La réforme du taux de change du renminbi rendra les exportateurs plus compétitifs (porte-parole)

Ajouté au 28/06/2010 par SHI Lei

L’accélération de la réforme du taux de change du renminbi (monnaie chinoise, également appelée yuan) est favorable au renforcement de la compétitivité des exportateurs chinois sur le marché international, a indiqué lundi 21 juin Yao Jian, porte-parole du ministère chinois du Commerce.

D’après celui-ci, la réforme aggravera la pression sur les exportateurs chinois à court terme, car ils seront confrontés à l’augmentation des prix des matières premières. Par ailleurs, l’augmentation des coûts de main-d’oeuvre ainsi que la crise budgétaire en Europe impacteront également les exportations chinoises, a-t-il poursuivi.

Pourtant, dans une perspective à long terme, les exportateurs chinois devront améliorer leur gestion de l’entreprise et monter en gamme afin de renforcer leur compétitivité sur le marché international, a-t-il estimé.

La Banque populaire de Chine (banque centrale) a annoncé samedi dernier sa décision d’accélérer la réforme du système de fixation du taux de change du renminbi pour améliorer sa flexibilité.

Des paiements internationaux seraient les facteurs les plus importants pour décider du taux de change, a noté Yao Jian. Actuellement, l’amélioration de la situation des paiements internationaux de la Chine, le recul important de l’excédent commercial de la Chine en particulier, a jeté un bonne base pour la réforme du taux de change du renminbi.

Yao Jian table sur une baisse notable de l’excédent commercial de Chine à la mi-juin. Pendant les cinq premiers mois de l’année 2010, l’excédent commercial de la Chine a chuté de 59,9 % par rapport à la même période de l’année précédente, atteignant 35,39 milliards de dollars.

Le PCC approuve un plan de réforme de l’éducation

Ajouté au 28/06/2010 par SHI Lei

Le Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) a approuvé lundi un plan de réforme de l’éducation pour les dix prochaines années, visant à davantage d’investissements et une allocation plus équitable des ressources dans le secteur de l’éducation.

Présidée par le secrétaire général du Comité central du PCC Hu Jintao, la réunion du bureau politique a approuvé la version finale du Plan national de réforme et de développement de l’éducation à court et moyen terme pour la période 2010-2020.

Le bureau politique, l’organe suprême du PCC pour les prises de décision, a indiqué dans un communiqué que l’éducation était une cause fondamentale pour la renaissance de la Chine et le progrès social.

La Chine a établi le plus grand système éducatif du monde entier depuis la fondation de la République populaire, ce qui garantit le droit à l’éducation pour des millions de Chinois, indique le communiqué.

Le gouvernement chinois considère l’équité vis à vis de l’éducation comme une politique de base, et accroît les investissements de l’éducation dans les régions rurales, éloignées et ethniques, poursuivit le document.

Selon le plan, les investissements du gouvernement augmenteront graduellement pour soutenir ce secteur, le taux des dépenses en termes de PIB (produit intérieur brut) sera de 4% d’ici 2012.

En 2008, le taux s’est élevé à 3,48 %, contre une moyenne internationale de 4,5 %.

Le plan, publié fin février pour l’examen public, doit donner le ton pour le développement du secteur de l’éducation en Chine, qui a souffert pendant longtemps d’un manque de fonds et du développement déséquilibré entre les régions rurales et urbaines.

Le plan estime que donner aux élèves un accès équitable à un enseignement de qualité sera une mesure fondamentale, avec davantage de ressources de l’éducation publique accordées aux régions rurales, sous-développées et ethniques.

Les réformes vont également encourager les organisations privées et individuelles à jouer un rôle plus important dans le système éducatif, souligne le communiqué.

Le plan a pris un an et neuf mois pour être élaboré, pendant lesquels le public a été invité à deux reprises à donner son avis.

La Chine lance son premier fonds privé pour le financement des médias

Ajouté au 28/06/2010 par SHI Lei

La Chine a lancé lundi 21 juin son premier fonds privé pour le financement des médias, avec l’injection initiale de 2 milliards de yuans (293 millions de dollars).

China Media Capital (CMC) se concentrera sur la restructuration des médias et encouragera l’innovation dans le secteur, a déclaré Li Ruigang, président du CMC.

“CMC financera des médias sélectionnés pour les aider à grandir, se restructurer et se regrouper”.

Le fonds est également consacré à aider les médias chinois à “pénétrer le marché mondial”, a indiqué Li Ruigang.

Pourtant, le CMC n’a annoncé aucun projet de financement pour le moment.

