Rétrospective de la relation sino-française sous Nicolas Sarkozy

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le 27 janvier 1964, à travers un simple communiqué qui ne se composait que de deux phrases, la République populaire de Chine et la République française ont annoncé l’établissement de leurs relations diplomatiques, lançant une « bombe nucléaire » dans la communauté internationale.
Depuis 46 ans, ces deux pays ont connu une lune de miel et quelques tensions, en particulier après la prise de fonctions de Nicolas Sarkozy en 2007. Aujourd’hui, les deux pays essaient désormais de maintenir l’harmonie dans leur relation.

En novembre 2007, le président français a effectué une visite officielle en Chine sur invitation du président chinois. Il s’agissait de la première visite de Nicolas Sarkozy en Chine depuis son accession à la présidence au mois de mai. Les deux pays ont renforcé leur partenariat stratégique global.

Cependant, en 2008, la Chine et la France ont malheureusement enregistré un certain recul diplomatique. À Paris, le relais de la flamme olympique a été saboté. Le président Sarkozy a ensuite déclaré qu’il n’assisterait pas à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Beijing. Pire encore, il a rencontré le Dalaï-lama peu avant le XXIe Sommet Chine-UE. Cette ingérence dans les affaires intérieures chinoises a nui aux intérêts fondamentaux de la Chine.

Face à l’ingérence française sur la question du Tibet, la population chinoise, et en particulier la jeunesse, s’est mobilisée afin de protéger les intérêts nationaux. Internet est alors devenu un outil idéal à travers lequel elle a pu exprimer son mécontentement, voire même organiser des actions comme le boycott des produits français.

Depuis le début 2009, de nombreuses délégations françaises ont joué le rôle de messagers de l’apaisement.

Le 1er avril 2009, les présidents des deux pays ont renoué leurs liens lors d’une rencontre à Londres en marge du G20. Un nouveau communiqué conjoint sino-français a plus tard été publié.

Dans ce document, il est stipulé que la France mesure pleinement l’importance et la sensibilité de la question du Tibet et réaffirme qu’elle s’en tient à la politique d’une seule Chine et à la position selon laquelle le Tibet fait partie intégrante du territoire chinois, conformément à la décision prise par le Général de Gaulle, qui n’a pas changé et ne changera pas.

Après la publication de ce communiqué, plusieurs visites au niveau ministériel ont eu lieu entre les deux pays. Et fin 2009, le premier ministre français François Fillon a effectué une visite officielle en Chine sur l’invitation de son homologue Wen Jiabao. À cette occasion, les deux pays ont signé un accord de lancement des travaux de la centrale nucléaire de Taishan, un projet mené conjointement dans la province du Guangdong (sud). La relation sino-française s’est saisie d’une nouvelle force motrice.

« L’année de 2010 sera une année de très beau temps pour la relation sino-française », a déclaré M. Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre français, dans une interview accordée à notre site. Exactement ! En 2010, dans le domaine politique, les deux pays ont réalisé plusieurs visites mutuelles de haut niveau, et en ce qui concerne l’économie, la coopération se développe largement dans de nombreux secteurs, et les échanges culturels se déploient comme des flammes qui font rage.

On souhaite un bel avenir à la relation sino-française. Vive l’amitié franco-chinoise !