L’UE renonce à demander un moratoire sur les forages pétroliers offshore

Ajouté au 18/10/2010 par SHI Lei

La Commission européenne (CE) a renoncé à demander un moratoire sur les forages pétroliers offshore lorsqu’elle a adopté mercredi une comminication qui se borne à demander aux pays membres d’appliquer le principe de précaution, mais recommande en même temps une série de mesures nouvelles et contraignantes pour renforcer la sécurité des activités pétrolières et gazières offshore.

Dans sa communication, la CE recommande pour la première fois l’adoption d’une législation de l’UE propre aux plateformes pétrolières et indique qu’une proposition formelle à cet effet pourrait être déposée au début de l’année prochaine.

Avant d’octroyer des permis pour de nouveaux forages, les Etats membres devraient veiller à ce que les exigences communautaires soient respectées :?les compagnies doivent disposer d’un plan d’urgence et prouver que les moyens financiers à leur disposition sont suffisants pour rembourser les dégâts causés à l’environnement en cas d’accident.

En même temps, la CE recommande que la supervision des plateformes pétrolières par les autorités nationales soient être évaluée par des experts indépendants. Elle préconise aussi que les normes applicables aux équipements de sécurité soient plus strictes, et les obturateurs sont particulièrement concernés.

En ce qui concerne les dégâts et réactions, les compagnies pétrolières devraient assurer le nettoyage et la réparation des dommages causés à l’environnement à la suite d’un accident dans une zone allant jusqu’à 200 miles nautiques de la côte. Et sur le plan international, la CE s’emploiera à mettre en oeuvre les conventions internationales existantes et de nouvelles initiatives communes.

La CE est revenue sur sa position de demander un moratoire sur les forages pétroliers offshore après que le Parlement européenne eut adopté, le 7 octobre, une résolution n’interdisant pas complètement les nouveaux forages et que les 15 Etats membres de la Convention OSPAR (Belgique, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Islande, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Espagne, Suède, Suisse et Royaume-Uni) eurent rejeté une proposition allemande de moratoire sur les forages offshore. L’Allemagne a été obligée de retirer sa proposition en raison de la forte opposition exprimée lors de la réunion ministérielle de la Convention à Bergen en Norvège les 23 et 24 septembre.

L’UE compte près de 900 installations offshore opérationnelles dans plus de dix pays, dont 486 au Royaume-Uni, 181 aux Pays-Bas, 123 en Italie et 61 au Danemark. A la suite de la catastrophe survenue le 20 avril 2010 dans le golfe du Mexique, la CE a passé en revue les règles actuellement applicables aux plateformes pétrolières. L’analyse a montré que pour garantir le niveau de sécurité le plus élevé possible, il était nécessaire pour l’UE de réviser le cadre juridique en la matière et de le rendre plus cohérent.

Un vice-Premier ministre chinois rencontre deux banquiers canadiens

Ajouté au 18/10/2010 par SHI Lei

Le vice-Premier ministre chinois Wang Qishan a rencontré, mercredi 13 octobre à Beijing, deux PDGs des banques canadiennes, en promettant que la Chine créera un environnement d’investissement équitable et transparent pour les investisseurs étrangers.

La Chine souhaite résoudre ses désaccords avec l’Europe

Ajouté au 18/10/2010 par SHI Lei

La Chine souhaite renforcer la coordination avec l’Europe d’un point de vue stratégique, afin de résoudre d’une manière appropriée les contentieux pour développer la coopération bilatérale, a déclaré mercredi le vice-président chinois Xi Jinping.

M. Xi a tenu ces propos lors de sa rencontre avec un groupe de délégués européens venus en Chine pour un séminaire entre les deux parties sur la gouvernance globale et la coopération Chine-Europe.

“La Chine tient en haute estime ses relations avec l’Europe. La consolidation du partenariat stratégique global Chine-Europe correspond aux intérêts fondamentaux des deux parties et contribue également au développement harmonieux et durable du monde,” a déclaré M. Xi.

Il a invité ses invités européens à formuler des propositions pour l’amélioration des relations bilatérales et à jouer un rôle actif dans le renforcement de la compréhension et de la confiance mutuelles.

Louant les relations sino-allemandes, M. Xi a indiqué que la Chine était prête à travailler étroitement avec l’Allemagne pour approfondir la coopération commerciale et culturelle. Il a souhaité que l’Allemagne contribue positivement à l’amélioration des relations Chine-Europe.