Approuvé en avril 2009 par la Commission nationale pour le développement et la réforme, organe de planification économique, ce fonds privé projette de réunir 5 millards de yuans au total.

Les sponsors et investisseurs du CMC comportent le Shanghai Media Group (SMG), la Banque de développement de Chine, ainsi que d’autres médias chinois et institutions financières, a noté Li Ruigang.

Li Ruigang est également président de SMG, l’un des plus grands médias chinois.

Taiwan approuve 77,13 milliards de dollars d’investissements continentaux

Ajouté au 28/06/2010 par SHI Lei

Les autorités économiques de Taiwan ont approuvé 77,13 milliards de dollars d’investissements provenant de la partie continentale de Chine, indique un rapport rendu public lundi par les autorités de Taiwan.

Depuis fin juin 2009, lorsque Taiwan a ouvert ses portes aux investissements continentaux, les autorités de Taiwan avaient approuvé 52 projets d’investissements dans l’île à la fin mai 2010, indique ce rapport.

D’après le rapport, les trois secteurs les plus intéressés par les investissements continentaux sont l’informatique, le numérique et les produits optiques, qui ont représenté 44,84 % de la totalité des investissements continentaux.

Pendant la même période, la partie continentale de Chine a connu une augmentation considérable des investissements provenant de Taiwan. Durant les quatre premiers mois de l’année, les autorités taïwanaises ont approuvé 187 projets d’investissements pour la partie continentale de Chine.

De janvier à mai, les nouveaux investissements taïwanais dans la partie continentale de Chine ont atteint 4,59 milliards de dollars, en hausse de 239,9 % en glissement annuel.

Environ 75 % des investissements taïwanais des cinq premiers mois de l’année étaient destinés aux provinces du Jiangsu, du Guangdong, du Fujian et du Shandong, indique le rapport.

Les prix des nouveaux logements ont continué à augmenter en mai dans les grandes villes chinoises

Ajouté au 28/06/2010 par SHI Lei

Les prix des nouveaux logements dans 36 grandes villes chinoises ont continué à augmenter en mai malgré les mesures prises par le gouvernement pour ralentir le marché immobilier, a déclaré mardi la Commission d’Etat pour le Développement et la Réforme.

Les prix moyens des nouveaux logements dans 36 grandes villes étaient de 8 479 yuans (1 247 dollars) le mètre carré en mai, en hausse de 0,81% par rapport au mois d’avril.

Cependant, le taux de croissance était inférieur de 2,65 points à celui d’avril.

Selon les statistiques publiées le 10 juin par le Bureau d’Etat des Statistiques, les prix des logements dans 70 villes grandes et moyennes ont progressé de 12,4% sur une base annuelle en mai.

Pour mettre un frein à la hausse excessive des prix du logement, le gouvernement chinois a renforcé les contrôles sur les financements des promoteurs immobiliers, limité les prêts pour l’achat d’un 3ème appartement, élevé le taux minimum des prêts immobiliers et renforcé les exigences sur l’acompte pour un 2ème appartement.

La Chine élargit au monde entier son programme de règlements en yuan pour le commerce extérieur

Ajouté au 28/06/2010 par SHI Lei

La Banque populaire de Chine, banque centrale, a déclaré mardi que le programme d’essai des règlement en renminbi pour le commerce extérieur avait été élargi pour couvrir le monde entier.

La banque centrale a indiqué avoir élargi les règlements en renminbi pour le commerce extérieur de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), Hong Kong et Macao à d’autres parties du monde.

Ont été ajoutées au programme initial 18 provinces, municipalités ou régions, soit les municipalités de Beijing, de Tianjin et de Chongqing, les provinces du Liaoning, du Jiangsu, du Zhejiang, du Fujian, du Shandong, du Hubei, de Hainan, du Yunnan, du Sichuan, du Jilin et du Heilongjiang, la région autonome de la Mongolie intérieure, la région autonome Zhuang du Guangxi, la région autonome du Tibet et la région autonome ouïgoure du Xinjiang.

La Chine a introduit ce programme d’essai en juillet 2009. Les exportateurs de Shanghai et de quatre villes de la province méridionale du Guangdong ont été les premiers à effectuer des règlements en yuan pour le commerce extérieur.

Cela fait partie des efforts déployés par le gouvernement pour réduire sa dépendance au dollar afin de prévenir les fluctuations du taux de change et renforcer l’importance internationale du yuan.

La valeur totale des transactions en yuan a atteint 44,55 milliards de yuans (6,5 milliards de dollars) entre juillet 2009 et mai 2010.

