Véhicules électriques : coopération scientifique de haut niveau entre la Chine et la France

Ajouté au 16/11/2010 par SHI Lei

À l’occasion du 25e Salon international des véhicules électriques, hybrides et à piles à combustible (EVS 25) à Shenzhen, une délégation française composée d’entrepreneurs et de chercheurs s’est rendue en Chine du 7 au 12 novembre.

« Au cours de sa visite en France, le président chinois Hu Jintao a inspecté spécialement une usine d’automobiles électriques à Nice. Avec l’approfondissement de leur relation, la Chine et la France ne sont pas seulement un vendeur et un acheteur. Nous avons besoin également de recherches communes sur la technologie automobile et l’industrie émergente. Nous avons un grand potentiel de coopération dans ce domaine », a déclaré le 11 novembre Hervé Ladsous, ambassadeur de France en Chine, lors d’une réception d’honneur pour la délégation.

Sur les difficultés du développement du marché, Eric Prosé, président de Tilter et membre de la délégation, a expliqué au journaliste de China.org que « dans un véhicule, nous avons deux cent soixante cellules, contre les quatre au maximum d’un appareil photo. Aujourd’hui, la plus grande difficulté est de trouver une échelle de contrôle électronique qui permet à toutes ces cellules de communiquer de manière harmonieuse, et une autonomie longue distance. L’un de nos défis majeurs est d’utiliser 100 % de l’énergie disponible, de manière fiable et en assurant la sécurité du système de batterie, contre l’utilisation actuelle de 80 % de sa capacité ».

« J’étais venu ici pour trouver un fabricant de batteries qui nous convient, et j’ai été surpris du dynamisme du marché chinois, cela me donne envie d’aller plus vite que prévu vers la création d’une nouvelle usine pour proposer mon véhicule ici ». À propos des coopérations concrètes conclues lors de la visite avec des entreprises chinoises, il a gardé le secret, mais « une coopération scientifique de haut niveau a été établie entre la Chine et la France dans le domaine du véhicule électrique », a-t-il révélé.

Le conseiller pour la Science et la Technologie de l’ambassade de France en Chine, Norbert Paluch, a confirmé ces propos : « La délégation a visité le Centre de recherche sur le véhicule électrique de l’Académie des sciences de Chine, et a conclu des échanges avec les ingénieurs de l’Université de Tsinghua, soit deux des meilleurs établissements chinois dans le domaine. Les deux pays vont continuer à promouvoir la coopération scientifique de haut niveau ».

« Les deux pays ont déjà eu beaucoup de coopérations sur la production de l’électricité nucléaire, une composante importante du véhicule électrique et de la protection de l’environnement, donc, à l’avenir, je suis convaincu que la Chine et la France peuvent développer ce secteur », a répondu M. Prosé aux inquiétudes sur la pollution engrangée par ces activités.

« Les coopérations industrielles dans ce domaine n’ont pas toutes commencé, mais cela est normal. Il faut beaucoup de confiance et des accords de partenariat, ce qui prend du temps », a-t-il indiqué.