord sur le champ politique.

En tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, les deux pays partagent des points de vue similaires ou communs sur de nombreuses questions régionales ou internationales et ont en commun des intérêts sur des problèmes de développement et ceux relatifs à la paix dans le monde.

Les défis mondiaux comme la crise financière, la non- prolifération nucléaire et le changement climatique ont pris de l’importance de jour en jour.

La Chine et la France font face à des défis pour assumer les responsabilités communes et ont besoin d’une confiance mutuelle à travers le dialogue et promouvoir le développement par le biais de la coopération.

Le consensus arrêté par les deux pays sur le mécanisme de gestion du Groupe des 20 premières économies mondiales (G20) sera propice à la reconstruction de la croissance économique mondiale et du système financier international pour faire face aux besoins du moment.

Le partenariat stratégique est aussi réflété dans le volet culturel. L’Année culturelle franco-chinoise 2003-2005 organisée dans les deux pays a signalé le début des échanges culturelles multidimensionnelles.

Dans leur déclaration conjointe, la Chine et la France ont décidé de stimuler davantage la coopération dans les secteurs de la culture, de l’éducation, de la science et la technologie et d’encourager une coopération durable et stable entre les organismes culturels des deux pays. Ils amélioreront aussi les échanges et la coopération dans la radio, la production télé et des films.

Entre temps, les deux parties ont promis, non seulement de créer et de développer un partenariat entre les universités et écoles, mais d’encourager les étudiants à étudier dans chacun des pays. Ils ont également convenu de soutenir mutuellement la promotion de la langue chinoise en France et la langue française en Chine.

La signification du partenariat stratégique est aussi montré dans le domaine économique. Les deux pays, extrêmement complémentaires économiquement, ont réussi à coopérer dans les domaines comme l’énergie nucléaire, l’espace et l’aviation, et les transports. Une situation qui a vigoureusement stimulé la croissance des deux économies et profité aux deux peuples.

Au cours de la visite de M. Hu, la Chine et la France ont signé une série d’accords de coopération économique et commerciale dans les domaines de l’aviation, de l’espace, de l’énergie nucléaire, du transport ferroviaire, de la conservation de l’énergie, de la protection environnementale, des nouveaux matériaux et de la technologie de l’information.

En outre, la Chine et la France ont aussi convenu de faire de la lutte contre le protectionnisme une priorité essentielle de leur coopération afin de créer un environnement favorable et équitable à la croissance des deux économies.

Entre temps, les deux nations, devraient aussi se mettre ensemble pour stimuler le développement de l’ordre international sur une voie plus juste et plus rationnelle.

Hu Jintao rencontre Jacques Chirac à Paris

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le président chinois Hu Jintao, actuellement en visite en France, a rencontré vendredi à Paris l’ancien président français Jacques Chirac.

Durant son entretien, M. Hu a fait l’éloge de la contribution significative de M. Chirac dans l’instauration du partenariat stratégique global entre la Chine et la France, et a souhaité que l’ancien président puisse continuer à jouer un rôle important pour consolider l’amitié entre les deux peuples et élargir les échanges entre les deux pays.

Depuis l’établissement des relations diplomatiques il y a 46 ans, la Chine et la France voient leurs relations jouer un rôle prépondérant dans les rapports entre les pays occidentaux et la Chine, grâce aux efforts des dirigeants des deux pays sur plusieurs générations, a affirmé M. Hu.

Il a noté que la situation internationale actuelle connaissait des transformations profondes et complexes. Alors que la paix et le développement sont les tendances qui priment à notre époque, les menaces du terrorisme, du changement climatique et de la sécurité alimentaire restent des défis majeurs à travers le monde, d’où la nécessité d’une action conjointe de la communauté internationale.

Malgré des progrès notables obtenus suite à plus de trois décennies de réformes et d’ouverture sur l’extérieur, la Chine fait toujours face à de nombreux défis de développement en raison de sa population importante et de sa croissance déséquilibrée, a fait remarquer M. Hu.

Il a affirmé que la Chine poursuivrait inlassablement ses efforts pour réaliser son développement socio-économique, de manière à contribuer davantage à la paix et au développement du monde entier.

Pour sa part, M. Chirac a fait part de son admiration à l’égard de l’histoire et de la civilisation ancestrale de la Chine. Il a ajouté que la Chine, qui se développe de manière pacifique, avait une influence croissante et devrait jouer un plus grand rôle dans le monde actuel.

La Chine, dont le peuple est épris de paix, a joué un rôle actif dans la coopération internationale et dans le règlement des problèmes au niveau mondial, a affirmé M. Chirac.