L’ancien président allemand Richard Von Weizsacker, à la tête de la délégation européenne, a indiqué de son côté que le peuple allemand n’oublierait jamais le peuple chinois pour son soutien lors de la réunification de son pays.

Le séminaire, prévu pour jeudi et vendredi, est co-sponsorisé par le Département international du Comité central du Parti communiste chinois et la Fondation Körber allemande.

L’UE appelle à une coopération avec l’Asie en faveur du développement durable des PME

Ajouté au 18/10/2010 par SHI Lei

L’ue appelle à une coopération avec l’asie en faveur du développement durable des pme :
Les petites et moyennes entreprises (PME) d’Asie doivent prendre davantage conscience de la croissance durable, a déclaré, mercredi 13 octobre, un responsable de l’Union européenne, appelant à une coopération entre l’UE et les pays d’Asie.

“Le développement durable est un sujet commun à tout les pays du monde”, a indiqué Thomas Wiley, un responsable de l’Office de coopération EuropeAid de la Commission européenne, lors d’une réunion de mise en contact du programme SWITCH-Asia.

Le vieillissement de la population, un casse-tête pour les familles

Ajouté au 18/10/2010 par SHI Lei

La structure familiale en 4-2-1 est un grave défi à la fourniture de soins aux plus âgés. Après une nouvelle période de vacances nationales passées à étouffer dans des trains bondés pour aller rendre visite à des proches, Li Wenbo et sa femme Jia Xuan ont pu se payer le luxe de pouvoir laisser cette semaine leur petite fille de deux ans à la garde des parents de Li Wenbo.

Comme pour de nombreux couples d’aujourd’hui, pouvoir obtenir un peu de répit face à la pression d’être parents est sans doute ce qu’il y a de mieux dans cette fameuse « famille 4-2-1 ».

Cette dynamique en forme de pyramide renversée – quatre grands-parents, deux parents et un enfant – est rapidement en train de devenir la nouvelle norme dans les villes de Chine, et c’est en grande partie le résultat de trente années de politique de l’enfant unique, laquelle a eu pour conséquence que la plupart des couples de Chine n’ont qu’un seul enfant.

Cependant, bien que la première génération née après la mise en oeuvre de cette politique en engrange les bénéfices (comprenez : six personnes pour s’occuper d’un enfant), les sociologues avertissent que d’ici dix ou quinze ans, prendre soin des plus âgés pourrait devenir un fardeau beaucoup trop lourd pour les plus petites familles.

« Même si les personnes âgées de ces familles 4-2-1 sont encore en bonne santé maintenant et qu’elles peuvent contribuer aux tâches ménagères et s’occuper des enfants, le problème, dans un futur prévisible, sera le manque de main d’oeuvre pour s’occuper d’eux », a dit Yuan Xin, professeur à l’Institut de Recherche sur la Population et le Développement à l’Université Nankai.

Traditionnellement, les Chinois s’occupent de leurs parents quand ils vieillissent. Cependant, le fait que les familles rétrécissent et que gens vivent plus longtemps veut dire que les générations plus jeunes et les services de soins aux personnes âgées en Chine vont faire face à une immense pression dans les années qui viennent.

La Chine comptait 100 millions de familles à enfant unique en 2000, d’après des recherches faites par Yuan Xin. Il estime aussi que d’ici la fin de cette année, pas moins de 18 millions de couples mariés seront composés de deux personnes venant de familles à enfant unique.

Les résultats d’une étude de 2005 soutenue par le gouvernement et portant sur 1% de la population a également montré que la taille moyenne des familles était tombée à 3,13 personnes (2,97 en zone urbaine) contre 4,41 en 1982.

Et déjà, certaines familles 4-2-1 connaissent déjà le problème des soins de santé aux personnes plus âgées.

Ainsi de Li Jinya, dont le père a été gravement blessé dans un accident de la circulation l’année dernière. Pour elle, a-t-elle dit, cela a été un choc de se rendre compte combien la structure familiale était devenue fragile.

« Encore heureux que ma mère m’aide à prendre soin de mon fils », a dit cette jeune femme âgée de 24 ans, qui jongle entre le magasin familial d’épicerie situé dans le District de Chaoyang et les soins pour son père hospitalisé.

