La Chine va pousser l’introduction en bourse des médias contrôlés par l’Etat

Ajouté au 24/05/2010 par SHI Lei

Le gouvernement chinois est en train de faire avancer la restructuration des plus importants portails d’information appartenant à l’Etat, dont cctv.com et xinhuanet.com, afin de leur permettre d’établir un système d’entreprise moderne, de lancer des introductions en bourse et d’abandonner le concept de « bol de riz en fer ».

Dix portails d’information majeurs sont concernés par un projet pilote de restructuration : les sites internet de diffuseurs publics comme la Télévision Centrale de Chine, l’Agence de Presse Xinhua, le Quotidien du Peuple, les sites qianlong.com, de Beijing, enorth.com.cn de Tianjin, dzwww.com de la Province du Shandong, eastday.com de Shanghai et zjol.com.cn de la Province du Zhejiang entre autres.

Ces sites internet sont actuellement affiliés à des organismes d’information dirigés par le Gouvernement central ou des Gouvernements locaux.

D’après un symposium sur les travaux de restructuration tenu lundi à Changsha, capitale de la province du Hunan, dans le Centre de la Chine, les plans de restructuration de people.com.cn et xinhuanet.com ont été approuvés.

Ce projet pilote, qui a débuté en octobre dernier, couvre une réforme de l’actionnariat, l’établissement d’un système d’entreprise moderne et des introductions en bourse pour « renforcer la compétitivité » des portails d’information.

D’après le symposium, les opérateurs internet se sont activement engagés dans le développement de moteurs de recherche, de services d’information sur téléphone mobile, de télévision sur internet, de commerce en ligne, de jeux animés en ligne, et d’autres activités médiatiques nouvelles, qui ont renforcé leurs capacités.

Les résultats d’exploitation de people.com.cn et xinhuanet.com ont enregistré une « forte croissance », a annoncé le symposium.

Certains portails d’information comme sina.com.cn et sohu.com sont d’ailleurs déjà cotés en bourse à l’étranger.

Cette initiative fait partie des efforts du gouvernement chinois pour réformer l’industrie de la culture chinoise, dans le but de promouvoir l’influence des médias et des entreprises culturelles chinois au niveau mondial et de développer la « puissance douce » (dite aussi « soft power », capacité de séduire et de persuader les autres pays sans avoir à user de force ou de menace) du pays.