Les transactions réglées en yuan se sont multipliées rapidement et c’est le bon moment pour élargir ce programme d’essai, a précisé la banque centrale dans un communiqué publié sur son site Internet.

Made in China, pourquoi la hausse des prix ne s’arrêtera pas ?

Ajouté au 28/06/2010 par SHI Lei

Les achats en Chine sont toujours bon marchés, c’est un fait, mais ces derniers temps les prix ont augmentés de façon significative. Pourquoi ?

Evolution Euro / Dollar
– Dans un premier temps, et on nous le rabâche tous les jours dans l’actualité, l’euro se casse la figure. Cette baisse de l’euro est due principalement aux craintes que certains membres de l’Union Européenne (Grèce, Portugal, Espagne) ne puissent régler leurs problèmes de dettes de manière autonome. Les importations subissent ces effets négatifs, peu importe le pays d’origine, pourvu que les achats se fassent en dollars.

– Dans un deuxième temps, il faut faire face à un manque soudain de containers. Alors que l’an dernier il y en avait de trop et que les compagnies vendaient leurs containers vides aux Pays en Voie de Développement, c’est désormais le contraire. Le manque génère l’achat de containers (neufs), et donc des surcharges qui viennent s’ajouter aux variations saisonnières. Ainsi le coût d’un container Chine – France a doublé, et est toujours en hausse.

Le RMB/CNY réévalué face au dollar
– Et puis il y a les effets propres au pays en question, la Chine. Les dernières grèves ont généré des hausses de salaire des ouvriers, qu’il faut forcément impacter. Et il n’y a pour l’instant que les grandes entreprises qui ont effectué cette hausse (Honda, Foxconn…), tout laisse a penser que c’est la naissance d’une évolution pour toutes les usines chinoises. Les salaires minimums sont aussi revus à la hausse. Plus de 20 provinces et villes chinoises ont augmenté les salaires minimums cette année (+15,8% à Shenzhen, par exemple).

– Avec la crise de 2008/2009, on a aussi pu observer que les ouvriers avaient tendance à déserter les usines, pour un retour à la campagne. Le manque de main d’oeuvre se fait sentir sur les délais de production, s’ajoutant à l’allongement des délais de livraison, il faut désormais parfois 4 ou 5 mois pour venir à bout d’une commande. Pour livrer plus rapidement, l’importateur à le choix entre faire de l‘aérien, ou du sea-air, dans les deux cas les frais impacteront les prix.

– Et désormais, on nous annonce que le Yuan CNY (Chinese Yuan RMB) est réévalué, là aussi, l’impact se ferra sentir (et pas forcément positivement). D’autant que d’autres réévaluations sont à l’ordre du jour, à cause de la pression -notamment- des USA et de l’OMC.

Semaine de la France à Shanghai

Ajouté au 28/06/2010 par SHI Lei

Le quartier de Xintiandi de Shanghai, zone où sont présents de nombreux restaurants chics et des boutiques de marques, a lancé dimanche dernier une semaine d’activités consacrées à la promotion de la culture française. Une série de spectacles a été organisée à cette occasion, permettant aux visiteurs d’avoir un aperçu sur le pays.

L’Alliance Française en Chine, ou l’art de communiquer

Ajouté au 28/06/2010 par SHI Lei

M. Laurent Croset, délégué général de l’Alliance Française en Chine, est l’un des meilleurs communicateurs qu’il m’ait été donné de rencontrer. Prévu pour quarante minutes, notre entretien a duré deux heures pendant lesquelles il a brossé le portrait du développement continu de l’Alliance Française en Chine, dans le contexte parfois changeant des relations sino-françaises. Le secret du succès de l’Alliance pourrait-il être une source d’inspiration pour certaines entreprises françaises ayant du mal à s’intégrer dans le marché chinois?

Le développement de l’Alliance Française en Chine a de quoi interpeller. Sur un total de quinze Alliances (Hong Kong, Macao, Beijing, Dalian, Tianjin, Jinan, Qingdao, Xi’an, Nanjing, Shanghai, Wuhan, Chengdu, Chongqing, Hangzhou et Guangzhou), pas moins de dix ont été créées au cours des dix dernières années, un rythme unique au monde!

Comme partout ailleurs, les différentes Alliances ont pour mission de diffuser la langue française et la culture francophone dans le pays d’accueil, tout en étant des lieux d’échanges avec la culture locale. En Chine, sous la direction de 275 professeurs, les 25 000 étudiants des Alliances sont majoritairement jeunes, et plus des trois quarts sont des femmes. De plus, dans toutes les Alliances, les revenus tirés des frais de scolarité suffisent à garantir un fonctionnement autonome.