« Parfois, j’ai peur que si jamais mes parents mouraient, je serais abandonnée à moi-même, seule dans ce monde », a-t-elle dit, fixant de ses yeux rougis la tasse de café à moitié vide qu’elle tenait dans sa main. Son mari, Wang Xiaobo, âgé de 25 ans, est en ce moment à Hefei, capitale de la province de l’Anhui, où il poursuit des études supérieures, et il ne peut revenir que pour de courtes périodes.

« Il s’est endormi à l’hôpital alors qu’il s’occupait de mon père, se plaint Li Jinya. Je sais qu’il est fatigué, mais moi aussi je le suis, et il s’agit là de la vie de mon père ».

Ce sentiment d’insécurité a provoqué de la tension et de nombreuses disputes à la maison, a-t-elle dit. « Ces derniers temps, je n’arrive pas à dormir. Je pense que je devrais aller voir un thérapeute, mais j’ai trop peur ».

Un changement d’attitude

Bien que, selon la politique de l’enfant unique actuellement en vigueur en Chine, deux personnes mariées venant de familles à enfant unique peuvent légalement avoir un second enfant, les enquêtes montrent que de toute façon l’enthousiasme des citadins pour des familles plus larges se refroidit.

Il y a de nombreuses raisons à cela. Quoi qu’il en soit, l’effet le plus important est un niveau croissant d’insécurité par rapport au futur.

« Quand les gens voient que les valeurs familiales traditionnelles sont affaiblies, ils commencent à s’inquiéter », a expliqué Sun Yiqun, directeur de recherche au Ministère des Ressources Humaines et de la Sécurité Sociale.

« Cela est aggravé par les inquiétudes nées parmi les plus âgés et les personnes d’âge mûr que le réseau de soutien social est insuffisant ».

Bupa, une organisation de soins de santé britannique, a récemment interrogé 12 262 personnes dans douze pays sur leur attitude face au vieillissment, et s’est rendu compte que près d’un tiers des Chinois qui avaient répondu reconnaissaient se sentir déprimés quand ils pensent qu’ils vont devenir vieux.

D’après Jing Jun, professeur de sociologie à l’Université Tsinghua, le taux annuel de suicide chez les personnes âgées de 70 à 74 ans a très fortement augmenté, passant à 33 pour 100 000 personnes entre 2002 et 2008, contre une moyenne de 13 dans les années 1990.

Le nombre est même plus élevé encore dans les zones rurales, où la pression économique et la migration des agriculteurs vers les villes ont affaibli le statut social des personnes âgées. Une étude de 2008 menée dans des villages de la province du Hubei par l’Université des Sciences et Technologies de Huazhong a découvert que le suicide était même devenu une sorte de « culture » dans certains villages, où des personnes âgées choisissent souvent de mettre fin à leurs jours après des disputes de famille ou quand ils sentent qu’ils ne peuvent plus travailler.

« La nouvelle structure familiale, ce n’est pas seulement un problème de changements de styles de vie entre les jeunes et les anciens », a dit le professeur Yuan. « Une famille plus petite, ça veut aussi dire des relations plus simples, ce qui rend la société plus détachée dans son ensemble ».

En plus de compter la plus grande population du monde, avec 1,3 milliards de personnes, la Chine est aussi un pays qui connaît un des taux de vieillissement les plus élevés.

D’après le Comité National Chinois sur le Vieillissement, il y avait en 2009 167 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus, soit près de 13% de la population. Avec un sentiment d’insécurité en hausse, les experts disent que les familles doivent se préparer pour l’avenir, tandis qu’il devient urgent pour le gouvernement de créer un meilleur système de sécurité sociale.

« Nous avons quelques bons exemples de maisons de retraite privées, mais le nombre de places (offertes aux personnes âgées) est loin de satisfaire la demande », a dit Zhong Changzheng, porte-parole du Comité National Chinois sur le Vieillissement.

Les décideurs politiques encouragent la mise en place de services diversifiés en faveur des personnes âgées, a-t-il dit, ainsi qu’ils prônent un changement d’attitude face au placement des proches dans des maisons de retraite, qui est encore considéré à l’heure actuelle comme un « acte incorrect ».

Les autorités encouragent aussi la création de services et d’installations de soin au niveau des communautés afin que les personnes âgées puissent recevoir de l’aide à domicile. Des hotlines lancées à Beijing proposent aussi des conseils de professionnels sur les options de soins possibles.

