Rétrospective de la relation sino-française sous Nicolas Sarkozy

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le 27 janvier 1964, à travers un simple communiqué qui ne se composait que de deux phrases, la République populaire de Chine et la République française ont annoncé l’établissement de leurs relations diplomatiques, lançant une « bombe nucléaire » dans la communauté internationale.
Depuis 46 ans, ces deux pays ont connu une lune de miel et quelques tensions, en particulier après la prise de fonctions de Nicolas Sarkozy en 2007. Aujourd’hui, les deux pays essaient désormais de maintenir l’harmonie dans leur relation.

En novembre 2007, le président français a effectué une visite officielle en Chine sur invitation du président chinois. Il s’agissait de la première visite de Nicolas Sarkozy en Chine depuis son accession à la présidence au mois de mai. Les deux pays ont renforcé leur partenariat stratégique global.

Cependant, en 2008, la Chine et la France ont malheureusement enregistré un certain recul diplomatique. À Paris, le relais de la flamme olympique a été saboté. Le président Sarkozy a ensuite déclaré qu’il n’assisterait pas à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Beijing. Pire encore, il a rencontré le Dalaï-lama peu avant le XXIe Sommet Chine-UE. Cette ingérence dans les affaires intérieures chinoises a nui aux intérêts fondamentaux de la Chine.

Face à l’ingérence française sur la question du Tibet, la population chinoise, et en particulier la jeunesse, s’est mobilisée afin de protéger les intérêts nationaux. Internet est alors devenu un outil idéal à travers lequel elle a pu exprimer son mécontentement, voire même organiser des actions comme le boycott des produits français.

Depuis le début 2009, de nombreuses délégations françaises ont joué le rôle de messagers de l’apaisement.

Le 1er avril 2009, les présidents des deux pays ont renoué leurs liens lors d’une rencontre à Londres en marge du G20. Un nouveau communiqué conjoint sino-français a plus tard été publié.

Dans ce document, il est stipulé que la France mesure pleinement l’importance et la sensibilité de la question du Tibet et réaffirme qu’elle s’en tient à la politique d’une seule Chine et à la position selon laquelle le Tibet fait partie intégrante du territoire chinois, conformément à la décision prise par le Général de Gaulle, qui n’a pas changé et ne changera pas.

Après la publication de ce communiqué, plusieurs visites au niveau ministériel ont eu lieu entre les deux pays. Et fin 2009, le premier ministre français François Fillon a effectué une visite officielle en Chine sur l’invitation de son homologue Wen Jiabao. À cette occasion, les deux pays ont signé un accord de lancement des travaux de la centrale nucléaire de Taishan, un projet mené conjointement dans la province du Guangdong (sud). La relation sino-française s’est saisie d’une nouvelle force motrice.

« L’année de 2010 sera une année de très beau temps pour la relation sino-française », a déclaré M. Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre français, dans une interview accordée à notre site. Exactement ! En 2010, dans le domaine politique, les deux pays ont réalisé plusieurs visites mutuelles de haut niveau, et en ce qui concerne l’économie, la coopération se développe largement dans de nombreux secteurs, et les échanges culturels se déploient comme des flammes qui font rage.

On souhaite un bel avenir à la relation sino-française. Vive l’amitié franco-chinoise !

Retour des sept trésors du musée d’Orsay en France, après un grand succès à l’Expo de Shanghai

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Au lendemain de la clôture de l’Expo de Shanghai, quelques jours avant la visite d’Etat du président chinois Hu Jintao à Paris, les sept oeuvres d’art du Musée d’Orsay, à savoir six peintures et une sculpture, ont quitté la métropole financière chinoise pour Paris, après avoir témoigné du succès du Pavillon français.

Les sept chef-d’oeuvres prêtés sont l’Âge d’Airain de Rodin (sculpture), l’Angélus de Millet, le Balcon de Manet, la Salle de danse à Arles de Van Gogh, la Femme à la cafetière de Cézanne, les Bananes et la Loge de Bonnard.

Du 1er mai au 31 octobre, le pavillon français a accueilli plus de10 millions de visiteurs internationaux, soit 1/7 du total des visiteurs de l’Expo. Une majorité écrasante de visiteurs ont éprouvé un vif intérêt pour les sept trésors français, s’est félicité le directeur du pavillon, Franck Serrano.