À noter : en Chine, ces établissements ne sont pas seulement des écoles de langue. Ce sont de véritables organismes culturels véhiculant l’image de la France et de la Francophonie auprès des Chinois. Rien qu’en 2009, les Alliances ont organisé 325 événements culturels qui ont attiré 40 000 spectateurs.

« En France, on est très intéressé par la Chine, souligne Laurent Croset. On a de grands spécialistes de la Chine, mais le grand public ne la connaît pas bien. Il est important qu’à travers nos événements, les gens puissent mieux connaître la Chine. […] À leur niveau, les Alliances doivent contribuer à faciliter le dialogue et la connaissance de nos deux pays; c’est important. Il faut saisir toutes les occasions de se rencontrer et de dialoguer. »

Un secret de polichinelle?

Pour le délégué général, le succès de l’Alliance Française en Chine n’est pas sorcier. Depuis une vingtaine d’années, la Chine s’ouvre considérablement sur le monde, et de ce fait, joue un rôle très différent de celui qu’elle jouait au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Dans ce contexte, les Chinois, surtout les jeunes, ont envie de découvrir le monde, tout en restant très attachés à leur pays. La Chine est donc un marché très intéressant, qui donne des occasions de communiquer. « Ce qui m’intéresse dans un événement culturel, c’est surtout le public qu’on va pouvoir rencontrer, confirme Laurent Croset, et ce que je constate, c’est que, pour les Chinois, il y a un vif désir de découvrir la France, d’y étudier, d’y vivre; des gens y restent trois, voire cinq ans, avec le projet de revenir non seulement en Chine, mais aussi dans leur province. »

En Chine, l’Alliance n’est pas le seul établissement à donner des cours de français, mais elle dispose d’atouts. Par rapport aux établissements privés qui ont pour unique but de faire des profits, en plus d’une garantie de qualité de la formation en français, l’Alliance propose de nombreux programmes culturels à travers lesquels les étudiants peuvent mieux comprendre le français et la culture française. De surcroît, comme c’est une organisation à but non lucratif, elle réinvestit ses bénéfices dans la formation des professeurs et dans l’amélioration des installations des différentes antennes, de façon à garantir encore davantage la qualité de la formation. Par exemple, toutes les Alliances seront bientôt équipées de tableaux interactifs qui permettent d’améliorer la participation des étudiants en cours. Par rapport aux universités chinoises, l’Alliance propose une formation plus pratique, facilement applicable dans la vie quotidienne; il s’agit d’apprendre à écrire et à parler français pour communiquer, et non dans un but littéraire.

Un modèle différent

L’Alliance n’a pas eu de gros problèmes de développement en Chine, mais elle a dû faire preuve d’innovation. En effet, partout dans le monde, les Alliances Françaises sont des associations, mais comme cette forme d’organisation n’existe pas dans la partie continentale de la Chine, l’Alliance a trouvé un modèle différent : en Chine, chaque Alliance Française est partenaire d’une université. Le hic, c’est qu’il n’est pas toujours facile de trouver un bon partenaire. L’Alliance a donc fait un gros travail de relations publiques. Il a fallu dialoguer, redéfinir les choses, parfois changer de partenaire quand l’intérêt de travailler ensemble avait disparu. Comme le souligne son délégué général, l’Alliance Française en Chine a pour but de partager. « Si ce n’est pas compris ainsi par le partenaire, il est alors préférable de changer de partenaire. Toutefois, c’est l’exception », explique-t-il.

De façon générale, la coopération semble bénéfique pour l’Alliance et pour les universités. Pour l’Alliance, la coopération avec un partenaire universitaire lui permet de mieux s’adapter à l’environnement local. Pour une université qui souhaite accueillir beaucoup d’étudiants et développer les relations avec d’autres pays, une telle coopération permet de nouer plus facilement des relations avec des universités françaises. L’Alliance Française fait partie du réseau culturel français de l’ambassade de France et peut aider à nouer des relations entre les universités chinoises et le monde universitaire français.

Échanges et partage d’expériences

Sous de nombreux aspects, l’Institut Confucius ressemble à l’Alliance Française. Leur principal point commun réside dans leur objectif de diffuser et de promouvoir leur langue et leur culture dans le monde. De plus, les deux organisations travaillent sur le terrain avec des Français et des Chinois de tous les milieux et contribuent à construire l’avenir des relations entre les deux pays. Il reste toutefois une différence pour M. Croset : le taux d’autofinancement des Alliances Françaises avoisine les 100 %, alors que les Instituts Confucius sont principalement financés par le gouvernement chinois.

