L’objectif chinois de réduction des émissions de CO2 confronté à des difficultés

Ajouté au 24/05/2010 par SHI Lei

La Chine est en train d’effectuer une révolution dans le domaine de la réduction des émissions de CO2, dans le cadre de ses objectifs de réduction de la consommation énergétique pris au sommet de Copenhague. Cependant, le coût d’une telle opération est immense, environ 70 % des technologies étant importées.

Selon le Rapport sur le développement humain de Chine 2010 – vers un avenir du développement durable pour une économie et une société à faibles émissions, publié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Beijing, le pays nécessite le soutien d’une soixantaine de technologies au moins afin de réaliser son objectif. Parmi ces technologies clés, la Chine n’en possède qu’une dizaine et les 70 % restants dépendent de l’importation.

D’après le rédacteur principal de ce rapport et le vice-président de l’Institut pour l’environnement de l’Université du Peuple chinois Zou Ji, en 2050, le prix de revient de l’investissement pour la réduction des émissions occupera 6 % du PIB. En 2009, la Chine a investi 34,6 milliards de dollars dans le secteur de l’énergie non polluante, se classant ainsi au premier rang mondial. Les États-Unis sont derrière elle avec 18,6 milliards de dollars.

” Les pays en développement n’auraient pas transmis ou vendu de technologies à leur concurrent, la Chine. En raison notamment de la haute capacité de production des entreprises chinoises, ils ne lui vendent que les équipements concernés “, a estimé Shi Pengfei, vice-directeur du Comité professionnel de l’éolien sous l’égide de l’Association de l’énergie renouvelable de Chine.

Plusieurs experts ont déclaré que la Chine devrait développer indépendamment ses technologies à faibles émissions.