“Mon équipe et moi, nous sommes très satisfaits à la fois de l’organisation de l’Expo de Shanghai et du fait que notre pavillon a été l’un des pavillons les plus visités”, a déclaré avec fierté José Frêches, commissaire général du pavillon.

Ces six mois à Shanghai vont rester des souvenirs mémorables de José Frêches. Pour lui, le thème “Meilleure ville, meilleure vie” amène à réfléchir : comment construire une ville moderne tout en améliorant la qualité de vie de ses habitants?

La “Déclaration de Shanghai”, qui sensibilise le public à un développement urbain harmonieux, est la plus belle contribution de cette exposition universelle de 2010, a-t-il jugé, en ajoutant que l’Expo de Shanghai, événement historique inscrit dans l’histoire de l’Expo, est également le témoin de l’élan de la société chinoise.

Quant au destin du pavillon français, José Frêches a fait savoir que le pavillon serait démoli sur place, tandis que la France allait signer un accord de coopération avec une municipalité chinoise, pour reproduire une structure à l’identique pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de visiter celle de Shanghai.

Comme la France, les autres pays participants préparent l’après-Expo. Selon les douanes de Shanghai, les objets d’art et les matériels prêtés vont repartir vers leurs pays d’origine dans les deux ou trois mois à venir.

Les relations sino-françaises ne cessent de se développer

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le président chinois Hu Jintao quitte Beijing pour la France jeudi pour y effectuer une visite d’Etat de trois jours. La Chine et la France, deux pays influents dans le monde, ont joui du développement constant de leurs relations bilatérales grâce à leurs efforts conjugués.

La France fut le premier pays occidental important à reconnaître la nouvelle Chine, lorsqu’en janvier 1964, le président français Charles de Gaulle et le président chinois Mao Zedong ont franchi les barrières de systèmes politiques différents durant l’ère de la Guerre froide pour établir des relations diplomatiques.

En septembre 1973, le président français Georges Pompidou fut le premier chef d’Etat français et du monde occidental à se rendre en Chine.

En mai 1975, le vice-Premier ministre chinois Deng Xiaoping a fait de la France la destination de la première visite d’un dirigeant chinois dans un grand pays occidental.

En janvier 1997, le président français Jacques Chirac a effectué une visite en Chine au cours de laquelle M. Chirac et son homologue chinois, Jiang Zemin, ont signé la déclaration conjointe sino-française, s’engageant à construire un partenariat global pour le 21e siècle.

En janvier 2004, le président chinois Hu Jintao a fait une visite de trois jours en France, durant laquelle les deux pays ont forgé un partenariat stratégique global, ouvrant un nouveau chapitre dans les relations sino-françaises.

En avril cette année, le président français Nicolas Sarkozy a effectué une visite en Chine et a atteint un consensus crucial sur l’approfondissement des relations bilatérales avec le président Hu, marquant une nouvelle étape dans les relations sino-françaises.

Au cours des 46 dernières années, les relations économiques et commerciales entre la Chine et la France ont gardé leur fort élan et se sont développées en une coopération à divers niveaux et dans un grand nombre de domaines, qui est bénéfique aux deux pays.

En 2003, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et la France a dépassé pour la première fois les 10 milliards de dollars, atteignant 13,39 milliards de dollars.

En 2009, la France est devenue le 4e plus grand partenaire commercial de la Chine au sein de l’Union européenne, alors que la Chine a été le premier partenaire commercial de la France en Asie.

Au cours des cinq premiers mois de cette année, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint 17 milliards de dollars, soit une hausse de 40,3% par rapport à la même période de 2009.

Dans le domaine de la culture, les échanges et la coopération entre la Chine et la France sont extrêmement actifs.

En janvier 2003, la Chine a établi un centre culturel à Paris, le premier du genre en Europe occidentale.

En octobre 2003, l’année culturelle de la Chine a été lancée en France. Durant la promotion de neuf mois, quelque 370 activités, telles que des expositions, des spectacles et des concerts, ont eu lieu en France, donnant au public français la chance d’apprécier la culture chinoise.

En octobre 2004, l’année culturelle de la France a été lancée en Chine. Au cours de cette année-là, quelque 300 événements ont eu lieu à travers la Chine pour célébrer l’esprit romantique et l’esprit d’innovation.