La capitale compte à elle seule 2,6 millions de personnes âgées de plus de 60 ans, ce qui rend les places en maisons de retraite et les appartements de soins assistés particulièrement prisés. Cela a eu pour résultat que de nombreux promoteurs immobiliers ont commencé des projets résidentiels visant à satisfaire les besoins des familles 4-2-1.

A Shanghai, où plus de 20% de la population est classée comme « âgée », les employés peuvent à présent retarder leur départ à la retraite de cinq ans et continuer à travailler après l’âge légal obligatoire de départ (60 ans pour les hommes et 50 ou 55 ans pour les femmes en fonction de leur statut).

Cette initiative, qui a été prise par le Bureau des Ressources Humaines de la ville le 1er octobre dernier, vise à faire face au problème financier que connait le fonds de sécurité sociale. Cependant, les critiques font valoir que cela aura aussi pour conséquence de réduire les opportunités d’emploi dans un marché de l’emploi déjà difficile.

Un investissement de famille

Pour ceux qui en ont les moyens, investir dans la pierre reste un des choix favoris des familles souhaitant préparer leur avenir.

« Devenir propriétaire est ma propre façon de me préparer aux jours tristes de la vieillesse », dit ainsi Li Xue, âgé de 32 ans, qui a un fils de 5 ans et loue trois appartements qu’il possède à Beijing.

Jia Xuan, quant à elle, dit que ses parents ont aussi vendu leur appartement de trois chambres situé dans le District de Hedong à Tianjin pour acheter une maison plus grande à l’intention de toute la famille dans la banlieue Est de la ville.

Cet achat aura pour conséquence un temps de trajet plus long pour son couple, mais cela permettra aussi à leur fille de passer plus de temps avec ses grands-parents.

« La communauté dispose de meilleurs services de soins pour les enfants, et nous aurons aussi plus de place pour la famille, dit Jia Xuan », âgée de 28 ans.

Elle dit se sentir un peu coupable de recourir à l’aide de ses parents s’occuper de son enfant, mais comme le montant des prêts représente près de la moitié des revenus du couple, ils n’ont pas les moyens de recourir à une nourrice.

« Après notre mariage, mes parents ont insisté pour que j’aie un enfant plus tôt, afin qu’ils aient encore l’énergie nécessaire pour s’occuper du bébé », dit-elle, cela bien que certains experts avertissent qu’un fort investissement des grands-parents peut amener des conflits du fait de points de vue différents sur l’éducation.

Jia Xuan et son mari Li Wenbo, âgé de 31 ans, connaissent le défi auquel ils font face pour s’occuper de leurs parents dans le futur, mais pour l’heure, ils sont plus préoccupés de trouver le jardin d’enfant idoine.

« Maintenant, ça va parce que nos parents sont encore en bonne santé et peuvent prendre soin d’eux-mêmes », dit-elle. « Mais nous devons voir plus loin ».

Interview sur la coopération sino-européenne dans les secteurs émergents

Ajouté au 12/10/2010 par SHI Lei

Approuvée le 8 septembre par le conseil des affaires d’Etat lors d’une réunion ordinaire présidée par le premier ministre Wen Jiabao, la Directive sur l’accélération et la promotion du développement des secteurs stratégiques émergents a fixé les sept secteurs piliers à développer en priorité.

L’édition française de China.org.cn a interviewé à ce sujet Mme Li Huiying, directrice du département européen de l’Institut de coopération économique et commerciale internationale du ministère chinois du Commerce, sur les perspectives de coopération sino-européenne en matière de secteurs émergents.

Mme Li Huiying: La croissance fortement polluante et gourmande en ressources énergétiques a coûté très chère à l’économie chinoise. L’émission de CO2 en Chine est aujourd’hui plus importante qu’aux Etats-Unis, et il en va de même pour les autres gaz à effet de serre, tels que le dioxyde de soufre. La pluie acide pourrait s’étendre aux autres pays voisins. La Chine est pour cette raison sous le coup de critiques de plus en plus sévères de la part de la communauté internationale.

Selon les statistiques, la houille représente plus de 70 % des réserves énergétiques de la Chine, mais l’efficacité du pays en termes d’extraction et d’exploitation de cette ressource n’atteint que la moitié du niveau moyen mondial.