Le président Hu, qui s’est aussi entretenu avec le Premier ministre français François Fillon plus tôt dans la journée, se rendra à Nice pour poursuivre sa visite de trois jours en France.

Jacques Chirac et Hu Jintao se sont entretenus en tête à tête vendredi matin à Paris selon le service de presse de l’ancien président français. Les deux hommes se sont entretenus à l’hôtel George V, où réside le président chinois durant son séjour parisien. La rencontre, qui a débuté à 09 h 30, a eu lieu à la demande de Hu Jintao, a précisé une porte-parole de Jacques Chirac.

Cette rencontre a eu lieu dans le cadre de la visite d’État en France du président chinois. Hu Jintao est arrivé jeudi après-midi pour trois jours qui doivent sceller la nouvelle lune de miel entre les deux pays par plusieurs milliards d’euros de contrats au bénéfice des entreprises tricolores. Dès le premier jour, la Chine a rempli les carnets de commande d’Airbus et d’Areva de plus de dix milliards d’euros de contrats et a apporté son soutien de principe à la présidence française du G20. Une nouvelle vague de 15 contrats ou “d’accords de coopération” au bénéfice d’entreprises françaises a été signée au siège du Medef à Paris vendredi matin.

Hu Jintao se rend sur la tombe du Soldat inconnu à l’Arc de Triomphe

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le 5 novembre, le président chinois Hu Jintao s’est  rendu sur la tombe du Soldat inconnu à l’Arc de Triomphe et a rencontré les vieux soldats français à l’occasion de sa visite d’Etat en France.

Hu Jintao et Nicolas Sarkozy à Nice

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le 5 novembre, le président chinois Hu Jintao et son homologue français Nicolas Sarkozy se sont retrouvés à Nice pour de nouveaux entretiens. Les deux président se sont entretenus avec le public à Nice à cette occasion.

Retour à Beijing de Hu Jintao après sa tournée en France et au Portugal

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le président chinois Hu Jintao a regagné Beijing le lundi 8 novembre après ses visites d’Etat en France et au Portugal.

Zhu Xiaoyu : la visite du président chinois en France renforcera les échanges éducatifs sino-français

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le président chinois Hu Jintao a effectué une visite d’État en France du 4 au 6 novembre. Zhu Xiaoyu, ministre conseiller du service de l’Éducation de l’ambassadeur de Chine en France, estime que cet événement « renforcera les échanges éducatifs sino-français ».

Tout d’abord, les deux pays ont avancé un objectif concret sur le nombre d’étudiants participants. Selon la déclaration conjointe, le nombre d’étudiants français en Chine atteindra 10 000 dans cinq ans (contre 5 000 à l’heure actuelle), et le nombre d’étudiants chinois en France sera de 50 000 (contre 35 000 à présent). « Avec la forte demande des deux côtés, l’objectif ne sera pas difficile à réaliser en termes de nombre, la clé est d’offrir des services coordonnés », souligne Zhu Xiaoyu.

En même temps, Hu Jintao a proposé d’inviter 500 jeunes Français en Chine. C’est une mesure importante pour la communication bilatérale.

Deuxièmement, les deux pays souhaitent promouvoir l’apprentissage respectif de la langue chinoise et française. « La Chine et la France possèdent une longue histoire et accordent une grande importance à leur langue, mais en ce qui concerne leur promotion, les deux pays ont rencontré des difficultés. Cette fois, de véritables mesures de long terme seront prises au niveau gouvernemental », explique Mme Zhu.

Selon la proposition du président chinois, la Chine et la France organiseront l’année du français en Chine et l’année du chinois en France. À cette occasion, des expositions, des concours et des activités pédagogiques se tiendront dans les deux pays.

D’après Zhu Xiaoyu, la coopération éducative a obtenu de grands succès, en particulier dans la formation des ingénieurs. Ces dernières années, la Chine s’est inspirée des savoirs français. En 2005, l’École centrale de Beijing a ouvert ses portes ; il s’agit d’un établissement sino-français d’ingénierie appartenant à l’université de Beihang. L’école est basée sur le modèle de Centrale en France. Cet établissement est un exemple brillant de la coopération bilatérale en matière d’enseignement supérieur.

« Nous avons obtenu des succès, mais la Chine et la France ont encore beaucoup à faire pour renforcer la coopération éducative, notamment dans le secteur de l’enseignement professionnel. L’envie de coopérer est là, mais en raison de la différence de reconnaissance des diplômes, il reste encore des obstacles ».