Parmi les événements figuraient un grand concert d’ouverture orchestré par Jean-Michel Jarre à Beijing, des spectacles pyrotechniques à Shanghai, à Shenzhen, à Chengdu et à Macao, la “Patrouille de France” dans diverses villes, un pique-nique sur la Grande-Muraille, et des festivals de musique et de cinéma.

Sur la scène politique internationale, la Chine et la France sont deux membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.

Bien que la Chine et la France aient des idéologies différentes, des systèmes sociaux différents et un patrimoine culturel caractéristique qui leur est propre, ce sont toutes les deux des puissances de premier plan éprises de paix, d’égalité et de justice.

Leur co-existence pacifique, leurs échanges basés sur des principes d’égalité, l’apprentissage l’un de l’autre et les bénéfices mutuels contribueront activement à la sauvegarde de la paix, de la stabilité et à la promotion du développement et de la prospérité du monde.

La Chine et la France signent des accords commerciaux aéronautiques et nucléaires

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

La Chine et la France ont signé jeudi soir à Paris plus d’une douzaine d’accords portant notamment sur l’achat d’avions passagers Airbus et des équipements de centrales nucléaires français.

Ces accords, signés à l’issue de l’entretien entre les présidents chinois Hu Jintao et français Nicolas Sarkozy à l’Elysée, couvrent les secteurs notamment de l’énergie nucléaire, de l’aviation civile et des finances.

D’autres accords doivent être signés vendredi matin en présence du ministre chinois du Commerce Chen Deming et de la ministre français Christine Lagarde.

L’équipementier télécoms franco-américain Alcatel-Lucent a affirmé qu’il signerait avec trois compagnies chinoises des contrats-cadre d’une valeur totale de 1,178 milliard d’euros pour fournir des solutions de réseaux et d’applications ainsi que des services d’intégration et de maintenance.

Le président chinois Hu Jintao est arrivé jeudi en début de l’après-midi à Paris pour effectuer une visite d’Etat en France. Sa dernière visite en Hexagone remonte en 2004.

Alcatel-Lucent signe avec trois compagnies chinoises des contrats-cadre de 1,178 milliard d’euros

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

L’équipementier télécoms franco- américain Alcatel-Lucent a annoncé jeudi qu’il signerait avec trois compagnies chinoises des contrats-cadre d’une valeur totale de 1,178 milliard d’euros pour fournir des solutions de réseaux et d’applications ainsi que des services d’intégration et de maintenance.

Les trois accords seront signés avec China Mobile, China Telecomet China Unicom vendredi à Paris à l’occasion de la visite du président chinois Hu Jintao en France.

Avec China Mobile, Alcatel-Lucent signera un contrat de 530 millions d’euros et fournira son réseau mobile TD-SCDMA et GSM. Il doit offrir à China Telecom ses solutions de réseau mobile CDMA à travers un contrat de 343 millions d’euros.

Dans le cadre du contrat signé avec China Unicom, Alcatel- Lucent proposera ses équipements et services de réseau mobile WCDMA et GSM, dont la valeur est estimée à 305 millions d’euros.

Société de droit français, Alcatel-Lucent est un grand équipementier télécoms et réseaux, né en 2006 de la fusion entre Alcatel et Lucent Technologies. Il a réalisé des revenus de 15,2 milliards d’euros en 2009, est une avec son siège social à Paris. Le groupe s’installe depuis 1984 en Chine à travers sa filiale Alcatel-Lucent Shanghai Bell.

L’Exposition universelle et la relance économique auront un effet sur la Chine jusqu’en 2020

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

L’Exposition universelle de Shanghai s’est clôturée le 31 octobre 2010. Quel effet aura cet événement sur la Chine ? Combien de temps durera-t-il ?

Yang Jiemian, directeur de l’Institut des études internationales de Shanghai, a indiqué lors d’une interview que « l’après-Expo », en tant que terme historique lié étroitement à l’Exposition universelle de Shanghai, aura de fortes répercussions. L’ère de l’après-Expo et celle de l’après-crise vont de pair, et dans un tel contexte, l’effet de l’Expo sur la Chine durera dix ans, présage-t-il.

