Dynasty cherche des vignobles dans les régions des Antipodes et du Nouveau Monde

Ajouté au 31/05/2010 par SHI Lei

Dynasty Fine Wines Group Ltd, qui appartient en partie à la deuxième plus grosse société fabricante de liqueurs française, pourrait dépenser près de 150 millions de Dollars pour augmenter ses capacités de 43% afin de statisfaire une demande croissante en Chine.

La société, dont le siège est à Tianjin, pourrait acheter des vignobles en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Chili, et même en France, et dispose d’un milliard de Yuans (146 millions de Dollars US) en liquidités, a déclaré son Président, Bai Zhisheng, lors d’un entretien mardi.

Dynasty veut augmenter sa production à 100 000 tonnes par an dans les trois ans qui viennent, contre 70 000 tonnes actuellement, a-t-il précisé.

« Il n’y a que quelques endroits disponibles pour des vignobles en Chine », a dit M. Bai. L’entreprise regarde essentiellement vers les régions viticoles du Nouveau Monde et des Antipodes, « car leurs saisons de vendange sont différentes et que cela complète aussi notre plan de production ».

Le Président de Dynasty pense que la croissance des ventes de cette année sera à « deux chiffres », poussée par la demande en Chine, où les revenus des foyers en hausse dopent la consommation de vin. La Chine est bien partie pour devenir le septième plus grand marché du vin du monde en 2013, d’après une étude de l’exposition de l’industrie Vinexpo Asia-Pacific et de la société de recherches sur le marché International Wine and Spirit Record.

« La Chine est encore, pour le vin, un marché relativement jeune, et les consommateurs commencent seulement à l’apprécier », a dit M. Bai. « La demande croit fortement et le marché a un potentiel énorme ».

Dynasty surveille aussi de près la possibilité d’acquérir des actifs en France, attiré par la qualité et la variété des cépages, a dit M. Bai.

La production chinoise

Dynasty, détenu à hauteur de 27% par Rémy Cointreau SA, cherche aussi à étendre la production de vin dans l’économie majeure du monde qui connait la croissance la plus rapide.

La production chinoise de la boisson est d’environ 1 million de tonnes par an, ce qui ne satisfait qu’une partie de la demande, a dit M. Bai.

Dynasty estime que la demande chinoise en vin augmentera de 10% cette année. La consommation pourrait augmenter à 900 millions de litres en 2013, contre 675 millions en 2008, d’après l’étude Vinexpo/IWSR. Toujours d’après l’étude, les vins rouges représentent 88% de tous les vins consommés en Chine.

Dynasty a gagné 3,7% à 2,80 Dollars HK à Hong Kong mercredi. L’action a pris 11% cette année, à comparer avec une baisse de 12% du point de référence de l’indice Hang Seng.

L’entreprise investit ordinairement entre 100 et 200 millions de Yuans par an pour son expansion, et les dépenses en capitaux devraient rester stables durant les trois ans qui viennent, a dit M. Bai.

Les bénéfices nets de l’entreprise ont augmenté de 9,1% à 156,1 millions de Dollars HK (20 millions de Dollars US) en 2009, et les ventes ont augmenté de 8,9% à 1,48 milliards de Dollars HK, d’après un communiqué de l’entreprise à la Bourse en date du 31 mars.

La Chine est le marché de consommation de vin qui a la plus forte croissance au monde, a déclaré Dominique Heriard-Dubreuil, Présidente de Vinexpo Overseas.

« Il y a une tendance générale à consommer plus de vin, et ils veulent faire partie de cette tendance », a-t-elle dit. « Le marché grandit dans toutes ses dimensions et une consommation sophistiquée en fait partie ».

Pour autant, la bière et l’alccol blanc local, également connu sous le nom de « baijiu » (??) et produit par des entreprises comme Kweichow Moutai Co, demeureront les boissons alccolisées les plus populaires en Chine, a dit M. Bai.

Dynasty exporte une petite partie de sa production dans quelque dix pays du monde, dont les Etats-Unis, la France, l’Italie, le Japon, les Philippines et Singapour, a dit M. Bai. Et l’entreprise fournit également les ambassades chinoises à l’étranger, a-t-il ajouté.

« Je veux la meilleure qualité des vieux cépages et de l’échelle de production des vins des Antipodes et du Nouveau Monde », a dit M. Bai. « Je veux que les gens de l’étranger goûtent aux vins chinois ».