Lancement du projet sino-français de Châteauroux

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le 5 novembre, dans le cadre de la visite d’État du président chinois Hu Jintao à Paris, l’implantation d’une plateforme de coopération économique entre la France et la Chine à Châteauroux a été officiellement annoncée par Jean-François Mayet, sénateur-maire de Châteauroux et président de la communauté d’agglomération castelroussine.

« Une première tranche de 500 millions d’euros d’investissements chinois et 4 000 emplois directs seront créés, dont 80 % côté français », a fait savoir M. Mayet. Marie-Madeleine Mialot, vice-présidente du Conseil régional du Centre, Shao Peng’en, président de la Société sino-française de développement économique de Châteauroux (SFDEC) et Louis Pinton, sénateur et président du Conseil général de l’Indre étaient présents à la cérémonie d’inauguration.

Le « Châteauroux Business District » sera géré par un promoteur franco-chinois, la SFDEC, à 60 % de capitaux chinois et 40 % de capitaux français, et par les collectivités de l’Indre, du Centre et de la communauté d’agglomération de Châteauroux.

Le parc industriel accueillera des industries chinoises de pointe (haute technologie, nouveaux matériaux) qui utiliseront des composants importés de Chine et une main-d’œuvre principalement française. Les produits seront vendus en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Le partenariat stratégique global sino-français entre dans une nouvelle phase

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le président chinois Hu Jintao a effectué du 4 au 6 novembre une visite officielle en France. Cette visite, qui a abouti à une déclaration conjointe visant à renforcer le partenariat stratégique global entre la Chine et la France et à une multitude d’accords de coopération entre les milieux d’affaires des deux pays, a marqué un nouveau chapitre dans le développement global, fructueux et rapide des relations sino-françaises.

UN CALENDRIER CHARGE, UN ENJEU PARTICULIER

Sur une période de moins de 48 heures, le calendrier du président Hu était bien chargé.

M. Hu a eu plusieurs entretiens officiels avec les dirigeants français, dont son homologue Nicolas Sarkozy, et il a rencontré des “vieux amis” de la Chine comme l’ancien président Jacques Chirac. Il s’est rendu à la tombe du soldat inconnu à Paris, un monument à haute portée symbolique pour la France, pour y déposer une gerbe de fleurs. Il a également visité des entreprises françaises du secteur des hautes technologies. Les gouvernements et entreprises des deux pays ont saisi l’occasion de la visite du président Hu pour signer une série d’accords de coopération et des contrats commerciaux.

Les deux pays ont attaché une grande importance à cette visite, qui, deuxième du genre effectuée par le président Hu sur une période de six ans, intervient sur fond de réchauffement des relations sino-françaises qui ont connu des hauts et des bas ces derniers temps.

Dans l’après-midi du 4 novembre, Nicolas Sarkozy et son épouse se sont rendus à l’aéroport pour accueillir personnellement le président Hu et son épouse avant de les accompagner jusqu’à l’hôtel, une réception rare côté protocolaire depuis l’investiture de M. Sarkozy.

En moins de 48 heures, les deux dirigeants ont eu au moins cinq entretiens, au cours desquels ils ont discuté en profondeur d’une série de questions d’intérêt commun, allant des relations bilatérales à la coopération commerciale, en passant par la situation internationale avec en particulier l’établissement du nouvel ordre financier international dans le cadre du G20.

UNE VISITE FRUCTUEUSE ET MUTUELLEMENT BENEFIQUE

Jeudi dernier, les deux pays ont publié une déclaration conjointe sur le renforcement du partenariat stratégique global, un document qui a consolidé les fondements des relations bilatérales, basées sur le partenariat global sino-français établi en 1997 et le partenariat stratégique global conclu en 2004.

Selon la déclaration, la France et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et deux des plus grandes économies du monde, ont une responsabilité particulière. Leur relation doit continuer à avoir valeur d’exemple.

Un nouveau type de relations entre les grands partenaires, tourné vers l’avenir, doit émerger sur la base des principes de coopération d’égal à égal, de tolérance et de bénéfices mutuels.

Les deux parties devront également approfondir leur coordination et coopération dans les affaires internationales, combattre ensemble les grandes menaces planétaires, en particulier en matière de prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs, travailler à résoudre les crises régionales, en particulier s’agissant de l’Afghanistan, du dossier nucléaire iranien et de la dénucléarisation de la Péninsule coréenne.

De plus, les deux pays sont aussi parvenus à de nombreux consensus surtout en matière de lutte contre le protectionnisme commercial, la gestion des changements climatiques, la promotion du développement de l’économie africaine et le renforcement des relations entre la Chine et l’Europe.