« Il y a trois événements majeurs à l’échelle mondiale, les Jeux olympiques, la Coupe du monde de football et l’Exposition universelle. Dans les dix ans à venir, il est peu éventuel qu’un événement de telle ampleur soit organisé en Chine. La Chine attendra au moins vingt ans pour accueillir sa prochaine Expo ».

« L’adhésion de la République populaire de Chine à l’ONU en 1971 a marqué l’intégration, politiquement, de la Chine au monde, et son adhésion à l’OMC en 2001, son intégration économique. Grâce à l’Exposition universelle de Shanghai, la Chine est à présent intégrée sur le plan culturel ».

Selon lui, le monde entre désormais dans une période de régulation relativement longue et difficile, appelée « l’ère de l’après-crise ». « Cette dernière et l’après-Expo coïncident, s’influencent et interagissent ».

Durant cette ère, selon M. Yang, le rapport des forces internationales continuera de se développer en faveur des pays en voie de développement, notamment des grandes nations. Le taux de contribution de ceux-ci à la croissance mondiale a dépassé 50 %, et leur influence se dirige, au-delà du domaine économique, vers les aspects politiques, culturels et sociaux. « L’organisation des Jeux olympiques à Beijing et celle de l’Exposition universelle à Shanghai ne sont pas dues du hasard. Il y a d’autres événements majeurs, comme la Coupe du monde 2010 organisée en Afrique du Sud, et la prochaine qui sera accueillie par le Brésil. À l’avenir, on verra davantage de cas similaires ».

L’ère de l’après-crise va aussi connaître l’impact inattendu du système de réorganisation des mécanismes, ce qui se décidera principalement au sommet du G20, à la Banque mondiale et au FMI. « La construction des institutions internationales s’étend des domaines politiques et économiques à d’autres, de mécanismes rigides à une structure plus souple ». Selon lui, la participation de la Chine aux activités du Bureau international des expositions et l’organisation de l’Expo 2010 à Shanghai, ont contribué, dans une certaine mesure, à l’oeuvre des expositions universelles, ainsi qu’à l’avancée de la communauté internationale ».

Selon lui, l’ère de l’après-crise est aussi marquée par des sujets de sécurité non traditionnels et d’autres mondiaux, y compris le terrorisme, l’écologie, ou encore les contradictions sociales. Les notions soulignées à l’Exposition universelle de Shanghai, comme l’économie bas carbone et les échanges culturels, la publication de la Déclaration de Shanghai, permettent de fournir de nouvelles réflexions aux différents pays pour résoudre des problèmes majeurs. Cependant, la Chine a besoin de temps pour assimiler et pratiquer ces notions.

La diplomatie de l’Expo laisse un patrimoine précieux à la Chine, et elle donnera des révélations et leçons très utiles à la diplomatie ultérieure bilatérale et multilatérale, souligne M. Yang. Pour la Chine, au centre de l’attention mondiale, les activités multilatérales deviendront un nouveau pôle. « Les échanges multilatéraux sont non seulement de plus en plus nombreux, mais également de plus en plus difficiles. Ils font partie de la construction de la capacité d’un grand pays, mais sont également un processus que la Chine devra réussir ».

Le nombre de visiteurs à l’Exposition universelle de Shanghai a atteint 73 millions. Selon M. Yang, ils ont eu de nouvelles réflexions sur le développement économique et social de la Chine, la réforme du système politique et la transformation du mode de développement, et cela aura une grande influence. De plus, de nouveaux modes de croissance urbaine et de développement équilibré entre les régions urbaines et rurales seront explorés.

Quant à la ville de Shanghai, d’ici dix ans, grâce à l’effet de l’Expo, elle sera devenue un centre économique et portuaire incontournable.

Le président chinois appelle à renforcer les relations et la coopération sino-françaises

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

La Chine a la volonté de mener des efforts conjoints avec la France pour renforcer les échanges bilatéraux et la coopération, ainsi que la coordination globale stratégique, afin de mieux servir les deux peuples et le monde entier, a déclaré le président chinois Hu Jintao jeudi à Paris.

Le président Hu a tenu ces propos dans un discours important prononcé lors du banquet offert en son honneur par son homologue français Nicolas Sarkozy jeudi soir à Paris.