De plus, la consommation d’énergie par unité de PIB demeure haute, de sorte que pour réaliser un PIB qui représente 8,4 % du monde, la Chine doit consommer 31 % des réserves globales en houilles et 7,5 % en pétrole. Une consommation plusieurs fois supérieure à celles des pays avancés tels que les Etats-Unis et le Japon. Il est donc absolument nécessaire et possible, pour la Chine, de réduire sa consommation énergétique dans l’exploitation économique.

Par ailleurs, la pollution environnementale de l’air et de l’eau est une grave menace pour la santé puisqu’elle est à l’origine de nombreuses maladies insidieuses et mortelles.

La réduction des émissions de CO2 et l’emploi d’énergies vertes sont au cœur de la stratégie énergétique chinoise, qui prône également un développement gagnant-gagnant entre l’économie verte et l’environnement. La réduction des émissions de CO2 sous-entend également celle de tous les gaz à effet de serre, et la protection de l’environnement tient plutôt à réduire l’émission des gaz polluants. Il s’agit de deux concepts différents, mais qui donnent des orientations similaires en Chine.

À partir de la situation concrète de l’économie chinoise, la protection de l’environnement et l’économie en énergie, les nouvelles technologies informatiques, la biochimie, la fabrication des équipements haut de gamme, les nouvelles énergies, les nouveaux matériaux, ainsi que la fabrication de véhicules à nouvelle énergie sont les sept secteurs émergents à développer en priorité, d’autant plus qu’ils sont également stratégiques pour rattraper les progrès réalisés dans les pays développés.

En fait, les technologies informatiques, biochimiques, les nouveaux matériaux, les nouvelles énergies, ainsi que les technologies spatiales, océaniques et environnementales, sont les domaines prioritaires dans le monde entier.

Pour sa part, la Chine s’efforce de changer son mode de croissance caractérisé par une haute consommation énergétique et une forte pollution en contrepartie d’une faible valeur ajoutée, et de réaliser une croissance stable et constante en développant les technologies avancées pour rattraper le niveau des pays avancés.

China.org.cn : Quelle est la situation des secteurs émergents ? Les expériences européennes sont-elles applicables en Chine ?

Li Huiying : Les dirigeants européens ont rédigé le 17 juin 2010 à Bruxelles le plan du développement économique pour la prochaine décennie, soit la stratégie Europe 2020, qui repose sur le développement en priorité de l’économie des savoirs et de l’économie verte par les technologies informatiques et écologiques. Ce plan a pour but de créer plus de postes de travail, de réduire la pauvreté et de renforcer la compétitivité dans le monde.

Le plan Europe 2020 a pris l’initiative de promouvoir une croissance intelligente, durable et inclusive qui se basent sur les savoirs et innovations, sur l’amélioration de l’efficacité énergétique en donnant la priorité à la conception verte dans le renforcement de la compétitivité, ainsi que sur la création de postes de travail et l’intégration sociale.

Par comparaison transversale, on note que les produits européens caractérisés par une haute qualité et un prix de vente élevé présentent habituellement des avantages dans les secteurs de la fabrication et du service. La demande pour ces produits, qu’il s’agisse d’articles de consommation de luxe, de produits semi-finis, d’équipements mécaniques ou de transport, occupe le troisième rang des demandes globales et représente la moitié des exportations européennes.

Outre les secteurs de la pétrochimie, du plastique, de l’industrie pharmaceutique, de l’automobile, de la papeterie, et des mécanismes non-électriques, le service commercial européen est également leader mondial avec une part de marché beaucoup plus haute que celles des États-Unis et du Japon. Hormis le transport, la part de l’UE est en progression dans tout le secteur tertiaire.

Quant aux sept secteurs à développer en priorité en Chine, les entreprises européennes sont fortes en matière d’économie d’énergie, de protection de l’environnement, de biochimie, de fabrication d’équipements haut de gamme, de nouvelles énergies et de véhicules à nouvelles énergies. On peut déjà envisager des coopérations avec les entreprises européennes notamment dans les domaines de l’économie d’énergie, de la protection de l’environnement, de l’éolien, de la désulfurisation du charbon, car ces technologies européennes possèdent un niveau mondial avancé.