Durant la visite, une série d’accords de coopération bilatéraux ont été signés, couvrant divers domaines dont le nucléaire, l’aéronautique, les économies d’énergie et la protection de l’environnement, avec par exemple le contrat portant sur l’achat d’avions Airbus et l’accord de coopération entre la Cité Interdite (Chine) et le musée du Louvre (France). D’après les estimations des médias français, la valeur des accords signés a atteint 20 milliards d’euros (28,1 milliards de dollars).

EVALUATION POSITIVE

La visite fructueuse du président Hu en France est couronnée des évaluations positives de tous bords tant en France qu’en Chine.

Dans un article paru vendredi, le journal français “Le Figaro” a affirmé que depuis la visite précédente du président Hu en France il y a six ans, la Chine a fait un grand pas en avant. La France a davantage besoin du soutien de la Chine, non seulement sur le plan des échanges commerciaux bilatéraux, mais aussi sur un grand nombre de dossiers internationaux. La visite du président Hu, à une semaine du sommet du G20 à Séoul, est propice pour la France, qui va assumer la présidence du bloc à partir de la fin de l’année.

Le journal “Les Echos”, quotidien français spécialisé dans l’actualité économique et financière, a indiqué dans un article que la France attache une grande importance à la visite du président Hu, soulignant que les accords signés lors de la visite étaient d’une importance particulière.

La ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, s’est déclarée “très satisfaite” de la visite du président Hu, qui était “une très belle réussite en termes de résultats” et “une démonstration de l’amitié entre la France et la Chine”.

Les contrats signés étaient “tout à fait satisfaisants, à la fois dans leur volume et leur diversité”, a affirmé la ministre.

Pour sa part, la présidente du groupe nucléaire Areva, Anne Lauvergeon, s’est félicitée des contrats signés avec la Chine, qui, selon elle, “représentent une nouvelle étape dans les relations entre Areva et ses partenaires chinois”.

Côté chinois, les experts et fonctionnaires ont eux aussi apporté des jugements positifs à l’égard des résultats et de l’importance de la visite du président Hu en France.

Selon Shen Xiaoquan, chercheur au Centre de recherche des affaires internationales de l’Agence Xinhua, la multiplication des échanges et des visites des dirigeants des deux pays depuis le début de l’année est le signe d’un fort élan dans le développement des relations sino-françaises.

“Le développement constant des relations sino-françaises est conforme aux intérêts fondamentaux des deux pays, et est aussi favorable à la promotion de la paix et du développement dans le monde”, a souligné M. Shen.

Les larges consensus entre la Chine et la France sur le plan de la philosophie politique, de la lutte contre le changement climatique et de la gestion du système financier international devraient continuer à jouer un rôle de premier plan dans les affaires internationales à l’avenir, a-t-il noté.

Au niveau de la coopération économique et commerciale, la Chine et la France jouissent d’une forte complémentarité, a fait remarquer M. Shen.

“Dans un contexte où la communauté internationale cherche à répondre activement à la crise financière et à parvenir à une reprise économique au plus vite, à développer de nouvelles technologies et à explorer de nouveaux pôles de croissance économique, les deux pays ont vu leur complémentarité se renforcer, et l’importance stratégique de leur coopération bilatérale ressortir encore davantage”, a-t-il dit.

De surcroît, il existe un énorme potentiel en ce qui concernent les échanges dans le domaine des sciences humaines, ce qui contribue à jeter une base solide pour la coopération politique et économique entre les deux pays, a-t-il poursuivi.

De son côté, le chercheur de l’Académie chinoise des sciences sociales, Tian Dewen, a déclaré dans une interview accordée à Xinhua que depuis 2008, les relations sino-françaises ont connu des hauts et des bas, et que la visite du président Hu en France montrait que les efforts visant à rétablir la bonne entente diplomatique ont réussi.

Pour faire progresser les relations sino-françaises, les dirigeants des deux pays doivent développer une nouvelle approche dans leur volonté de mettre de côté les différends et chercher des terrains d’entente, s’appuyant sur une vision stratégique à long terme, a souligné M. Tian.

L’ambassadeur de Chine en France, Kong Quan, a estimé, quant à lui, que la visite du président Hu avait permis aux deux pays d’échanger en profondeur leurs points de vue sur les relations bilatérales et les dossiers internationaux majeurs, et de parvenir à des consensus. Sous l’impulsion de cette visite, la Chine et la France inaugurent une nouvelle phase qui devrait voir leurs relations bilatérales continuer à se développer de manière globale, fructueuse et rapide.

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