La France et la Chine doivent collaborer pour faire évoluer l’ordre international dans un sens plus juste et plus rationnel, et pour faire du 21e siècle un siècle de paix, de développement et de coopération, a-t-il souligné.

La France est une grande nation, a indiqué le président Hu. Dans le long cours de l’histoire, le peuple français, par son intelligence et son labeur, a réussi à construire un pays prospère et puissant, et a accompli des réalisations éclatantes dans les domaines économique, scientifique, technologique et culturel, apportant ainsi une contribution remarquable aux progrès de la civilisation humaine. Dans les affaires internationales, la France poursuit depuis longtemps une politique étrangère d’independance et oeuvre inlassablement pour un monde multipolaire et la diversité des civilisations, jouant un rôle actif pour la promotion de la paix et du developpement dans le monde, a-t-il relevé.

L’évolution des relations sino-françaises montre de façon éloquente que des pays aux idéologies, aux systèmes politiques et aux traditions culturelles différents peuvent tout à fait coexister pacifiquement, mener une coopération mutuellement bénéfique et réaliser un developpement partagé tant qu’ils se respectent l’un l’autre et se traitent d’égal à égal, a-t-il noté.

A l’heure actuelle, la situation internationale traverse des mutations aussi profondes que complexes, et les défis planétaires se posent avec une acuité toujours plus grande. De ce fait, la Chine et la France, qui sont deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies et membres du G20, partagent aujourd’hui plus que jamais de larges intérêts communs et ont des perspectives de coopération sans précédent. Les échanges et la coopération dans tous les domaines voient de nouvelles opportunités se présenter. De plus, les deux partenaires doivent conjuguer leurs efforts pour innover dans le contenu des relations et jouer un rôle actif pour l’instauration, dans le nouveau contexte historique, d’un partenariat d’égal à égal entre les grands pays, a souligné le président Hu.

Pour sa part, le président Sarkozy a déclaré lors de son allocution que le développement de la Chine avait attiré l’attention à travers le monde, et que c’était un processus de développement sans précédent dans l’histoire mondiale. En 30 ans, la Chine s’est hissée au premier rang des pays du monde. Elle y a retrouvé toute sa place.

La visite d’Etat en France du président Hu montre l’amitié et la confiance entre les deux pays, et elle “illustre Ia vigueur, Ia richesse et Ia maturité dans les relations si particulières qui nous unissent”, a indiqué le président Sarkozy. Le partenariat global stratégique entre les deux pays a servi d’exemple pour le monde entier, et il faudra lui donner un nouvel élan et tracer de nouvelles perspectives. La coopération franco-chinoise est unique dans le monde. La France souhaite mieux connaître la Chine, mieux comprendre la Chine, et établir un partenariat de coopération gagnant-gagnant.

MM. Ling Jihua, Wang Huning et Dai Bingguo ont participé au banquet.

Le président Hu est arrivé plus tôt dans la journée en France où il effectue sa deuxième visite d’Etat.

Déclaration conjointe franco-chinoise sur le renforcement du partenariat global stratégique

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

A l’invitation du Président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, le Président de la République populaire de Chine, M. Hu Jintao, effectue du 4 au 6 novembre 2010 une visite d’Etat en France. Les deux Chefs d’Etat ont procédé à des échanges approfondis sur les relations bilatérales et les questions internationales, sur lesquelles ils partagent une large communauté de vues.

Depuis l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine il y a 46 ans, ces relations ont enregistré des progrès considérables et revêtent aujourd’hui un caractère stratégique, global et pionnier. Treize ans après l’établissement de leur partenariat global, la France et la Chine ont décidé de donner une nouvelle impulsion à leur relation, pour bâtir un partenariat global stratégique de type nouveau, mature, stable, basé sur la confiance mutuelle et les bénéfices réciproques, et tourné vers le monde.

Les deux parties estiment que dans le monde d’aujourd’hui, multipolaire et mondialisé, le système de gouvernance mondiale doit être réformé profondément. A cet égard, le développement rapide des pays émergents favorise l’évolution des relations internationales dans un sens plus juste et plus équilibré.

