Shanghai a investi 3 % de son PIB par an dans la protection de l’environnement ces dix dernières années

Ajouté au 31/05/2010 par SHI Lei

Si l’on se penche en arrière sur l’histoire de 159 ans de l’Exposition universelle, un phénomène saute aux yeux : la question de l’environnement devient un sujet incontournable. Avec l’arrivée du XXIe siècle en particulier, cette foire mondiale met en relief les relations entre l’homme et la nature. En 2000, l’Expo de Hanovre, en Allemagne, choisit la protection des ressources comme l’un de ses thèmes. En 2005, l’Expo d’Aichi au Japon rend hommage à la « sagesse de la nature (Nature’s Wisdom) ». En 2010, l’Expo de Shanghai pose une question inévitable dans le développement humain : comment les villes peuvent-elles proposer un environnement plus agréable à leurs citoyens ?

Selon Zhang Quan, directeur du Bureau de la protection environnementale de Shanghai, Shanghai ne peut résoudre tous les problèmes environnementaux en organisant une exposition universelle, « mais bien sûr, on peut faire avancer d’un grand pas la protection de l’environnement de cette ville à l’occasion de cet événement mondial ».

Dans ce cas, Shanghai lance un programme de protection environnementale de quatre fois trois ans (de 2000 à 2011), dans lequel 250 milliards de yuans seront investis.

3 % du PIB de la ville sont investis dans la protection de l’environnement

Aujourd’hui, en se promenant dans le Parc des expositions et en visitant les pavillons créatifs de différents pays, on n’imaginerait jamais que ce lieu était l’une des zones les plus polluées de la ville.

En 2000, sur les 5,28 km2 du site principal actuel étaient réunies 21 sources polluantes industrielles. Avec l’ouverture de l’Expo, elles ont accompli une transformation remarquable. Par exemple, l’usine génératrice de Nanshi est devenue après l’un des modèles dans la Zone de meilleure pratique urbaine et l’un des centres énergétiques du parc. Le Chantier naval du Sud-est a déjà déménagé, sur son ancien site se trouve désormais le pavillon des bateaux chinois.

Dans la lutte active contre la pollution à Shanghai, l’enlèvement des sources polluantes du site de l’Expo ne constitue qu’un exemple symbolique.

« En dix ans, Shanghai a fait beaucoup d’efforts dans la protection de l’environnement et l’investissement annuel dans ce domaine occupe 3 % du PIB de la ville », indique Zhang Quan.

Selon le calendrier du programme 2000-2011, les trois plans de 2000 à 2008 se sont concentrés notamment sur le traitement de la pollution des fleuves, le reboisement de la ville, l’aménagement des zones industrielles gravement polluées, ou encore le contrôle de la pollution automobile.

Le dernier plan, de 2009 à 2011, représente un investissement de 82 milliards de yuans, mettant en relief le traitement des eaux usées et des ordures ainsi que la qualité de l’air durant l’Expo.

L’après-Expo : les efforts de protection de l’environnement ne s’atténueront pas

« Nous avons profité de l’occasion offerte par l’organisation de l’Expo pour renforcer nos efforts dans la protection de l’environnement. Après l’Expo, le travail dans ce domaine ne s’affaiblira pas », assure Zhang Quan. « Il y a deux raisons pour cela. D’abord, le problème de l’environnement à Shanghai n’a pas été entièrement résolu, il reste de nombreux problèmes, et les investissements doivent être renforcés. En outre, Shanghai se trouve à un point crucial de réajustement structurel de l’économie; la protection de l’environnement est le point de départ et l’objectif final des réformes concernées, notre but est d’améliorer sans cesse la vie des citoyens ».

Pendant les JO 2008 de Beijing, la municipalité de Shanghai a envoyé une délégation à la capitale pour apprendre les méthodes de résolution des problèmes environnementaux. Selon Zhang Quan, la qualité de l’air fait partie intégrante de l’environnement de l’Expo. « Nous nous sommes directement inspirés de l’expérience des JO de Beijing, par exemple avec le contrôle du soulèvement des poussières des chantiers et routes, ou la pollution des restaurants et des automobiles ».

À la différence de Beijing qui a temporairement fermé les sources polluantes des environs, Shanghai, à six mois de l’ouverture de l’Expo, ne pouvait faire de même. « Nous voulons utiliser des méthodes de long terme afin d’améliorer l’environnement graduellement, notamment en exigeant que les automobiles utilisent un certain type d’essence à émissions plus faible. Cela restera en application après l’Expo », affirme M. Zhang.