China.org.cn :

La directive indique qu’il convient d’orienter l’investissement étranger et d’encourager la coopération internationale dans les secteurs émergents. Comment se traduit aujourd’hui la coopération sino-européenne dans ces domaines, et quelles en seraient les perspectives après l’application de la directive ?
Li Huiying : Au niveau de la coopération énergétique, les parties chinoises et européennes ont signé en 2009 une série d’accords, notamment l’Accord financier du Centre sino-européen de l’énergie propre et la Déclaration du Centre sino-européen de l’énergie propre, destinés à s’adapter aux coopérations technologiques dans le cadre du projet ITER (prototype de réacteur nucléaire à fusion en construction dans le sud de la France), dans l’hydrogène, dans la pile à combustible, dans les biocarburants, dans l’éolien, dans le charbon propre et dans l’énergie renouvelable

En ce qui concerne le changement climatique, les scientifiques chinois sont présents, dans le cadre du Programme sino-européen de partenariat scientifique et technologique, dans plus de 300 projets européens en énergie, en biotechnologie, en agriculture, en médecine de santé, en ressources naturelles et en environnement.

En matière de protection de l’environnement, la Chine et l’UE maintiennent un dialogue ministériel et coopèrent sur des projets concrets, des études et recherches communes, des échanges, des visites réciproques, et la création des plateformes de coopération. Les deux parties travaillent ainsi en commun dans les domaines de la production et de la consommation durables, de la protection de la biodiversité, de l’aménagement des bassins, du traitement de la pollution atmosphérique, du changement climatique et des interventions d’urgence en cas d’accidents de pollution environnementale.

Lors du 5e Sommet de l’industrie et du commerce organisé le 30 novembre 2009 à Nanjing, capitale du Jiangsu, le premier ministre Wen Jiabao a proposé d’approfondir la coopération dans l’économie d’énergie et la protection de l’environnement. Il souhaite que les entreprises européennes et chinoises puissent déployer de larges coopérations et échanges technologiques pour relever les défis et saisir les opportunités de développement dans la lutte contre le changement climatique.

Le premier ministre Wen Jiabao a également proposé d’ouvrir plus largement les marchés pour lutter contre le protectionnisme dans le commerce international. Il souhaite que la Chine et l’Europe s’écoutent mutuellement afin de promouvoir ensemble le commerce et l’investissement libres, et s’abstiennent d’ériger des barrières protectionnistes.

Il espère également que la partie européenne lève les contraintes sur l’exportation des nouvelles technologies et des technologies de pointe vers la Chine, et élargisse la coopération sur la protection de la propriété intellectuelle.

Le premier ministre Wen Jiabao a aussi proposé d’élargir la coopération entre les PME, de renforcer le soutien financier, et de simplifier les procédures administratives sur l’investissement, l’exposition et le commerce.

Ces propositions répondent non seulement aux besoins de la partie chinoise, mais aussi de la partie européenne, et ont jeté une nouvelle base pour les prochaines coopérations bilatérales.

China.org.cn : Les pays européens apportent une grande importance à la protection des droits intellectuels. Comment la Chine envisage-t-elle de renforcer la protection de ces droits dans les secteurs émergents ?

Li Huiying : Les législations sont différentes entre les pays de l’UE, mais des règles communes existent, telles que la directive européenne 1383/2003 relative à la protection de la propriété intellectuelle dans les affaires internationales, qui suggère de renforcer le contrôle anti-contrefaçon en simplifiant la procédure douanière et en bloquant les transactions internationales de produits contrefaits.

Au cours de ces dernières années, les disputes entre la Chine et l’UE sur la propriété intellectuelle ont surtout concerné les produits de grandes marques ou les produits de luxe. Un rapport de la Commission européenne sur la protection de la propriété intellectuelle à l’étranger a classé la Chine au premier rang des pays tolérant la contrefaçon, et n’a pas exclu la possibilité de recourir à l’OMC pour arbitrer ce problème.

En avril 2007, le Conseil européen a adopté une directive visant à harmoniser les sanctions encourues pour violation de la propriété intellectuelle en Europe. Selon celle-ci, la contrefaçon d’œuvres musicales et cinématographiques, ainsi que de produits pharmaceutiques fait l’objet de poursuites pénales, et les contrevenants s’exposent à une amende de 300 millions d’euros et à 4 ans de prison.

Le 4 septembre 2010, en Belgique, l’Office européen des brevets et l’Office chinois de la propriété intellectuelle ont passé ensemble en revue les 25 ans de coopération sino-européenne en matière de protection de la propriété intellectuelle, et ont exprimé la volonté de renforcer leur partenariat. Celui-ci a en effet énormément contribué à la création et au développement du système chinois moderne de protection de la propriété intellectuelle, notamment en matière d’amendement de lois, d’introduction d’outils informatiques, de vulgarisation des systèmes de marques commerciales et de droits d’auteur, et de formation des spécialistes (contrôleurs de brevets, juges, avocats, etc.).