Toutes deux membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations unies, la France et la Chine, deux des plus grandes économies du monde, ont une responsabilité particulière. Leur relation doit continuer à avoir valeur d’exemple. Les deux pays devront apporter une contribution importante à la paix, à la stabilité et au développement du monde, respecter les buts et principes de la Charte des Nations Unies, et promouvoir le multilatéralisme, dans le respect du choix indépendant et souverain de la voie de développement de chaque pays. Un nouveau type de relations entre les grands partenaires, tourné vers l’avenir, doit émerger sur la base des principes de coopération d’égal à égal, de tolérance et de bénéfices mutuels.

Les deux parties devront également approfondir leur coordination et coopération dans les affaires internationales, combattre ensemble les grandes menaces globales, en particulier en matière de prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs, travailler à résoudre les crises régionales, en particulier s’agissant de l’Afghanistan, du dossier nucléaire iranien et de la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Les deux parties considèrent que le G20 doit refonder la croissance mondiale et le système financier international sur des bases plus saines et plus solides, et qu’il doit être le forum principal de la coopération économique internationale. La partie chinoise soutient activement la prochaine présidence française du G20. Les deux parties soulignent l’intérêt pour l’ensemble des pays du monde d’adopter des politiques macroéconomiques coordonnées, stables et cohérentes dans le temps, de faire progresser la réforme du système monétaire et financier international et de lutter contre la volatilité excessive des prix des matières premières. La France et la Chine souhaitent aussi améliorer significativement les mécanismes de la gouvernance économique mondiale. Elles soutiennent la réforme des institutions financières internationales, dont le FMI, pour les adapter au monde d’aujourd’hui.

Les deux parties sont déterminées à lutter contre toutes les formes de protectionnisme et souhaitent une conclusion rapide du cycle de Doha avec des résultats ambitieux, globaux et équilibrés, sur la base de la préservation du mandat actuel et des progrès accomplis.

Les deux parties partagent le souhait de voir la conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se tiendra à Cancun au Mexique déboucher sur un accord à la hauteur des défis, dans le respect de la convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique et de son protocole de Kyoto ainsi que du mandat de la feuille de route de Bali. Les deux pays se sont engagés dans une coopération particulièrement étroite dans le domaine de la protection de l’environnement, du développement durable et de la lutte contre le changement climatique. Ils entendent approfondir leur partenariat dans ce domaine et renforcer leur dialogue et leurs consultations ainsi que leur coopération pragmatique en la matière.

La France et la Chine sont convenues de renforcer leur coopération sur les questions de développement et réaffirment leur soutien aux efforts pour réaliser les objectifs du millénaire pour le développement.

Les deux parties estiment que la coopération économique en Afrique contribuera au développement de l’économie africaine et soutiennent la coopération entre leurs entreprises en Afrique.

En s’appuyant sur la nouvelle dynamique que confèrent à l’Union européenne ses institutions rénovées, la relation euro-chinoise est appelée à franchir une nouvelle étape. La Chine accorde une grande importance à sa relation avec l’Union européenne, tant dans le domaine politique que dans les domaines économique et culturel et entend oeuvrer au renforcement du partenariat global stratégique euro-chinois. La France continuera à jouer un rôle moteur pour promouvoir le développement de cette relation. Les deux parties estiment que l’Union européenne doit lever l’embargo sur les ventes d’armes à la Chine et reconnaître, dès que possible, son statut d’économie de marché à part entière.

Les deux parties poursuivront leurs échanges étroits à haut niveau. Elles approfondiront leur dialogue stratégique pour promouvoir la compréhension réciproque et la confiance stratégique mutuelle, et renforcer la coopération bilatérale.

Elles réaffirment leur grand attachement à la relation franco-chinoise. Elles s’appuieront sur une approche stratégique et de long terme, le respect mutuel et la prise en considération de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et des intérêts fondamentaux des deux pays pour faire progresser encore davantage le partenariat global stratégique entre la France et la Chine.

La France et la Chine apprécient les progrès obtenus dans le dialogue UE-Chine sur les droits de l’Homme et entendent renforcer leur dialogue et leurs échanges en la matière sur la base de l’égalité et du respect mutuel.

Les relations bilatérales entre la France et la Chine ont connu un développement exceptionnel, qu’il s’agisse de commerce, d’investissements croisés, d’échanges humains, culturels et scientifiques. Parmi les premières, la France a voulu soutenir la modernisation de la Chine par la mise en oeuvre de coopérations concrètes.

