La France souhaite intensifier et élargir sa coopération avec la Chine dans le domaine de l’agriculture

Ajouté au 26/07/2010 par SHI Lei

La France désire renforcer et étendre davantage sa coopération avec la Chine dans le domaine de l’agriculture, et surtout approfondir la coopération bilatérale pragmatique quant au mécanisme d’accès, à l’innovation technique agricole ainsi qu’à la sécurité alimentaire, a déclaré le 16 juillet le Ministre français de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche Bruno Le Maire, actuellement en visite en Chine, qui a accepté de répondre à des questions posées par des journalistes français et chinois qu’il a rencontré à la résidence de l’Ambassadeur de France en Chine.

En parlant des effets néfastes produits par la crise financière et économique internationale sur l’économie française, Bruno Le Maire a reconnu franchement qu’en raison de leur coût de revient relativement élevé, les produits agricoles français ne sont pas tellement compétitifs dans le commerce international. A l’heure actuelle, a-t-il dit, l’économie mondiale est en train de se relever lentement, c’est pourquoi l’agriculture française doit saisir cette opportunité pour accroître sans cesse sa propre compétitivité et faire en sorte que tout en préservant les avantages naturels et traditionnels de l’agriculture française, il lui faut renforcer et intensifier sa coopération avec les pays en voie de développement, et principalement avec les pays qui disposent de marchés dont la demande est florissante, tels que la Chine et le Brésil.

Vu de la situation actuelle, du commerce bilatéral franco-chinois de produits agricoles, on remarque qu’il existe entre les deux parties une grande potentialité qui attend d’être exploitée davantage et plus en profondeur. D’après les statistiques établies, le volume global du commerce agroalimentaire sino-français se chiffre à 1,63 milliards de dollars US en 2009, soit une part de 17,83% dans le volume global du commerce alimentaire entre la Chine et l’Union européenne. Dans ce volume global, 400 millions de dollars US reviennent aux exportations chinoises vers la France et 1,23 milliard de dollars US aux importations françaises.

Le Ministre français a poursuivi en disant que le vin français est très apprécié des consommateurs chinois et c’est la raison pour laquelle l’exportation de ce produit a toujours continué ces dernières années sur sa lancée en maintenant un grand et vigoureux essor. Il a exprimé son souhait de voir les divers et différents produits français en viande de bonne qualité et traités de façon délicate, soigneuse et méticuleuse ainsi que les produits laitiers accroître leur exportation vers la Chine, ce qui offrira aux deux pays d’autres opportunités de coopération dans de nouveaux domaines, tels que l’élevage et l’aquiculture ainsi que la transformation approfondie des produits agricoles.

Abordant le problème de la sécurité alimentaire, Bruno Le Maire a affirmé que son pays souhaite partager avec la Chine ses expériences et ses réussites dans ce domaine-là et que les deux parties peuvent procéder à des échanges bilatéraux aux sujets de l’élaboration et de l’application de lois et de règlements en la matière, de critères de contrôle et de la quarantaine, de la technique, de l’établissement d’organismes de contrôle et de supervision, … etc.

A l’issue de la rencontre, le Ministre français a assisté à la cérémonie de signature du contrat de coopération entre la Société vinicole à responsabilité limitée Hengyi Shengshi de Beijing et la Société française par actions Castel Frères. On apprend que le vin de la série de la « marque familiale Castel » a été vendu en Chine jusqu’à 4,65 millions de bouteilles. Les deux parties envisagent de coopérer efficacement pour réaliser d’ici six ans leur projet de porter la vente en Chine des deux marques (Hengyi Shengshi et Castel) jusqu’à 33,5 millions de bouteilles.