Actuellement, l’Office européen des brevets mène la deuxième phase du projet sino-européen de protection de la propriété intellectuelle, avec un budget général de plus de 160 millions d’euros, en vue de renforcer l’application des lois.

La protection de la propriété intellectuelle se situe toujours au centre de la coopération sino-européenne, et exerce en réalité une certaine influence sur la coopération entre les PME. Le renforcement de la protection de la propriété intellectuelle répondra non seulement à la préoccupation de l’UE, mais créera aussi un meilleur environnement commercial pour toutes les entreprises.

La Chine dispose bien entendu de lois, mais le problème reste leur application.

Forum franco-chinois de l’enseignement supérieur

Ajouté au 12/10/2010 par SHI Lei

Annoncé officiellement lors de la visite d’Etat du Président de la République française en Chine en mai 2010, le premier forum franco-chinois est destiné à favoriser le dialogue académique entre les deux pays.

Les autorités françaises se sont mobilisées autour de ce projet en confiant à l’Agence Campus France, en collaboration avec l’Ambassade de France en Chine et le Consulat général de France à Shanghai, la mise en œuvre de cet événement dans le cadre de l’Exposition universelle Shanghai 2010, le 22 octobre prochain.

Cette première édition, qui sera inaugurée par Mme Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur français, et par son homologue chinois, M. Yuan Guiren, permettra d’aborder des thèmes tels que la promotion et le renforcement de la coopération entre la France et la Chine, l’approfondissement des réformes dans l’enseignement supérieur des deux pays, les formations professionnelles, les liens entre la recherche, l’innovation et l’industrie… 17 présidents d’universités et directeurs d’écoles françaises devraient intervenir pendant cette journée, au côté de leurs collègues chinois. Le forum est suivi d’une réception à laquelle prendra part M. Valéry Giscard d’Estaing, ancien Président de la République française.

Certains membres du Club France professionnellement impliqués dans les échanges universitaires bilatéraux participeront à ces échanges.

Atout France au Pavillon France

Ajouté au 12/10/2010 par SHI Lei

Venez découvrir le Sud de la France avec Atout France !

En tant qu’agence chargée du développement du tourisme français à travers le monde, la présence d’Atout France sur l’Exposition Universelle de Shanghai semblait incontournable. C’est pourquoi, du 1er au 31 octobre, Atout France organise au sein du Pavillon France une exposition photos et vidéos présentant les richesses touristiques du Sud de la France au travers d’un moyen de transport moderne et respectueux de l’environnement, le train.

Cette exposition offrira aux visiteurs chinois un avant-goût de l’offre touristique du Sud de la France. Des paysages époustouflants de la région Midi Pyrénées aux joyaux de la civilisation romaine que sont le Pont du Gard et les Arènes de Nîmes, en passant par Marseille, où art de vivre rime avec soleil, et en terminant par la Riviera Côte d’Azur, haut de lieu de villégiature entre mer et montagne, les visiteurs seront amenés à découvrir les paysages d’une France pleine de surprises.

Atout France et ses partenaires professionnels du tourisme français espèrent que cet aperçu de la France suscitera auprès des visiteurs l’envie d’en apprécier les pleines saveurs lors d’un prochain voyage. A bientôt en France !

Le président algérien félicite son homologue chinois pour le 61ème anniversaire de la Chine

Ajouté au 12/10/2010 par SHI Lei

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a adressé ses “chaleureuses félicitations” au président chinois Hu Jintao à l’occasion de la célébration du 61ème anniversaire de la fondation de son pays, a rapporté l’agence de presse APS.

Journée nationale : des dirigeants chinois déposent des fleurs devant le Monument aux Héros du peuple

Ajouté au 12/10/2010 par SHI Lei

De hauts dirigeants chinois ont déposé, vendredi matin, des corbeilles de fleurs devant le Monument aux Héros du Peuple, sur la Place Tian’anmen pour marquer le 61e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine.

Les dirigeants chinois Hu Jintao, Wen Jiabao, Jia Qinglin, Li Changchun, Xi Jinping, Li Keqiang, He Guoqiang et Zhou Yongkang ont participé à la cérémonie et ont rendu hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie pour l’indépendance du pays.

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