Les deux parties soulignent leur volonté de construire des relations économiques et commerciales plus étroites, durables et innovantes, dans le respect du principe de bénéfice réciproque et de développement commun.

Les partenariats industriels structurants dans les domaines nucléaire, aéronautique et spatial, et ferroviaire, fondés sur ces principes, constituent une partie importante de la coopération bilatérale. En s’appuyant sur trois décennies de partenariat réussi, la France et la Chine ont décidé d’approfondir davantage la coopération nucléaire, d’étendre les champs de coopération et de développer ensemble de nouveaux projets, y compris sur des marchés tiers, tout en poursuivant les projets de coopération en cours d’exécution. La France et la Chine encouragent leurs entreprises concernées à engager des consultations pragmatiques et approfondies afin de faire avancer la coopération dans l’ensemble du cycle du combustible nucléaire. La France réaffirme sa volonté d’approfondir la coopération avec la Chine dans les domaines de l’extraction de l’uranium, de la fabrication du combustible, de la construction des centrales nucléaires, aussi bien sur les marchés nationaux que sur des marchés tiers, et du retraitement / recyclage du combustible usé. La Chine partage la volonté française.

Les deux parties sont convenues d’approfondir leur coopération aéronautique industrielle longue et fructueuse, avec le développement de la coopération entre Airbus et d’autres entreprises françaises et les compagnies aériennes et industrielles chinoises, avec la mise en service de la chaîne d’assemblage A320 à Tianjin, avec la participation des industriels français au programme aéronautique chinois C919 ainsi qu’avec la recherche conjointe sur un hélicoptère multimissions à usage civil (EC175/Z15).

La France et la Chine réaffirment également leur intérêt commun à donner une nouvelle impulsion à leur coopération historique dans le domaine des transports ferroviaires.

Au-delà de ces partenariats traditionnels, la France et la Chine ont identifié de nouveaux partenariats innovants, notamment dans les secteurs prioritaires de l’environnement et du développement durable, de l’agriculture et de l’agro-alimentaire ainsi que des services financiers, et souhaitent renforcer la coopération entre leurs entreprises dans ces secteurs. Les deux parties renforceront également leur coopération dans les secteurs émergents, notamment dans les domaines des nouvelles énergies, des bio-industries, des nouveaux matériaux, des véhicules électriques, de l’économie circulaire et des technologies décarbonées.

Les deux parties reconnaissent que ces nouveaux partenariats d’affaires ne pourront se réaliser pleinement que dans le cadre d’économies ouvertes et partagent donc la même priorité de lutte contre le protectionnisme commercial. Elles travailleront à renforcer la protection de la propriété intellectuelle. Elles favoriseront un meilleur équilibre des relations commerciales bilatérales. La partie française salue les efforts déployés par la Chine en vue d’adhérer à l’Accord sur les marchés publics de l’OMC. Les deux parties signeront dans les meilleurs délais possibles un nouvel accord sur la prévention de la double imposition et soutiendront la coopération entre les PME et les projets qui facilitent leur financement. Elles continueront par ailleurs à encourager les investissements bilatéraux, déjà en pleine croissance, en leur offrant un environnement favorable et équitable.

Les deux parties souhaitent une conclusion rapide des négociations entre la Chine et l’Union européenne sur les questions de migrations et de mobilité, y compris la facilitation des échanges de personnes, et réitèrent leur détermination à coopérer dans la lutte contre l’immigration illégale.

Pour promouvoir l’approfondissement de la connaissance mutuelle entre leurs peuples, les deux parties décident de renforcer davantage leur coopération dans les domaines culturel, éducatif, scientifique et technologique et encouragent leurs collectivités locales à coopérer davantage. Elles soutiennent l’établissement de relations de coopération durables et stables entre leurs institutions culturelles et encouragent ces dernières ainsi que les individus à participer à des festivals ou d’autres manifestations culturelles organisés dans l’autre pays. Elles sont également convenues, dans le prolongement de l’accord de coproduction cinématographique signé plus tôt dans l’année, de favoriser encore les échanges et la coopération en matière de radiodiffusion, de télévision et de cinéma.