À propos du financement, Laurent Croset est clair : « C’est la force du réseau de l’Alliance Française. La France a une spécificité, elle a un réseau culturel extrêmement important depuis nombre d’années partout dans le monde, mais comme beaucoup d’autres pays, elle doit faire face à un contexte économique difficile […] Lorsqu’on est plus autonome au niveau financier, on est peut-être plus innovant, on essaie de trouver des moyens de fonctionner qui coûtent moins cher. […] Il est important que l’État investisse dans la culture. Mais au-delà, il est important que les établissements culturels cherchent des moyens de se financer autrement; cela suscite de l’innovation, cela donne plus de responsabilités et permet de rationaliser les dépenses. »

Quant aux Instituts Confucius, le délégué général est d’avis qu’ils sont encore très jeunes. En réalité, ce ne sont pas encore des organismes culturels comparables aux Alliances. Leur activité principale consiste à dispenser des cours de chinois; quand elle existe, la partie culturelle est encore très récente. Dans ce sens, les activités culturelles constituent un volet que l’Alliance pourrait partager avec l’Institut Confucius. « La meilleure façon de partager les expériences, c’est d’être en contact », souligne Laurent Croset, qui croit beaucoup aux échanges, pas seulement aux échanges de documents et de décisions, mais aussi aux échanges de personnes. Par exemple, les Français de l’Alliance qui parlent très bien le chinois pourraient aussi enseigner dans les Instituts Confucius.

« Votre culture est très accueillante… »

Les relations internationales connaissent toujours des hauts et des bas, mais le réseau des Alliances Françaises est là pour assurer la continuité de l’amitié franco-chinoise. Laurent Croset nous explique son point de vue sur le sujet : « Je vous donne un exemple qui, sans doute, vous paraîtra très étonnant. Quand je suis arrivé en Chine, je ne connaissais pas la Chine, mais je ne me suis jamais senti à l’étranger. Qu’est-ce que cela veut dire? Plusieurs choses. D’abord, votre culture est très différente de la culture française, mais elle n’est pas une culture agressive, elle est très accueillante. Cependant, elle aime la différence, et cela est très important. On se sent accueilli en Chine. La deuxième chose, qui est évidente aussi, c’est que les liens entre la France et la Chine sont anciens, et même si on peut avoir des incompréhensions, une amitié très longue et une histoire commune ne se défont pas du jour au lendemain. Et de fait, tous les Chinois que je rencontre, jusqu’aux chauffeurs de taxi, connaissent la France. Tous les Chinois semblent connaître la France ! Il y a cinq ans, quand j’étais en Afrique du Sud, tous les Africains du Sud ne connaissaient pas la France. Les Français connaissent le nom de nombreuses villes chinoises, et beaucoup de Français sont allés en Chine. Même s’il reste beaucoup de choses à s’apprendre mutuellement, il y a un passé commun, et c’est sur ce passé commun qu’on construit l’avenir. »

Que réserve l’avenir?

Depuis son arrivée à Beijing, en août 2009, au lieu d’ouvrir davantage d’antennes, le délégué général donne la priorité à la qualité du réseau des Alliances. Ainsi, l’année 2010 marque la première phase de création du label « Alliance Française en Chine ». Objectifs : garantir la qualité de l’enseignement du français dans le réseau chinois de l’Alliance et continuer à offrir un service et un accueil de haut niveau. Cette ambition répond à un double objectif stratégique : améliorer la promotion de la langue française et des cultures francophones.

« Notre projet de développement consiste à se développer en réseau. Puisque notre vocation est d’attirer un public toujours plus nombreux, la qualité de la programmation culturelle et la qualité de la communication sont très importantes; l’Alliance doit faire une pause et consolider le réseau, puisque quinze Alliances, c’est déjà beaucoup. Ce que je veux, c’est que la qualité soit partagée entre toutes les Alliances », confie-t-il.

Une bonne compréhension de la réalité chinoise, une bonne interaction avec ses partenaires chinois et un contrôle qualité, c’est ce que prône Laurent Croset. Le secret du succès de l’Alliance Française en Chine ne tient-il pas à ces trois principes très simples que toute entreprise peut appliquer?

Foire de pierres ornementales et jades de Hetian au Xinjiang

Ajouté au 28/06/2010 par SHI Lei

La troisième édition de la foire des pierres ornementales et jades de Hetian s’est ouverte le 18 juin à Urumqi, chef-lieu de la région autonome ouïgoure du Xinjiang. 600 commerçants de pierres y sont venus présenter toutes sortes de pierres précieuses.

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