Les sociétés étrangères pourront être cotées en bourse en Chine dès l’année prochaine

Ajouté au 12/07/2010 par SHI Lei

La Chine pourrait permettre aux entreprises étrangères de vendre des actions à la Bourse de Shanghai à compter de l’année prochaine, ouvrant ainsi le plus grand marché du monde aux ventes d’actions et permettant à la ville d’avancer vers un statut de centre financier international.

« Les travaux de préparation se poursuivent assez bien », a dit Fang Xinghai, directeur général du bureau des services financiers de Shanghai. Quand on lui a demandé à quelle date les entreprises étrangères seraient autorisées à être cotées à la Bourse de la ville, il a répondu « A un moment de l’année prochaine, j’espère ».

HSBC Holdings Plc et le London Stock Exchange Group Plc sont parmi les premières enterprises qui ont exprimé leur intérêt pour une cotation à Shanghai lorsque la Chine ouvrira le plus grand marché du monde aux ventes d’actions par des sociétés étrangères. D’après PricewaterhouseCoopers, le 5 juillet, les entreprises pourraient collecter quelque 500 milliards de Yuans (74 milliards de Dollars US) lors de leur introduction en bourse à Shanghai et Shenzhen cette année, soit plus que dans n’importe quel autre pays.

« Avoir un tableau d’entreprises étrangères crée un marché des capitaux plus profond et plus vaste », dit Peter Alexander, de chez Z-Ben Advisors à Shanghai. « C’est l’une des étapes multiples pour atteindre le but fixé, faire de Shanghai un centre financier mondial ». La Commission Chinoise de Régulation des Titres et la Bourse de Shanghai « ont pris les devants » pour préparer les règles régissant les offres d’actions par des sociétés étrangères dans la ville, a dit M. Fang.

La Bourse de Shanghai a été contactée par des sociétés étrangères du secteur des finances, des télécommunications, des biens de consommation et des industries de fabrication pour vendre leurs actions dans la ville, avait dit M. Fang au mois de mai.

Deux entreprises étrangères et une « red chip » (une entreprise contrôlée par des propriétaires chinois et cotée à l’étranger) pourraient faire leurs débuts sur le tableau international de la Bourse de Shanghai dès la seconde moitié de cette année, avait déclaré le 5 juillet Frank Lyn, Responsable de marché pour PwC Chine.

Mais la baisse de la bourse, qui a eu pour conséquence que les actions de Shanghai ont été échangées au rabais à Hong Kong, a rendu les offres du continent chinois moins attirantes pour les entreprises étrangères, dit Jonathan Masse, gérant de fonds chez AlphaShares Inc., basée à Walnut Creek, en Californie. Les entreprises « qui ont une forte activité en Chine auront sans doute moins envie de se faire coter en bourse sur le continent chinois, car tout capital collecté n’aurait qu’une valeur au rabais sur le plan international », dit-il.

HSBC et Wal-Mart

Les actions de type A, libellées en Yuans, qui sont quasiment réservées aux seuls investisseurs locaux, sont tombées le mois dernier en dessous du niveau des actions du continent échangées à Hong Kong, et cela pour la première fois depuis quatre ans, d’après le Hang Seng China AH Premium Index. Le Président de la Commission Chinoise de Régulation des Titres, Yao Gang, avait annoncé le mois dernier lors d’un forum à Shanghai que les problèmes légaux et juridictionnels devaient être résolus avant que la cotation internationale ne puisse commencer.

HSBC, la plus grande banque européenne en termes de valeur de marché, basée à Londres, attend que les règles régissant la cotation de sociétés étrangères à Shanghai soient établies, avait déclaré le mois dernier à Shanghai son PDG, Michael Geoghegan. L’établissement prêteur britannique compte bien lever une « somme significative » à la Bourse de Shanghai, avait-il dit.

Quant à la Bourse de Londres, elle envisage d’être cotée à Shanghai d’ici la fin 2011, avait dit son PDG, Xavier Rolet, en juin. Coca-Cola Co, General Electric Co et les magasins Wal-Mart Stores Inc figurent aussi parmi les entreprises américaines qui pourraient chercher à être cotées en Chine, avait écrit John Tang, Stratège chez UBS AG, dans un rapport rédigé en juillet 2009.