Elles entendent promouvoir activement la création et le développement de partenariats entre leurs établissements scolaires, élargir les échanges de jeunes scolaires et soutenir la diffusion de la langue française en Chine et celle de la langue chinoise en France.

Les deux parties continueront à mettre en oeuvre pleinement les projets de recherche scientifique et technologique conjointe, à appuyer énergiquement la création conjointe d’établissements de recherche et à renforcer la coopération en matière de recherche et d’innovation en associant les entreprises, les universités et les établissements de recherche.

Signature d’accords entre la Cité interdite et le Louvre

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le 4 novembre, le président chinois Hu Jintao est arrivé à Paris pour une visite d’État en France, afin de promouvoir le développement stable et à long terme du partenariat stratégique global entre les deux pays.

Au cours des douze dernières heures, plusieurs accords coopératifs ont déjà été signés. Dans le domaine culturel notamment, le musée du Palais impérial (ou de la Cité interdite) a conclu des accords d’échanges avec le Louvre pour les cinq ans à venir.

Selon Li Ji, directeur adjoint permanent du musée pékinois, les projets concernent des expositions, la protection des vestiges et monuments historiques, et une communication approfondie.

« Le musée du Palais impérial et le Louvre sont les deux musées les plus fréquentés du monde. Afin de satisfaire nos visiteurs de plus en plus nombreux, nous souhaitons coopérer et protéger nos vestiges et monuments historiques », a-t-il déclaré.

Ceux qui voudraient voir La Joconde en Chine devront pourtant attendre. M. Li a souligné que « le plan est d’organiser des expositions mutuelles avec des œuvres renommées, mais généralement, des trésors comme La Joconde ne sortent pas de leur siège original. Les deux musées deviendront le symbole de l’héritage national ».

En septembre prochain, le musée du Palais Impérial organisera au Louvre la première exposition chinoise de haut niveau à l’étranger.

Les véhicules à motorisation électrique en Chine

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Cet événement a réuni près de 60 personnes avec des représentants de grands groupes comme Renault, PSA, Schneider et Orange. Il a été suivi par une délégation française d’une vingtaine de personne, menée par Ubifrance, dans le cadre d’une mission partenariale des pôles de compétitivité Automobile en Chine. Cette délégation est composé de 4 représentants des pôles LUTB, ID4Car, MOV’EO et le pôle Véhicule du Futur et d’une vingtaine d’entreprise.

La Chine, devenue aujourd’hui le premier marché automobile mondial, est directement passée d’une recherche axée sur les véhicules conventionnels à une recherche axée sur les véhicules hybrides et électriques en faisant « l’économie » de l’étape sur les moteurs thermiques à carburants alternatifs, de type diesel.

Dans un contexte marqué par plusieurs évènements d’envergure (Mondial de l’automobile à Paris, symposium EVS 25 à Shenzhen, salon sur les infrastructures de recharge à Pékin), cette réunion a permis d’avoir un moment d’échange privilégié autour de deux thématiques importantes liées au développement du véhicule électrique en Chine : d’une part la gestion de la connexion au réseau national (State grid) et d’autre part le développement de la solution du véhicule électrique en Chine.

Le contexte

La Chine est très avancée dans l’utilisation des batteries au lithium, avec de nombreuses applications (vélos électriques, téléphones et ordinateurs portables). Elle s’interroge néanmoins sur l’utilisation de technologies moins coûteuses. La Chine est encore en phase de réflexion concernant les infrastructures de recharge et le traitement des batteries usagées et est demandeuse en la matière de conseils auprès d’experts étrangers, s’agissant notamment du contexte réglementaire susceptible d’encadrer et d’accompagner les grandes évolutions du secteur.

Les enjeux de la coopération de la France avec la Chine

L’importance accordée par la France et la Chine au développement des véhicules électriques et hybrides, en particulier dans le développement des batteries, crée des proximités qui sont autant d’opportunités d’échanges et de partenariats. Un accord cadre de coopération dans le domaine des véhicules à motorisation électrique a été signé le 1er février 2007 entre le Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de la République Française et le Ministère de la Science et de la Technologie de la République Populaire de Chine (MOST). Il s’inscrit dans le cadre de la volonté de coopération de la France et de la Chine pour lutter contre le changement climatique.

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