Succès des réunions plénière et ministérielle du GEO

Ajouté au 07/12/2010 par SHI Lei

La France a participé aux réunions plénière et ministérielle du GEO (Group for Earth Observations) organisées à Pékin les 3, 4 et 5 novembre 2011.

Cette réunion a été couronnée de succès et les participants y ont adopté à l’unanimité une déclaration dont les points essentiels sont :

  • La mise sur pied d’une nouvelle segmentation des données d’observation de la terre,
  • Un engagement à travailler à mettre en place avant l’échéance de 2015 le cadre de gouvernance adéquat pour la pérennisation du GEOSS,
  • Un plaidoyer pour la mise sur pied de comités GEO nationaux

Pour le volet relatif à la gouvernance, le Comité Exécutif a pris l’action, sous la conduite du Brésil, de faire des premières propositions, dès la prochaine réunion plénière qui devrait se tenir en Turquie en novembre 2011.

Rappel sur l’initiative GEO

L’initiative intergouvernementale GEO a été officiellement lancée en février 2005 par le « Sommet » de Bruxelles. Ce lancement faisait suite à trois années de travail d’instruction au niveau mondial sur ce que pourrait-être un « système des systèmes d’observation de la Terre ». Le document fondateur de cette initiative est la déclaration dite de Washington, adoptée début août 2003 par le premier « Sommet de l’Observation de la Terre » réuni à la suite du G8 d’Evian en juin de la même année.

Les signataires de l’accord de 2005 s’engageaient sur la base du volontariat à faire en sorte que l’ensemble des systèmes d’observation de la Terre existant soient coordonnés pour répondre aux besoins de neuf domaines d’applications dans les champs de la gestion de l’environnement et des risques. La date « objectif » pour y arriver avait été fixée à 2015.

Un secrétariat exécutif, dirigé par le Français José Achache, est chargé de coordonner les travaux de mise en place. Il s’appuie sur quatre comités : le comité pour l’architecture (GEOSS, Global Earth Observation System of Systems) et les données, le comité d’interface avec les communautés d’utilisateurs, le comité scientifique et technique et le comité pour « l’augmentation des capacités ».

L’ensemble du processus est piloté par deux instances : le comité exécutif et l’assemblée générale annuelle. Tous les trois ans, l’assemblée générale est suivie d’une réunion dite « ministérielle » destinée à entretenir le soutien « politique » à cette initiative, notamment au travers de l’adoption d’une résolution qui constitue une feuille de route pour les trois années suivantes.

Après la plénière de Washington en novembre 2009 et la « ministérielle » du Cap en novembre 2007, la réunion de Pékin du 3 au 5 novembre représentait à nouveau le couplage d’une plénière (les 3 et 4 novembre) et d’une ministérielle (le 5).